Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

NOTES DIVERSES (72)

  • Ma galerie imaginaire : Si les oeuvres parlaient

     

    édition, BoD, recueil, matisse

     

    Ce recueil vient de m’arriver flambant neuf. Il est le troisième de la série « Si les œuvres parlaient » entamée il y a quelques années.

    Afin de valoriser les œuvres en couleur accompagnant mes textes, les deux premiers recueils « Conter la peinture » et « Deux petits tableaux », que je souhaitais, prétentieusement, être de petits livres d’art, avaient été imprimés, uniquement chez BoD, sur un papier photo brillant 200 g. J’ai un problème, je ne peux parler de peinture sans montrer les toiles ! La qualité de l’image couleur est, à mes yeux, de la même importance que les textes eux-mêmes !

    À mon grand regret, la hausse exorbitante du papier photo utilisé pour cette série ne permet plus l’impression habituelle autrement que sur du papier normal 90 g, limitant de ce fait la qualité de l’image.

    Comme pour mes précédentes publications de la série, le plaisir a motivé l’élaboration de ces seize récits en 162 pages illustrées en couleur. De nombreux artistes sont présents. Une dizaine de nouveaux m’ont conté leurs œuvres :

    . Gustave Courbet a une particularité : c’est un jouisseur. Le hasard de ses promenades en bords de Seine va l’amener à croiser quelques-unes des « Femmes damnées » de Baudelaire.

    . Jean Fouquet, le plus ancien, m’a dévoilé Agnès Sorel, la maitresse de Charles VII, en Vierge au sein dénudé, à la beauté insolente. Je ne m’en suis pas encore remis.

    . Le siècle de Maupassant… Que de dangers couraient ces lavandières qui nettoyaient leur linge le long des cours d’eau ! Eugène Boudin nous invite à les rencontrer.

    . Un original ! Les amis d’Edgard Degas l’appréciaient. Était-il un véritable impressionniste ? Je pense avoir trouvé la réponse !

    . Après sa période « Fauves » à Collioure, Henri Matisse se transforme en scénariste du mystère, peignant, à Nice, des jeunes femmes alanguies devant des ouvertures donnant sur le ciel et la mer.

    . Pourquoi les corps dénudés des adolescents sur les plages espagnoles obsédaient-ils tant le peintre Joaquin Sorolla en ce début de 20e siècle ?

    . Vincent Van Gogh est séduit par le style du Hollandais Frans Hals dont il va s’inspirer.

    . Berthe Morisot, seule femme du groupe impressionniste, conte, dans un courrier adressé à sa sœur Edma leur première exposition accueillie sous les sarcasmes.

    . Pouvais-je deviner que Georges de la Tour me ferait partager son secret ?

     

    À tous ceux pour lesquels l’art permet d’aller plus loin.

     

    Alain

     

    http://www.httpsilartetaitconte.com/

    https://librairie.bod.fr/catalogsearch/result/?q=alain+yvars

     

  • Van Gogh d'après Jean-François Millet

     

    Van Gogh, Millet,

    Vincent Van Gogh – Premiers pas, d’après Jean-François Millet, 1890, Metropolitan Museum, New York

     

    À l'automne et à l'hiver 1889-1890, alors qu'il était patient volontaire à l'asile de Saint-Rémy, Van Gogh peignit vingt et un exemplaires d'après Millet, un artiste qu'il admirait. Il considérait ses copies comme des « traductions » s'apparentant à l'interprétation par un musicien de l'œuvre d'un compositeur.

     

    Lettre de Vincent Van Gogh à son frère Théo, le 20 septembre 1889

     

    « Ce que je cherche là-dedans et pourquoi il me semble bon de les copier, je vais tâcher de te le dire. On nous demande toujours, à nous autres peintres, de composer et de n’être que compositeurs.

    Très bien, mais dans la musique il n’en est pas ainsi et si telle personne joue du Beethoven elle y ajoutera son interprétation personnelle. En musique et, surtout pour le chant, l’interprétation d’un compositeur est quelque chose, et ce n'est pas une règle absolue que seul le compositeur joue ses propres compositions.

    Je pose devant moi comme sujet le dessin en noir et blanc de Delacroix ou de Millet, ou d’après eux. Puis j’improvise de la couleur là-dessus, mais étant moi-même, pas complètement bien sûr, mais en quête de souvenirs de leurs tableaux. Mais le souvenir, la vague consonance de couleurs qui partagent le même sentiment, sinon juste, c’est ma propre interprétation.

