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20 avril 2013

Van Gogh écrivain : St-Rémy - 2. 6 juil./10 sept. 1889

 CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

 

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Vincent Van Gogh –  Champ de blés avec cyprès, sept. 1889, National Gallery, Londres

 

            A l’hospice de Saint-Rémy où Vincent a demandé à séjourner, il reçoit de sa belle-sœur Jo une lettre qui lui apporte un grand réconfort : « Cet hiver, vers février probablement, nous espérons avoir un bébé, un joli petit garçon que nous appellerons Vincent si vous voulez bien être son parrain. Je sais bien que nous ne devons pas trop y compter et que cela peut aussi bien être une petite fille mais Theo et moi nous le nous figurons toujours comme un garçon. […] Quand je pense que ni Theo ni moi nous ne sommes en très bonne santé, j’ai grand-peur que nous ne ferons un enfant faible. […] Vous rappelez-vous le portrait du bébé Roulin que vous avez envoyé à Théo ? Tout le monde l’admire beaucoup et bien des fois déjà on a demandé : « Mais pourquoi avez vous mis ce portrait dans ce coin perdu ? ». C’est que de ma place à table je vois justement les grands yeux bleus, les jolies petits mains et les joues rondes de l’enfant, et j’aime à me figurer que le nôtre sera aussi fort, aussi bien portant et aussi beau que celui là – et que son oncle voudra bien un jour faire son portrait ! »

 

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31 mars 2013

La Goulue - TOULOUSE-LAUTREC Henri, 1892

 

peinture,toulouse-lautrec,montmartre,la goulue,moulin rouge      Dans ces « Chroniques du Diable », Octave Mirbeau fait ce portrait : « La Goulue, il faut lui rendre cette justice, est une assez belle grosse fille, épaisse, colorée qui exerce son sacerdoce avec une tranquillité remarquable. Elle plane imperturbable au-dessus de la foule maladive de ses fanatiques. »

      Au début des années 1890, tumultueuse animatrice des soirées du Moulin Rouge, cette danseuse fut la reine de Paris. En 1895, au sommet de sa gloire, elle eut le tort de quitter le cabaret pour ouvrir une baraque à la Foire du Trône. Elle finira sa vie dans la misère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Henri de Toulouse Lautrec  -  La Goulue arrivant au Moulin Rouge avec deux femmes, 1892, New York, The Museum of Modern Art

 

 

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16 mars 2013

Ronde de nuit en plein jour - REMBRANDT Harmensz van Rijn, 1642

 

     La Compagnie du capitaine Frans Banning Cocq et Willem van Ruytenburch est devenue célèbre sous le nom de "La ronde de nuit". Lors d'une visite en Hollande, il ne faut pas manquer d’aller voir ce chef-d’œuvre de l’un des plus grands artistes de ce 17ème siècle en or de la peinture hollandaise : Rembrandt.   

 Au Rijksmuseum d’Amsterdam, l’imposante toile est accrochée en plein centre de la grande salle du premier étage : point de fuite de l’immense galerie qui mène jusqu’à elle ; phare qui guide les pas pressés des visiteurs.

 Un nettoyage de 1946, en libérant le tableau de ses diverses couches de vernis jaunâtre, a fait disparaître l’ambiance nocturne dans laquelle on pensait que le peintre avait situé son sujet.

 

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02 mars 2013

Van Gogh écrivain : St-Rémy - 1. 9 mai/2 juillet 1889

 

 CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

 

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   Vincent Van Gogh –  Nuit étoilée, juin 1889, The Museum of Modern Art, New York

 

      Van Gogh a eu, à un degré rare, ce par quoi un homme se différencie d’un autre : le style. [...] Et tout, sous le pinceau de ce créateur étrange et puissant, s’anime d’une vie étrange, indépendante de celle des choses qu’il peint, et qui est en lui. Il se dépense tout entier au profit des arbres, des ciels, des fleurs, des champs, qu’il gonfle de la surprenante sève de son être. Ces formes se multiplient, s’échevèlent, se tordent, et jusque dans la folie admirable de ces ciels où les astres ivres tournoient et chancellent, où les étoiles s’allongent en queues de comètes débraillées ; jusque dans le surgissement de ces fantastiques fleurs qui se dressent et se crêtent, semblables à des oiseaux déments, Van Gogh garde toujours ses admirables qualités de peintre, et une noblesse qui émeut, une grandeur tragique qui épouvante.

