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Si l'art était conté... - Page 8

  • Si on lisait ?

     

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    Pierre Auguste Renoir - La liseuse, 1876, musée d'Orsay, Paris

     

    Et si vous lisiez…

         Je sais ce que vous allez me dire : votre bibliothèque est pleine de livres. Vous aimez leur odeur poussiéreuse, savant cocktail de papiers défraîchis, d’imprimerie vague, de reliures jaunies par le temps. Vous défaillez de plaisir lors de vos recherches dans les rayons, une jouissance ineffable vous envahit lorsque, tournant lentement les pages, vous palpez sous vos doigts la texture de la feuille. Puis… vos livres ont une histoire : des achats coup de cœur sur les quais de la Seine, le Diderot déniché dans le grenier du grand-père, le cadeau du cousin Paul… Bref, vous ne pouvez vous passer de vos compagnons de solitude.

         Vous vous demandez alors pourquoi je vous conseille bêtement de lire ? J’y viens…

     

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  • Le feu sous la glace - Félix VALLOTTON (1865-1925)

    Un classique moderne

     

     

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    Félix Vallotton - Autoportrait, 1897, musée d'Orsay, Paris

     

         La première manifestation consacrée au peintre Félix Vallotton dans un musée national parisien, depuis une cinquantaine d’années, vient de s’ouvrir au Grand Palais à Paris.

         Je m’y suis rendu récemment, plus par curiosité que par véritable désir. Un nabi, disait-on ! Je le connaissais très mal…

     

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  • Danse au bord de l'eau - RENOIR Pierre-Auguste, 1883

     

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    Auguste Renoir : La danse à Bougival, 1883, Boston, Museum of Fine Arts

     

     

         Il y a tout juste un an, j’écrivais un article se rapportant à un concours de nouvelles auquel j’avais participé. Le jury m’avait fait le plaisir de me décerner un prix pour ce récit.

         Le personnage de « Rose » m’a été inspiré par les superbes toiles peintes en 1883 par Auguste Renoir sur le thème de la danse. A mes yeux, la jeune femme symbolise ces femmes du peuple du 19e siècle, ouvrières, paysannes, dont la vie était difficile et qui venaient s’étourdir dans les guinguettes fleurissant à cette époque sur les bords de la Seine et de la Marne.

         Je publie cette nouvelle, ci-dessous, dans son intégralité.

      

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  • Van Gogh écrivain : St-Rémy - 6. 1 mars/13 mai 1890

     

    CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

     

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    Vincent Van Gogh – Vieil homme triste, mai 1890, Kröller-Müller Museum, Otterlo

     

          Lucien exultait.

          – Eh bien, voilà ! C’est de l'art, mon petit... l'art c'est ça !... Des visions ?...

          Un paysage, c'est un état de ton esprit, comme la colère, comme l'amour, comme le désespoir... Et la preuve c'est que, si tu peins le même paysage, un jour de gaieté, et un jour de tristesse, ils ne se ressemblent pas du tout. La nature, la nature !... Parbleu ! Je crois bien la nature !... Elle est admirable, la nature... admirable en ceci – écoute moi bien – qu'elle n'existe pas, qu'elle n'est qu'une combinaison idéale et multiforme de ton cerveau, une émotion intérieure de ton âme !...

     

                                                                  Octave Mirbeau – Dans le ciel, Roman, chapitre 15 et 16, 1893

     

     

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  • Van Gogh écrivain : St-Rémy - 5. janv./févr. 1890

     

    CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

     

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    Vincent Van Gogh –  Oliviers, ciel orangé, nov. 1889, Goteborgs Konstmuseum

     

           Son art me troublait, par son audace et par sa violence. Il m'impressionnait, me donnait de la terreur, presque, comme la vue d'un fou. Et je crois bien qu'il y avait de la folie éparse en ses toiles. C'étaient des arbres, dans le soleil couchant, avec des branches tordues et rouges comme des flammes ; ou bien d'étranges nuits, des plaines invisibles, des silhouettes échevelées et vagabondes, sous des tournoiements d'étoiles, les danses de lune ivre et blafarde qui faisaient ressembler le ciel aux salles en clameurs d'un bastringue.