    Beaucoup de gens ne copient pas. Beaucoup d'autres copient. Personnellement, je m'y suis mis par hasard, et je trouve que c'est instructif et surtout parfois réconfortant.

    Alors mon pinceau glisse entre mes doigts comme s'il s'agissait d'un archet de violon, et absolument pour mon plaisir. »

     

  • Camille sur son lit de mort

     

    Monet, Camille

    Claude Monet – Camille sur son lit de mort, 1879, Louvre

     

    « La toile fraîche déposée contre le mur, il fixe longuement le portrait de la femme qu’il avait peinte si souvent. Étrangement, il ne l’a jamais sentie aussi près de lui que sur cette toile.

    Sous son voile transparent, Camille lui souriait…

    Tous les souvenirs des jours heureux lui revenaient en masse… Monet revoyait la gracieuse Camille qui posait inlassablement autrefois : la Femme à la robe verte des débuts de leur rencontre, celle dont l’ombrelle violaçait le visage sur la plage de Trouville, les formes flottantes de sa robe qui foulait les hautes herbes d’une prairie d’Argenteuil piquetée de Coquelicots. Il regrettait aussi de l’avoir transformée en Japonaise grotesque. Quatorze années… Des images de tous ces instants de vie qui leur appartenaient dansaient devant ses yeux.

    Il s’assoit face à elle.

    C’était hier. Elle existait à nouveau… » 

     

    Extrait « Camille muse de Claude Monet » publié sur BOD

     

  • La liberté guidant le peuple

     

    delacroix, louvre, liberté

    Eugène Delacroix - La liberté guidant le peuple, 1831, musée du Louvre

    Crédit: Photo (C) RMN Grand Palais (musée du Louvre/ Michel Urtado

     

     

    « — Trinquons au romantisme, Eugène

    Il avala son verre d’un trait. Un éclair sombre passa sans ses yeux.

    — Pauvres gens ! dit-il d’un coup. Comme en 89, savent-ils qu’ils se battent et souffrent pour rien ? Ils ont renversé Charles X pour le remplacer par son cousin Louis-Philippe. La belle affaire… Que vont devenir leurs rêves de réformes, de progrès, d’égalité. L’autorité et l’ordre revenus, ils récolteront quelques médailles et leur vie misérable reprendra.

    Louis-Auguste regarda le gamin aux pistolets.

    — Tu vois, ce jeune garçon à côté de la femme au drapeau, pistolets de cavalerie dans les mains… Enfant de Paris, il symbolise la jeunesse de tout temps révoltée par l’injustice. Tu as mis de la fougue, du plaisir, dans son œil. Son père, qui s’est battu dans la Grande Armée, lui a conté ses exploits. À son tour, il s’enivre de l’odeur de la poudre et exhorte les insurgés. Il n’a pas peur. Peut-il se douter qu’il va mourir dans peu de temps ?

     

    Eugène se taisait, attristé par la mélancolie que son tableau inspirait à Louis-Auguste. Celui-ci finit par dire fataliste :

    — Eugène, comme souvent dans notre histoire, c’est le petit peuple qui se bat, mais ce sont toujours les puissants qui gagnent !

    Delacroix vint vers son ami et le prit tendrement par les épaules.

    — Tu as raison Louis-Auguste. Mais, à chaque nouveau combat, ils continuent d’espérer... »

     

    Extrait du recueil "Deux petits tableaux"  publié chez BOD

    AUJOURD'HUI, LE PEUPLE DOIT TOUJOURS SE BATTRE POUR CONSERVER SA LIBERTÉ.

     

  • Merci Bernard Pivot

    Bernard Pivot, culture, lecture

     

    AUX GRANDS HOMMES LA PATRIE RECONNAISSANTE

     

    Bernard Pivot fait partie de ces grands hommes qui ont fait connaitre et aimer les livres et les écrivains. La patrie peut lui être reconnaissante.

    Un journaliste, bouillon et passeur de culture, peut-il être panthéonisé ?

