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van gogh

  • Les soldes sont arrivés

     

    peinture, van gogh, soldes

     

     

    Un petit mot rapide pour tous ceux qui aiment Vincent Van Gogh.

    C’est la journée des soldes. Mon roman QUE LES BLÉS SONT BEAUX est disponible GRATUITEMENT en format Ebook jusqu’à ce soir minuit. Qu'on se le dise.

    Peut-être certains d’entre vous seront séduits par cette offre désintéressée que Vincent nous offre généreusement. Je rappelle que l’on peut lire le livre sur liseuses, tablettes, ordis, et Smartphones. J'en oublie peut-être...

     

    INTERESSANT NON !

     

    Alors pas de temps à perdre, il reste encore 10 heures 30 minutes…

    LES COMMANDES        ICI

     

     

  • Le poète de Noël

     

    peinture, Van Gogh, roman Que les blés sont beaux

    Vincent Van Gogh – Portrait d’Eugène Boch, août 1888, Musée d’Orsay, Paris

     

     

         Le 18 août 1888, dans une lettre à Théo, Vincent Van Gogh lui parle d’un ami belge, le peintre Eugène Boch, qu’il a rencontré à Arles :

    « Je voudrais faire le portrait d'un ami artiste, qui rêve de grands rêves, qui travaille comme le rossignol chante, parce que c'est ainsi sa nature. Cet homme sera blond. Je voudrais mettre dans le tableau mon appréciation, mon amour que j'ai pour lui. Je le peindrai donc tel quel, aussi fidèlement que je pourrai [...]. Derrière la tête, au lieu de peindre le mur banal du mesquin appartement, je peins l'infini, je fais un fond simple du bleu le plus riche, le plus intense, que je puisse confectionner, et par cette simple combinaison la tête blonde éclairée sur ce fond bleu riche, obtient un effet mystérieux comme l'étoile dans l'azur profond ».

         Le 31 août, il rajoute dans une lettre :

    « Eh bien, grâce à lui, j’ai enfin une première esquisse de ce tableau, que depuis longtemps je rêve – le Poète. Il me l’a posé. Sa tête fine au regard vert se détache dans mon portrait sur un ciel étoilé outremer profond, le vêtement est un petit veston jaune, un col de toile écrue, une cravate bigarrée. Il m’a donné deux séances dans une seule journée. »

         Ce portrait est, à mes yeux, le plus beau du peintre.

     

     

         Je remercie tous ceux d’entre vous qui ont gentiment répondu à mon appel, et cela me touche, en achetant ma récente publication QUE LES BLÉS SONT BEAUX dont les bénéfices seront reversés, comme je le mentionne dans le livre, à l’association RÊVES venant en aide aux enfants malades.

       Noël approche… Il est toujours possible de passer commande en cliquant sur l’image du roman en haut du blog.

         En ces veilles de fêtes, je sais que les romans historiques sont très recherchés : les choix se portent essentiellement sur les auteurs célèbres que tout le monde connaît et qui monopolisent cette rubrique Amazon dans laquelle l’art n’est guère représenté. Je vous suis donc d’autant plus reconnaissant de votre geste car je suis l’un des très rares auteurs de romans dont le récit est consacré essentiellement à un peintre.

         Je ne peux me retenir de mentionner une courte partie des très belles phrases qui m'avaient été adressées à l'occasion de la première version numérique du livre il y a presque deux ans :

     

    « Alain n’existait plus. J’imaginais Vincent, narrant au fil des jours son retour de Provence, sa première journée auprès de Théo. J’entendais leurs rires près du portrait du Facteur Roulin. J’étais sans doute une petite souris cachée pas loin et qui rêvait des amandiers en fleurs qui ouvraient ce premier chapitre.

    J’ai entendu déjà des historiens de l’art présenter des tableaux… ils savaient tout, ou presque, de leurs auteurs, de leur style, de ce et ceux qui pouvaient leur être comparés. Mais je n’avais jamais vu le peintre leur tenir la main, les guider dans leur analyse jusqu’à les remplacer.

