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écriture

  • Genèse de l'impressionnisme

     

    8. Auguste Renoir – Ma période impressionniste : 1 - La Grenouillère

     

     

     

     

    Nouvelle inédite en quatre parties (dont une réédition) se rapportant à la la période impressionniste d'Auguste Renoir  

     

     

     

         Je fis connaissance avec la Grenouillère dans les années 1868–1869. Ce fut ma première véritable rencontre avec cette nouvelle vision de la peinture qui allait diriger mes œuvres dans les années suivantes.

     

         Nous aurions pu peindre dans un de ces endroits charmants et tranquilles que l’on retrouve nombreux le long des bords de Seine. Pourquoi avions-nous décidé, en cet été 1869, avec Claude Monet, d’aller planter nos chevalets devant ce motif si peu romantique de l’île de Croissy, lieu de tapage, bruyant et agité ?

       Depuis notre première rencontre dans l’atelier Gleyre, où nous avions retrouvé Bazille et Sisley, nous ne nous étions guère séparés avec Claude. Notre vision était commune. Nous sentions la même peinture et peignions parfois côte à côte dans la campagne.

        Ce coin de la Grenouillère plaisait à mon ami qui voulait en faire une pochade en vue d’une œuvre plus importante à réaliser en atelier qui serait digne de figurer au prochain Salon. Il m’avait confié qu’il aimerait que je l’accompagne, ce que j’avais accepté avec plaisir car je souhaitais faire un peu de paysage. Je n’étais pas mécontent de me confronter à nouveau à mon vrai maître : la nature.

     

     

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    7. Edouard Manet – La Venise Bleue

     

     

     

    Nouvelle inédite (version longue)

     

     

     

         Un impressionniste qui s’ignore…

     

     

         Je venais de m’installer pour déguster une glace au café Florian et avais reconnu à une table voisine la silhouette familière d’Edouard Manet. Le visage gracieux de sa femme m’avait souri lorsque je lui avais tendu l’ombrelle qu’elle avait fait tomber.

        - Merci monsieur, m'avait-elle dit ! Je vois que vous êtes français… Mon Dieu que je m’ennuie ici !

     

     

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    6. Claude Monet – Les années bonheur à Argenteuil

     

     

     

         Les années 1870 vont connaître une grande mutation dans l’art de Claude Monet. Son oeil a changé. Le peintre ne s’intéressera plus qu’à la lumière. Tout deviendra vibration, avec le plein air comme unique atelier. Un seul maître : la nature. Il va saisir le motif sous tous ses aspects, découvrir le ton qu’il n’avait pas perçu, poser de simples virgules de couleurs pures directement sur la toile. Le paysage sera saisi avec les accidents que l’atmosphère lui donne, réduit à l’essentiel.

     

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    5. Rude journée boulevard des Capucines

     

     

     

     

        Quolibets, insultes pleuvent lors de l’exposition commencée le 15 avril 1874 du nouveau groupe des peintres avant-gardistes…

          Pierre Wolf dans "Le Figaro" écrit un article particulièrement méchant :

     

         « La rue Le Peletier a eu du malheur. Après l’incendie de l’Opéra, voici un nouveau désastre qui s’abat sur le quartier. On vient d’ouvrir chez Durand-Ruel une exposition, qu’on dit être de peinture. Le passant inoffensif, attiré par les drapeaux qui décorent la façade, entre, et à ses yeux épouvantés s’offre un spectacle cruel. Cinq ou six aliénés, dont une femme, un groupe de malheureux atteints de la folie de l’ambition, s’y sont donnés rendez-vous pour exposer leurs œuvres.

         Il y a des gens qui pouffent de rire devant ces choses. Moi, j’en ai le cœur serré. Ces soi-disant artistes s’intitulent les intransigeants ; ils prennent des toiles, de la couleur et des brosses, jettent au hasard quelques tons et signent le tout. C’est comme si les pensionnaires de Charenton ramassaient les cailloux du chemin, croyant trouver des diamants. »

     

         Le vent de la défaite souffle. Dans la presse, il n’y a pas de mots assez durs pour se moquer, se gausser de cette nouvelle peinture. Le comble est l’article du journaliste Louis Leroy écrit sur un ton ironique dans le "Charivari", une dizaine de jours après le début de l’exposition. Visitant l’exposition avec un ami peintre officiel, il le provoque par des éloges paraissant sincères sur les exposants. Renoir parlera « d’esprit parisien ».

     

      

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    4. Berthe Morisot – Courrier à Edma

     

     

     

          En ce 15 avril 1874, l’exposition des jeunes peintres avant-gardistes prétendant représenter une nouvelle école de peinture s’est ouverte pour un mois, boulevard des Capucines à Paris. Des fous, dit-on de ces rebelles combattant l’art académique…

         La critique a été sévère. Le public venait pour se moquer, « rigoler ».

     

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    3. Edouard Manet – Quel scandale mes amis !

     

     

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         Un dandy !

        Dans les années 1860, Edouard Manet était le maître respecté par tous les jeunes artistes qui voyaient en lui le porte-étendard des peintres avant-gardistes. Il animait les réunions dans les cafés parisiens où il exerçait une grande influence dans les discussions.

        Il aimait les cafés à la mode et la compagnie des belles femmes. Presque chaque jour, il allait aux Tuileries où Baudelaire était souvent son compagnon de promenade. Le soir, il adorait se montrer aux Folies, élégamment habillé avec sa canne et un haut-de-forme en soie. Sa loge était réservée au premier rang de la salle de spectacle où il contemplait cette faune bruyante dont la fumée des cigares montait en formant une brume qui enrobait les lustres d’un nuage vaporeux.