     

    « Comment croire à une déclaration d'amour dans un mail si le o et le e de cœur ne sont pas entrelacés ? » - Bernard Pivot

     

  • L'âge d'or de Corrège

    peinture,corrège,renaissance

    Corrège - Le Mariage mystique de sainte Catherine d'Alexandrie en présence de saint Sébastien, 1527, Musée du Louvre

     

    « Je savais cependant qu’au-delà des aspects techniques, il me faudrait essayer de retrouver cette magie qui fait toute la différence entre une copie, aussi fidèle soit-elle, et son original. Et c’est là que commença l’envie de savoir… »

     

    Je retrouve une deuxième fois, après « Les Grâces de Rubens », la scientifique émérite Sigrid Avrillier, menant en parallèle une carrière de peintre, sculpteur sur pierre et copiste au Louvre. La qualité des livres des éditions Macenta est toujours un plaisir pour les yeux. L’importante iconographie qui accompagne les textes ne peut que réjouir les passionnés de peinture.

    peinture,corrège,renaissance

     

    Lire la suite

  • Claude Monet sur le port du Havre

     

    Monet, Marmottan, impression

    Claude Monet - Impression, soleil levant, 1874, musée Marmottan, Paris

     

    Il s'agit du tableau-phare de l'impressionnisme : Impression, soleil levant, que Monet peignit au petit matin sur le port du Havre en 1874. Il est le symbole de ce nouveau style avant-gardiste, oeuvre majeure de l'exposition actuelle au musée d'Orsay.    

     

    " Le 13 novembre 1872, vers 7 heures du matin, installé sur le quai du Havre à une fenêtre de l’hôtel de l’Amirauté, Monet tourne la tête en direction du sud-est. Il est face à l’avant-port, en surplomb du quai et du bassin, et peint le lever du soleil qui s’offre à lui. Il observe le port industrialisé et la brume dissolvant les formes. Des grues indiquent des travaux d’agrandissement du quai sur la droite, une cheminée fume vers la gauche. L’eau et le ciel, noyés dans un gris perle, se distinguent à peine l’un de l’autre.
         L’artiste est particulièrement satisfait de ce petit tableau qu’il a saisi rapidement. « Il ne paye pas de mine », pense-t-il, mais il renferme tout ce qu’il recherche depuis ses débuts de paysagiste. Il y voit un condensé de sa vision de la nouvelle peinture : lumière changeante modifiant les couleurs, aspect vaporeux, sensation fugitive et éphémère des choses. "

     

    Extrait du roman Camille muse de Claude Monet, publié chez BOD

     

     

  • Des livres d'art à Noël

     

    Noël, peinture, cadeaux

     

     

    Je suis persuadé que vous avez pensé à offrir un livre d’art comme cadeau de Noël !

    Ne cherchez pas, vous avez trouvé !

    Ces quatre livres entièrement illustrés en couleur sont tous disponibles chez BOD

    https://librairie.bod.fr/catalogsearch/result/?q=alain+yvars

     

    Vous pouvez consulter les nombreuses critiques de lecteurs sur le site littéraire BABELIO : https://www.babelio.com/monprofil.php

     

     

  • Conter la peinture critiqué par Maryna

     

     art, recueil, maryna uzun, conter la peinture

     

    Mon amie Maryna Uzun m’a fait le plaisir de laisser son sentiment sur Babelio après la lecture de mon recueil « Conter la peinture – Si les œuvres parlaient » :

     

    « Qui ne s'est pas exclamé un jour, les yeux effarés, devant une oeuvre d'art ou une musique qui donne un vertige des oreilles : « Comment il a pu imaginer ça ? Comment il a pu composer une telle merveille ? »
    C'est cette admiration démesurée de la peinture qui a poussé Alain Yvars à écrire ce livre pour semer son amour du beau.
    Son écriture, à haute tension, sensuelle, est comme les créateurs, ces êtres exceptionnels, qu'elle met en scène, comme leurs confidences qui nous serrent le cœur. Ces fortes personnalités qui, en passant, nous bouleversent à jamais. La genèse d'un style, d'une nouvelle vision du monde, d'un tableau en particulier, sont au centre de ces douze nouvelles sur Modigliani, Henri de Toulouse-Lautrec, Winslow Homer, Vermeer, Monet, Renoir, Seurat et quelques autres.
    Rien de docte dans les pensées d'Alain Yvars qui pourtant possède une science supérieure de la peinture, une grande érudition, littéraire et historique, et peint lui-même. Elles sont curieuses et surtout émouvantes.
    Cette lecture a coïncidé avec ma visite ensoleillée de la rue des Beaux-Arts, pour approvisionner mon jeune artiste en papier spécial et en crayons de couleur Caran d'Ache ! le long étui, la boîte magique, quoi ! Vider sa bourse pour la création, quoi de plus libérateur !
    Je lui ai cité cette phrase du bouquin qui reprend les mots de Claude Monet : « Regarde la nature et peins ce que tu vois, comme tu peux. » C'est l'unique conseil que l'immense impressionniste a donné à la jeune Blanche, sa belle-fille. »

     

    Merci Maryna