    Et si les larmes sont venues à la page 229, et que je les ai laissé couler, c’est que comme Alain, alors qu’il déposait le point final sur la dernière page du journal de Vincent, je venais de perdre un ami. »

         Encore merci Quichottine. Quel beau commentaire cela ferait sur le site Amazon du livre !

     

     

    TRÈS HEUREUSES FÊTES DE FIN D’ANNÉE À TOUS AVEC UN SAPIN CROULANT DE CADEAUX

     

     

  • Le VAN GOGH nouveau est arrivé

     

    peinture, roman, van gogh, auvers-sur-oise, amazon

     

     

     

        Mon roman « Que les blés sont beaux » est désormais disponible (cliquez sur l’image).

     

         Comme je l’ai signalé dans mon article précédent, il se présente en deux versions :

    • Version numérique format Kindle : 4,99 €
    • Version brochée, 250 pages : 16,50 €

        

        Je suis heureux de voir enfin tout le travail de nombreuses années se concrétiser définitivement sous la forme d’un livre.

         C’est notre récompense :

    • La mienne bien évidemment,
    • Celle de Vincent Van Gogh qui a bien voulu me conter sa vérité de ses deux derniers mois dans la petite commune d’Auvers-sur-Oise. Je pense qu’il aurait apprécié cette histoire qui est la sienne,
    • Celle d’enfants gravement malades que les bénéfices résultant de la vente de ce livre reversés à l’association Rêves aideront à s’évader de leur monde de douleur et à reprendre confiance en l’avenir.

     

         Certains d’entre vous ont déjà lu le roman plus ou moins partiellement et sous une autre forme - je pense à ceux qui me suivent depuis le début du blog comme Richard ou Fan, ou Quichottine plus récemment - finalement peu l’ont lu dans son intégralité.

         Pour ceux qui le feuillèteront en entier, j’accueillerais avec grand plaisir sur le site Amazon ou sur le blog (ou les deux), vos remarques et commentaires, positifs ou négatifs, résultant de ces lectures.

     

         Merci par avance et bonne lecture.

     

     

  • VAN GOGH donne sa vérité

     

    écriture, roman, van gogh, édition

    Vincent Van Gogh – Rue d'Auvers, 1890, Ateneum, Helsinki

     

     

         L’autoédition de mon roman « Que les blés sont beaux » a été envoyée ce matin. Je ne suis pas mécontent d’avoir réussi à surmonter les difficultés inhérentes à ce genre de projet. Mes amies Quichottine et Emma connaissent bien… Ce fut un combat.

         J’ai dû me résigner, comme je le pressentais un peu, à publier un livre sans pouvoir montrer, à mon grand regret, les tableaux couleur de l’artiste. La publication d’un ouvrage de 252 pages avec intérieur couleur coûtait trop cher.

         Lorsque j’ai démarré ce projet d’autoédition j’avais deux soucis en tête :

         - Réhabiliter la vraie version que Vincent m’a soufflée de ses deux derniers mois de vie à Auvers-sur-Oise. Grâce aux informations contenues dans son importante correspondance avec sa famille et ses amis, et à notre rencontre dans l’ambiance d’Auvers, il a pu me raconter son activité durant ces deux mois : sa recherche, ses joies, ses doutes, ses souffrances parfois. Il m’a parlé de son amour pour son frère Théo qui l’aidait financièrement, et, surtout, m’a expliqué sa technique et son immense passion pour cette peinture que personne ne comprenait.

        - M’inspirer d’une femme généreuse, Quichottine, qui publia l’année dernière le livre « Voyage » fait à plusieurs mains aux éditions The BookEdition.com. Les bénéfices de ce livre furent versés à l’association Rêves qui permet à des enfants gravement malades de réaliser leurs rêves. J’ai décidé, moi aussi, je sais qu’elle en sera heureuse, de donner intégralement tous les éventuels bénéfices de ma publication à cette association afin d’offrir aux enfants malades la possibilité de s’évader un instant de leur monde de douleur.