        Comme artiste, il était inclassable. Solitaire, il refusait d’exposer avec ses confrères et amis qu’il soutenait. Le Salon lui refusait la plupart de ses toiles, mais il s’obstinait : « Je triompherai au Salon officiel ! ». A mi-chemin entre classique et moderne, ses oeuvres déclenchaient des esclandres incroyables. L’homme aimait choquer.

         Sa part dans la genèse de l’impressionnisme fut prépondérante. Je reviens sur les deux toiles présentées aux Salons de 1863 et 1865 qui suscitèrent les réactions et marquèrent sa rupture avec le classicisme.

     

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  • Genèse de l'impressionnisme

     

    1 - Un art de lumière

     

     

         En cette fin de 19e siècle en France, l’aventure impressionniste révolutionne la peinture, chamboule l’art académique.

        Quelle aventure en effet ! Cette période des années 1860 et 1870 voit la naissance d’un mouvement de jeunes peintres avant-gardistes, talentueux, qui n’ont qu’une seule idée en tête : faire connaître leur nouvelle conception de la peinture basée sur la prépondérance de la vision. Ils s’intéressent aux jeux des couleurs variant avec la lumière, aux sensations fugitives, à la captation de l’éphémère des choses.

     

        Plusieurs parties successives illustreront le thème que j’aborde aujourd’hui consacré à la genèse de l’impressionnisme : récits anciens réactualisés ; un étonnant article de journal de l’année 1874 ; nouvelles inédites ; compte-rendus d'expositions.

     

     

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    Claude Monet – Impression, soleil levant, 1873, Musée Marmottan, Paris

     

     

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  • Les Fleurs du Mal

    Charles Baudelaire – Poèmes choisis (1ère partie)

     

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    Gustave Courbet – Portrait de Charles Baudelaire, 1848, Musée Fabre, Montpellier

     

     

         Ma pause estivale a été longue, souvent pluvieuse comme pour beaucoup dans le nord de la France, et, de ce fait, studieuse.

         Dans les semaines à venir, je publierai un important dossier en plusieurs parties consacré à la genèse de l’aventure des peintres impressionnistes.

         J’ai également profité des torpeurs de l’été pour relire « Les Fleurs du Mal » de Charles Baudelaire. Le talent de ce poète m’a une nouvelle fois ébloui et incité à lui consacrer mon premier article de cette nouvelle saison.

         L’artiste commença à écrire les poèmes des « Fleurs du Mal » à partir des années 1840, son recueil ne sera publié qu’en 1857 et sera suivi ensuite de rééditions accompagnées d’autres poèmes qui viendront se rajouter à cette première publication.

         Dans ce premier article, je voulais présenter une courte sélection de quelques poèmes. Impossible !… de n’en montrer que quelques-uns ! J’ai eu tellement de mal à choisir mes poèmes préférés que j’ai décidé d’en faire plusieurs articles : deux ou trois, peut-être plus, ce poète est tellement important…

         Je pense que vous ne vous en plaindrez pas…

     

     

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  • Mariage italien à Bruges

     

    VAN EYCK Jan - Les époux Arnolfini, 1434, National Gallery, Londres

     

     

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    RÉÉDITION

     

            A la veille de la grande migration estivale, je suis heureux de publier à nouveau, dans son intégralité, texte et iconographie revus, une de mes premières nouvelles publiée en mars 2008.

           Les époux Arnolfini est le tableau le plus connu du peintre flamand Jan van Eyck. Il a fait l'objet d'un grand nombre de publications. Sa qualité et les nombreux symboles qu'il renferme en font une toile qui est beaucoup étudiée et analysée dans les écoles.

           J'ai laissé les nombreux commentaires qui m'avaient été adressés, dont plusieurs venaient d'étudiants ou leurs parents. Surprise ! : j'ai retrouvé avec plaisir la toute première visite de Richard sur mon blog ; elle coïncidait avec l'ouverture de son propre blog Égyptomusée. J'en profite d'ailleurs, ne le sachant pas, pour lui souhaiter aujourd'hui un bon anniversaire et une longue vie à Égyptomusée.

             Bonne lecture et excellentes vacances.

     

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  • L’écriture du maître : Frans Hals

     

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    Frans Hals – Portrait de mariage de Isaac Massa et Beatrix van der laen ,1622, Rijksmuseum, Amsterdam

     

     

         La Hollande au Siècle d’or… Je ne m’en lasse pas… 

        Il est regrettable que l’on parle si peu de l’un des trois plus talentueux peintres de cette période avec Rembrandt et Vermeer : Frans Hals.

         Né en 1582, l’art novateur du peintre Caravage va bientôt révolutionner la peinture en Italie, Frans Hals est le plus âgé des trois : il a 24 ans à la naissance de Rembrandt et 50 ans lorsque Vermeer voit le jour dans sa bonne ville de Delft.

     

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  • De la passion adolescente à la mélancolie dernière

     

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    Eugène Delacroix - Autoportrait (l’artiste a 17 ans), 1816, Musée des Beaux-Arts, Rouen

     

         Romantique, Delacroix l’est tout jeune… À 17ans… Deux jours de suite, les 20 et 21 août 1815, il écrit à son ami Achille Piron. J’ai déjà publié la première lettre que je montre à nouveau avec celle envoyée le jour suivant dans la continuité de la première. La passion amoureuse anime le futur emblème du romantisme dont la qualité littéraire est déjà très présente.

     

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