     

                                                           Octave Mirbeau – Dans le ciel, Roman, chapitre 15, 1893

     

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  • Le roi des ciels - BOUDIN Eugène

     

    Faire éclater l’azur

     

     

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    Eugène Boudin –  Concert au casino de Deauville, 1863, National Gallery, Washington

     

          « Devant la nature, c’est à méditer qu’il faut s’exercer. De grands ciels puissants, profonds, vaporeux, légers, et, là-dessous, un morceau de la terre ou des bateaux, mais que ce soit grand, idéalisé, comme je l’entrevois. »  

                                                                                                            Eugène Boudin 

     

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  • Van Gogh écrivain : St-Rémy - 4. nov./déc. 1889

     

    CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

     

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    Vincent Van Gogh –  cueillettes d’olives, déc. 1889, The Metropolitan Museum of Art, New York

     

          L'art, mon garçon, ce n'est pas de recommencer ce que les autres ont fait... c'est de faire ce qu'on a vu avec ses yeux, senti avec ses sens, compris avec son cerveau... Voir, sentir et comprendre, tout est là !... Et puis exprimer aussi, diable !... Mais que veux-tu exprimer, si tu n'as rien vu, et si ce que tu as vu, tu ne l'as pas compris !...

          « Voir, sentir, comprendre », ces trois mots, il les répétait à chaque instant. Cela résumait toute son esthétique parlée. Lucien n'était pas éloquent. Et les phrases commencées, il les achevait souvent dans un geste, qu'accompagnait toujours, en manière de conclusion, cette trinité de verbes : « Voir, sentir et comprendre ! »

                                                        Octave Mirbeau – Dans le ciel, Roman, chapitre 15, 1893

     

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  • Van Gogh écrivain : St-Rémy - 3. 19 sept./3 nov. 1889

     CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

     

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    Vincent Van Gogh –  Demi-silhouette d’un ange (d’après Rembrandt), sept. 1889, collection privée

     

    Ah ! Comme il a compris l'âme exquise des fleurs ! Comme sa main, qui promène les torches terribles dans les noirs firmaments, se fait délicate pour en lier les gerbes parfumées et si frêles ! Et quelles caresses ne trouve-t-il pas pour en exprimer l'inexprimable fraîcheur et les grâces infinies ?

    Et comme il a compris aussi ce qu'il y a de triste, d'inconnu et de divin dans l'œil des pauvres fous et des malades fraternels !  

                                                                                     

    Octave MirbeauL'Écho de Paris, 31 mars 1891

     

     

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  • Van Gogh écrivain : St-Rémy - 2. 6 juil./10 sept. 1889

     CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

     

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    Vincent Van Gogh –  Champ de blés avec cyprès, sept. 1889, National Gallery, Londres

     

                A l’hospice de Saint-Rémy où Vincent a demandé à séjourner, il reçoit de sa belle-sœur Jo une lettre qui lui apporte un grand réconfort : « Cet hiver, vers février probablement, nous espérons avoir un bébé, un joli petit garçon que nous appellerons Vincent si vous voulez bien être son parrain. Je sais bien que nous ne devons pas trop y compter et que cela peut aussi bien être une petite fille mais Theo et moi nous le nous figurons toujours comme un garçon. […] Quand je pense que ni Theo ni moi nous ne sommes en très bonne santé, j’ai grand-peur que nous ne ferons un enfant faible. […] Vous rappelez-vous le portrait du bébé Roulin que vous avez envoyé à Théo ? Tout le monde l’admire beaucoup et bien des fois déjà on a demandé : « Mais pourquoi avez vous mis ce portrait dans ce coin perdu ? ». C’est que de ma place à table je vois justement les grands yeux bleus, les jolies petits mains et les joues rondes de l’enfant, et j’aime à me figurer que le nôtre sera aussi fort, aussi bien portant et aussi beau que celui là – et que son oncle voudra bien un jour faire son portrait ! »

     

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  • La Goulue - TOULOUSE-LAUTREC Henri, 1892

     

    peinture,toulouse-lautrec,montmartre,la goulue,moulin rouge      Dans ces « Chroniques du Diable », Octave Mirbeau fait ce portrait : « La Goulue, il faut lui rendre cette justice, est une assez belle grosse fille, épaisse, colorée qui exerce son sacerdoce avec une tranquillité remarquable. Elle plane imperturbable au-dessus de la foule maladive de ses fanatiques. »

          Au début des années 1890, tumultueuse animatrice des soirées du Moulin Rouge, cette danseuse fut la reine de Paris. En 1895, au sommet de sa gloire, elle eut le tort de quitter le cabaret pour ouvrir une baraque à la Foire du Trône. Elle finira sa vie dans la misère.

     

     

     

     

    Henri de Toulouse Lautrec  -  La Goulue arrivant au Moulin Rouge avec deux femmes, 1892, New York, The Museum of Modern Art

     

     

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