         La parution du livre pourrait se faire le week-end prochain ou semaine prochaine. Il sera proposé en deux versions : version numérique (tablettes, liseuses, Smartphones, ordinateurs) à 4,99 €, et version papier à 16,50 € qui pourront être commandées sur le site d’Amazon.fr.

         Je vous préviendrai de la parution. Les étrennes approchent. Merci infiniment.

     

     

    Extrait du premier chapitre QUE LES BLÉS SONT BEAUX :

     

     

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  • HYMNE À LA BEAUTÉ

     

    peinture,  van gogh, orsay, beauté, mystique

    Vincent Van gogh - Nuit étoilée sur le Rhône, septembre 1888, musée d’Orsay, Paris

     

     

    « Ci inclus petit croquis d’une toile de 30 carrée, enfin le ciel étoilé peint la nuit même sous un bec de gaz. Le ciel est bleu vert, l’eau est bleue de roi, les terrains sont mauves. La ville est bleue et violette, le gaz est jaune et ses reflets sont or roux et descendent jusqu’au bronze vert. Sur le champ bleu vert du ciel, la Grande Ourse a un scintillement vert et rose, dont la pâleur discrète contraste avec l’or brutal du gaz.

    Deux figurines colorées d’amoureux à l’avant plan.

     

    Lettre de Vincent à Théo, le 30 septembre 1888

     

     

    Hymne à la beauté - Charles Baudelaire

     

     

    Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l’abîme,
    O Beauté ? Ton regard, infernal et divin,
    Verse confusément le bienfait et le crime,
    Et l’on peut pour cela te comparer au vin.

    Tu contiens dans ton œil le couchant et l’aurore ;
    Tu répands des parfums comme un soir orageux ;
    Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
    Qui font le héros lâche et l’enfant courageux.

    Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
    Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien ;
    Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
    Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.

    Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques,
    De tes bijoux l’Horreur n’est pas le moins charmant,
    Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
    Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

    L’éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
    Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau !
    L’amoureux pantelant incliné sur sa belle
    A l’air d’un moribond caressant son tombeau.

    Que tu viennes du ciel ou de l’enfer, qu’importe,
    O Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu !
    Si ton œil, ton souris, ton pied, m’ouvrent la porte
    D’un Infini que j’aime et n’ai jamais connu ?

    De Satan ou de Dieu, qu’importe ? Ange ou Sirène,
    Qu’importe, si tu rends, — fée aux yeux de velours, 
    Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! —
    L’univers moins hideux et les instants moins lourds ?

      

    Charles BAUDELAIRE - Les Fleurs du mal (1868)

     

     

     

         J’ai écouté une émission de France Culture « Les discussions du soir », discussion entre Leili Anvar et l’historienne de l’art Paule Amblard concernant la remarquable exposition actuellement au musée d’Orsay : AU DELA DES ETOILES – LE PAYSAGE MYSTIQUE de Monet à Kandinsky.

         L’historienne Paule Ablard, avec sensibilité et passion, nous parle remarquablement de quelques toiles présentes dans l’exposition. Le mystère contenu dans ces œuvres d’art nous fait toucher, par le regard, une spiritualité, une réalité invisible qui devient sacrée et nous ramène vers notre propre intérieur.

         La toile de Van Gogh ci-dessus "Nuit étoilée sur le Rhône" figure à la fin de l'exposition.

         J’ai beaucoup aimé.