 

                                                                                      Vincent Van Gogh, Écho de Paris, 31 mars 1891, Octave Mirbeau

 

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04 février 2013

Van Gogh écrivain : Arles - 12. 1 avril/8 mai 1889

 

CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

 

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Vincent Van Gogh –  Vergers en fleurs avec une vue d’Arles, avril 1889, Neue Pinakothek, Munich

 

      Vincent Van Gogh est soigné à l’hôpital d’Arles. Il retourne souvent voir sa « petite maison jaune » dans laquelle il a laissé une partie de ses rêves. Sur les conseils du docteur Rey et du pasteur Salle, il finit par prendre un appartement de deux petites pièces beaucoup moins spacieux que son ancien atelier. Il se sent mieux et peint dans l’hôpital ou dans la campagne environnante : « Mais par moments il ne m’est pas tout à fait commode de recommencer à vivre car il me reste des désespérances intérieures d’assez gros calibre. »

 

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22 janvier 2013

Van Gogh écrivain : Arles - 11. janv./fév./mars 1889

CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

 

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Vincent Van Gogh –  Autoportrait avec l’oreille bandée et pipe, janvier 1889, Collection Niarchos

 

      Terrible fin d’année 1888 pour Vincent Van Gogh ! : dispute avec son ami peintre Paul Gauguin et départ de celui-ci, mutilation de son oreille, venue de Paris en urgence de son frère Théo, séjour à l’hôpital en proie à un délire furieux, projet d’atelier du Midi anéanti. 

      Vincent sort de l’hôpital et rentre chez lui le 7 janvier. Le 9 janvier, il reçoit un faire part de fiançailles de son frère : Theodorus Van Gogh avec Johanna Bonger. Vincent n’a jamais rencontré la jeune femme originaire d’Amsterdam.

      La santé du peintre, tout au long du premier trimestre de l’année 1889, va être très perturbée : crises, hallucinations, grande fatigue.

      Il tient toujours à l’amitié de Gauguin qui lui demande un tableau de « Tournesols ». Malgré tout, il écrit à Théo : « Moi qui ai vu Gauguin de très très près, je le crois entraîné par l’imagination, par de l’orgueil peut-être, mais assez irresponsable. »

      La peinture lui manque : « Tout le monde aura peut- être un jour la névrose, le horla, la danse de Saint-guy ou autre chose. Mais le contrepoison n’existe-t-il pas ? dans Delacroix, dans Berlioz et Wagner ? ». Manquant de modèle, il va peindre cinq fois madame Roulin, la femme de son ami facteur.

      En date du 16 mars 1889, Théo s’inquiète fortement de l’état de son frère qui doit faire un nouveau séjour à l’hôpital d’Arles : « J’apprends que tu n’es pas encore mieux, ce qui me cause du chagrin. Je suis navré de savoir que maintenant que j’aurai probablement des jours de bonheur avec ma chère Jo, tu auras justement de bien mauvais jours. ». Théo doit se marier le 17 avril. Jamais son amour pour son frère ne s’est mieux exprimé que dans cette affirmation : « Tu as tant fait pour moi… »

  

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06 janvier 2013

Bonne année !

Que l’année 2013 soit emplie pour tous de ces petites choses simples qui enrichissent et donnent un sens à la vie.

 

Les débuts d’année sont parfois difficiles pour certains…

 

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20 décembre 2012

La damoiselle de beauté - FOUQUET Jean, 1453

 

        La fête de Noël va occuper les esprits sous peu.

      J’ai eu envie de montrer à nouveau le « Diptyque de Melun » et sa superbe « Vierge à l’enfant entourée d’anges » qui forme la partie droite du diptyque. Cette peinture est le chef-d’œuvre de Jean Fouquet, considéré comme le plus grand artiste de la première renaissance au 15e siècle en France.

      Le récit qui accompagne le diptyque a été rafraîchi et retrouve ainsi une nouvelle vie.

      Que cette fin d'année soit heureuse pour tous.