     

         A écouter, Sur les sentiers des « paysages mystiques » du Musée d’Orsay... https://www.franceculture.fr/emissions/les-discussions-du-soir-avec-leili-anvar/paysages-mystiques

     

    Pour que la « Beauté » selon Baudelaire « Rende l’univers moins hideux et les instants moins lourds », il faudrait que, enfin, elle soit enseignée, montrée, comprise, afin que tous les enfants du monde voient les autres avec un regard d’amour et non de haine…

     

     

  • Van Gogh : Assassinat ou suicide? - Ma conviction personnelle

     

    LES MOTS PARLENT …

     

     

    peinture, van gogh, auvers-sur-oise

    Vincent Van Gogh – Autoportrait au chapeau de paille, 1887, Van Gogh Museum, Amsterdam

     

     

         J’en arrive aujourd’hui à la quatrième et dernière partie de mon enquête consacrée au décès du peintre Vincent Van Gogh le 27 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise.

         En décembre 2016, lorsque j'ai publié mon roman "QUE LES BLES SONT BEAUX" (en lecture libre comme je l'ai indiqué dans mon blog) qui contait les deux derniers mois de Vincent Van Gogh à Auvers-sur-Oise, je ne connaissais pas de livres d'auteurs américains sur le peintre et de thèse nouvelle sur son assassinat. Pas un seul instant, je ne pensais me lancer dans ce long dossier-enquête qui m’a passionné et m'a permis de conforter ma conviction personnelle, que je vais exposer, qui est celle du suicide.

         Auparavant, je voudrais revenir un instant sur cette troisième partie, publiée le 28 janvier dernier, qui présentait la thèse de l’assassinat de Van Gogh proposée dans un livre publié en 2011 « VAN GOGH : The Life » par deux journalistes américains Steven Naifeh et Gregory White Smith. Dans mon article, j’avais bien spécifié que j’avais repris les différents points se rapportant à cette thèse publiés dans le magazine Vanity Fair de mars 2015 que les auteurs du livre avaient signés en fin d’article.

         Depuis, j’ai reçu leur livre que j'avais commandé qui a été traduit en 2013 sous le titre « VAN GOGH ». Il s’agit d’une volumineuse biographie de 1230 pages de belle qualité. Une très courte annexe, d’une quinzaine de pages seulement à la fin du livre, s’intitule : « Note sur la blessure mortelle de Vincent ». Cette note a pour but, selon les auteurs, de « proposer un récit des événements du 27 juillet 1890 qui cadre mieux avec ce que nous savons de cet incident et de l’homme, d’examiner les origines de la version communément admise, et d’expliquer pourquoi, à notre sens, cette version ne tient pas ».

         Dans cette biographie, l’explication du décès est présentée différemment dans la forme par rapport à celle du magazine, mais les points argumentés sont, évidemment, exactement les mêmes : ils se sont constitués au cours d’une période qui s’étire sur plus de 70 ans… Je rappelle brièvement, ci-dessous, les points essentiels de cette argumentation que j’avais déjà largement commentée dans la troisième partie de l’enquête :

    • Vincent n’a pas laissé de mot d’adieu : Voir mon article du 28 janvier dernier à ce sujet.
    • Assassinat par deux jeunes garçons : Cette histoire rocambolesque est le principal argument des auteurs : deux adolescents en vacances, les frères Secrétan, dont le plus jeune René avait 16 ans, étaient attifés en cow-boy et se moquaient de Vincent, lui faisaient des blagues, le faisaient enrager, buvaient avec lui (alors que Vincent, malade, dit dans ses courriers qu’il ne buvait plus depuis son année récente passée à l’hospice de Saint-Rémy-de-Provence), lui faisaient connaître des femmes qui s’amusaient à l’émoustiller. René possédait un vrai revolver, qu’il tenait paraît-il de l’aubergiste Ravoux. Il s’en servait pour tirer les oiseaux et… les poissons. En taquinant Vincent, sous l’influence de l’alcool, un coup de feu aurait pu partir, ou Vincent aurait pu lui-même voler l’arme. L’argumentation repose essentiellement sur le témoignage de René Secrétan (le tireur de poissons…) fait à l’écrivain et médecin Victor Doiteau en 1956, soit 66 ans plus tard alors qu’il avait 82 ans. Vincent aurait également, selon René, donné aux enfants 6 croquis ou pochades qui ont totalement disparus…: A mes yeux ce récit est peu crédible pour les raisons que j’ai déjà expliquées le 28 janvier.
    • Les circonstances de la mort : Selon les médecins, la balle n’a pas suivi une trajectoire rectiligne et le coup aurait pu avoir été tiré de « trop en dehors » pour que ce fût Vincent qui eût appuyé sur la détente…: Voir mon article du 28 janvier à ce sujet.
    • Le peintre Emile Bernard (grand ami de Vincent) aurait rapporté la thèse du suicide dans une lettre au critique Albert Aurier deux jours après l’enterrement : Emile Bernard est un mystificateur prolifique et inventif qui donne à sa version de l’incident des accents de martyr chrétien comme il le fit déjà lors de l’automutilation de Vincent à Arles : Voir mon article du 28 janvier dernier à ce sujet.
    • Les interviews données par Adeline Ravoux : celle-ci, donne plusieurs interviews entre 1950 et 1960, soit plus de 60 ans après les fait. Elles rapportent le suicide du peintre qu’elle a vécu et dont son père l’aubergiste Ravoux lui parla toute sa vie. L’opinion des auteurs : « la personne qui contribua le plus à transformer la légende diffamatoire avancée par Bernard en récit définitif et incohérents des derniers jours de Vincent fut Adeline Ravoux : Voir mon article du 28 janvier à ce sujet.

     

         Mon ressenti personnel au sujet de l’argumentation des auteurs du livre rajoutée en toute fin de celui-ci dans une courte annexe, et cela n’engage que moi, n’a pas changé. Le point essentiel de l’argumentation : l’assassinat par des adolescents, est uniquement fondé sur des rumeurs, on-dit, et témoignages décousus de René Secrétan 66 ans après le drame. Cette thèse d’un assassinat présumé reste d’ailleurs largement contestée par de nombreux spécialistes dont le Van Gogh Museum à Amsterdam.

     

         J’en viens enfin à ma conviction personnelle sur la mort de Vincent Van Gogh qui clôturera définitivement cette enquête. Cela va encore être long. Désolé…

     

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  • Van Gogh, l'étincellement

     

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         L’écrivain Frédéric Pajak a publié en 2016 une biographie sur Vincent Van Gogh. Une de plus me direz-vous, mais celle-ci présente de l’intérêt comme le mentionne Richard Lejeune – Blog ÉGYPTOMUSÉE qui l'a lue. Comme moi, il a également vu récemment l’émission sur ARTE « La Grande Librairie » dans laquelle l’écrivain était invité.

       Voici le message que j’ai reçu de Richard :

     

     

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  • Quichottine a lu « QUE LES BLES SONT BEAUX »

     

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         Mon amie, Quichottine, m’a fait le grand plaisir de lire mon récent roman que j’ai publié sur Calaméo en décembre dernier. Elle a présenté celui-ci sur son blog qui est celui d’une femme de cœur, généreuse, d’une maman émouvante, mais également celui d’une conteuse, poétesse et amatrice d’art que je vous conseille fortement de visiter.

         Je me permets de reprendre intégralement son article que l’on peut également retrouver directement sur : QUICHOTTINE… de la bibliothèque au jardin, les moments partagés.

         Un très grand merci, Quichottine.

         Amitiés.