 

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05 décembre 2012

Van Gogh écrivain : Arles - 10. Nov./déc. 1888

CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

 

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Vincent Van Gogh –  Ecolier Camille Roulin, nov. 1888, Museu de Arte, Sao Paulo

 

          En ce mois de novembre, dans plusieurs de ses lettres à son frère Vincent, Théo s’inquiète constamment pour sa santé : « Tu dois avoir trop travaillé et oublié par là de soigner ton corps comme il faut. » ; pour ses problèmes financiers malgré les envois réguliers d’argent qu’il lui fait : « Quel financier tu fais ! Ce qui me chagrine, c’est qu’avec tout cela tu te trouves toujours dans la misère parce que tu ne peux pas t’empêcher de faire pour les autres. J’aimerais bien te voir plus égoïste jusqu’à ce que tu sois en équilibre. »

      Théo veux persuader Vincent que son frère est pour lui un associé : « Tu peux si tu veux faire quelque chose pour moi, c’est de continuer comme par le passé et nous créer un entourage d’artistes et d’amis, ce dont je suis absolument incapable à moi seul, et ce que tu as cependant créé plus ou moins depuis que tu es en France. »

 

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21 novembre 2012

Van Gogh écrivain : Arles - 9. Octobre 1888

 

CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

  

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Vincent Van Gogh – Portrait de la mère de l’artiste, oct. 1888, The Norton Simon Museum of Art, Pasadena

 

 

        Nous sommes à la veille de l’arrivée du peintre Paul Gauguin à Arles. Le soin que Vincent a mis à préparer la maison jaune pour que Gauguin la trouve agréable montre l’importance qu’il attache à cette venue : la solitude lui pèse et une présence amie lui est devenue indispensable.

      Celui qui va arriver est le peintre avant-gardiste qu’il admire, un maître qui, en Bretagne, s’est déjà entouré de nombreux disciples.

      En face de cette affection et admiration, les préoccupations de Paul Gauguin sont différentes, essentiellement commerciales. L’union de l’orgueilleux Gauguin, passionné d’exotisme et de primitivisme, et le romantique Vincent, précurseur de l’expressionnisme, sera-t-elle durable ?

 

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31 octobre 2012

Van Gogh écrivain : Arles - 8. Septembre 1888

 

CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

 

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Vincent Van Gogh – Saules au coucher de soleil, automne 1888, Kröller-Müller Museum, Amsterdam

 

          L’influence du mistral fut certaine sur Vincent Van Gogh. Sa violence se décupla quand il se vit aux prises avec le fougueux vent de Provence. Pas de temps à perdre, peindre vite, en touches brutales, heurtées, mais sûres ; impossibilité de « peloter » le motif, comme disent tous les peintres, à la manière de Renoir. Pas de caresses ; des coups de brosse sautant sur les courtes accalmies. Et défendre encore son chevalet, sa toile, tout cela qui gémit et menace à toute seconde de s'abattre sous les cinglantes lanières de la tempête ! Il écrit à son frère Théo : « Je t'ai déjà dit que j'ai toujours à lutter contre le mistral, qui empêche absolument d'être le maître de sa touche. De là le « hagard » des études. »

                                                                 Gustave Coquiot

 

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16 octobre 2012

Concours de nouvelles « Quatre Lignes »

 

      J’avais hésité longtemps…

      Depuis plusieurs années, je publiais sur mon blog des récits, nouvelles courtes liées à ma passion pour la peinture, contées sur le ton de la fiction romanesque. J’avais également publié deux récits plus longs, romancés, inspirés par la vie et l'oeuvre des grands peintres hollandais Vincent Van Gogh et Johannes Vermeer.

      J’avais remarqué cette deuxième édition du concours de nouvelles « Quatre Lignes » sur le site de Patrick Fort « Lire, Ecrire, En parler ». La lauréate de la première édition avait été Sandrine Virbel avec son excellente nouvelle « Abattez les grands arbres ». Patrick Fort organisait le concours, conjointement avec les « Editions Le Solitaire » et le site « Les Scribouilles ».

      Je m’étais interrogé : « Qu’irais-je faire dans un concours de nouvelles ? »

      J’avais fini par me laisser tenter. J’avais remanié et rallongé une de mes nouvelles anciennes illustrant des toiles du peintre Auguste Renoir, lui avais donné pour titre « Rose », et l’avais envoyée.

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