     

                                                     Alain

     

    Alain Yvars, Que les blés sont beaux, décembre 2016
    (à lire sur Calaméo d’un clic sur l’image de couverture)

     

     

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  • Van Gogh : Assassinat ou suicide? - Thèse de l'assassinat

     

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    Vincent Van Gogh – Paysage avec le château d’Auvers au coucher de soleil – juin 1890, Van Gogh Museum, Amsterdam

     

     

     

    Troisième partie 

     

    THÈSE DE L’ASSASSINAT

     

     

     

         J’ai publié le 15 janvier dernier la première partie de mon dossier enquête sur le décès du peintre Vincent Van Gogh à Auvers-sur-Oise. Celle-ci se nommait : « Thèse officielle : Celle du Van Gogh Museum ». Après la deuxième partie : « Souvenirs d’Adeline Ravoux », publiée le 21 janvier, j’en arrive aujourd’hui à la troisième partie du dossier : La thèse de l’assassinat.

         Cette thèse récente de l’assassinat repose essentiellement sur le livre publié en 2011 « VAN GOGH : The Life » de deux journalistes américains à succès Steven Naifeh et Gregory White Smith pour lesquels la version officielle du suicide de Vincent Van Gogh n’est pas crédible.

         Le livre de ces journalistes est une volumineuse biographie sur le peintre qui expose leur version de l’assassinat, résultat d’une longue enquête découvrant des incohérences dans ce que l’histoire a reconnu comme étant un suicide. D’autres biographies et romans sont apparus ensuite reprenant cette même thèse de l’assassinat.

      

         Simple passionné du peintre, je me suis beaucoup documenté sur l’homme et sa vie pour écrire récemment le roman QUE LES BLÉS SONT BEAUX – L’ultime voyage de Vincent Van Gogh : Vincent raconte au jour le jour les deux derniers mois de sa vie à Auvers-sur-Oise.

        J’ai toujours été étonné des nombreuses polémiques engendrées par l’œuvre, la vie et, maintenant, la mort de Vincent. Il n’en aurait pas demandé autant, le pauvre !

     

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  • Van Gogh : Assassinat ou suicide? - Les souvenirs d'Adeline Ravoux

     

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    Paul van Ryssel (Paul Gachet) – dessin de Vincent Van Gogh sur son lit de mort, 29 juillet 1890

     

     

    Deuxième partie

     

     

    LES CAHIERS DE VAN GOGH

     

    Souvenirs d’Adeline Ravoux « La jeune fille en bleu » sur le séjour de Vincent van Gogh à Auvers-sur-Oise - 1953

     

     

     

         La première partie de mon dossier-enquête sur le décès de Van Gogh, publiée le 15 janvier dernier, concernait la thèse officielle : celle du Van Gogh Museum.

         Aujourd’hui, pour la deuxième partie de l’enquête, de la longue interview d’Adeline Carrié, née Ravoux, agée de 76 ans, je publie, ci-dessous, uniquement la partie de ses propos se rapportant au décès de l’artiste :

     

     

        Madame Carrié née Adeline Ravoux m’a dressé ses Souvenirs sur Vincent Van Gogh avec l’autorisation de les publier.

        Les lecteurs des Cahiers de Van Gogh y trouveront l’atmosphère de l’après-midi du 1er mai 1953 au cours duquel, à Mesnières-en-Bray, elle évoqua devant moi un Vincent Van Gogh qui n’était pas celui qu’une légende torturée m’avait exposé. Ceux qui mettent la vérité au-dessus de toute préoccupation secondaire apprécieront le souffle d’air pur que Madame Carrié fait passer sur la mémoire de Vincent. Elle a droit, à ce titre, à l’expression de la reconnaissance des amis de Van Gogh.

     

     

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  • Van Gogh : Assassinat ou suicide? - Thèse officielle

     

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    Pistolet qui aurait servi au suicide de Vincent Van Gogh

     

     

         Depuis quelques années, après plus d’un siècle de quasi-certitude, la thèse officielle du suicide de Vincent Van Gogh le 27 juillet 1890 est remise en doute. En 2011, des écrivains américains et, à leur suite, plusieurs auteurs, dans des biographies ou romans, ont émis une nouvelle hypothèse sur l’assassinat du peintre à Auvers-sur-Oise.

         Ces parutions m’ont intrigué et interrogé car il ne me semblait pas que le suicide de Van Gogh pouvait être remis en doute.

         J’invite donc les lecteurs qui ont lu totalement ou partiellement mon récent roman : QUE LES BLES SONT BEAUX – L’ultime voyage de Vincent Van Gogh, ICI, qui couvre les deux derniers mois de vie de l’artiste à Auvers, ainsi que les personnes que le sujet intéresse, de participer avec moi à un dossier-enquête sur la mort du peintre.

         Cette enquête pourrait se faire en 4 parties : thèse officielle ; Souvenirs d’Adeline Ravoux, la fille de l’aubergiste Ravoux ; thèse de l’assassinat ; ma conviction personnelle sur le décès de l’artiste.

         Je pense que ce dossier-enquête pourrait être enrichissant pour tous.

     

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  • Ma propre musique

     

    VAN GOGH Vincent Le semeur (d’après Jean-François Millet, 1850), 1889, collection privée 

     

     

     

         En cette fin du mois d’août 1889, Vincent Van Gogh ne va pas bien…

        Depuis de nombreux mois, il est enfermé à l’hospice de Saint-Rémy-de-Provence, dans ce Midi où il est arrivé il y a seulement un et demi. Il veut repartir vers le Nord. Le soleil ne lui réussit pas… Il ne le sait pas encore, dans huit mois, en mai 1890, il reprendra le train pour Auvers-sur-Oise, une commune de la région parisienne, où il retrouvera le docteur Gachet qui sera chargé par son frère Théo de s’occuper de lui.

       Vincent manque de confiance dans ses capacités physiques pour entreprendre un voyage : « Je suis étonné qu’avec les idées modernes que j’ai, moi si ardent admirateur de Zola, de Goncourt et des choses artistiques que je sens tellement, j’aie des crises comme en aurait un superstitieux et qu’il me vient des idées religieuses embrouillées et atroces telles que jamais je n’en ai eu dans ma tête dans le nord. »

        Pour le moment, l’artiste vient de sortir d’une longue et violente crise. Ne pouvant sortir, il travaille d’arrache-pied dans sa chambre : « Je laboure comme un vrai possédé. J’ai une fureur sourde de travail plus que jamais. Et je crois que ça contribuera à me guérir. Peut-être m’arrivera-t-il une chose comme celle dont parle Eugène Delacroix : « J’ai trouvé la peinture lorsque je n’avais plus ni dents ni souffle ». 

       N’ayant pas de modèles, il demande à son frère Théo de lui envoyer des gravures de ses peintres préférés. Parmi ces gravures, il entreprend de copier les travaux des champs, dont « Le semeur », de Jean-François Millet. Il ne veut pas faire de simple copie des toiles du peintre mais souhaite en faire une interprétation personnelle : sa propre musique…

     

     

    Lettre à Théo – vers le 20 septembre 1889

     

    « J’ai à présent 7 copies sur les dix des « travaux des champs » de Millet.

    Je peux t’assurer que cela m’intéresse énormément de faire des copies et que n’ayant pour le moment pas de modèles cela fera que pourtant je ne perdrai pas de vue la figure.

    En outre cela me fera une décoration d’atelier pour moi ou un autre.

    Ce que je cherche là-dedans et pourquoi il me semble bon de les copier, je vais tâcher de te le dire. On nous demande à nous autres peintres toujours de composer nous-mêmes et de n’être que compositeurs.

    Soit – mais dans la musique il n’en est pas ainsi et si telle personne jouera du Beethoven elle y ajoutera son interprétation personnelle – en musique et alors surtout pour le chant l’interprétation d’un compositeur est quelque chose, et il n’est pas de rigueur qu’il n’y a que le compositeur qui joue ses propres compositions.

    Bon – moi, surtout à présent étant malade, je cherche à faire quelque chose pour me consoler, pour mon propre plaisir.

    Je pose le blanc et noir de Delacroix ou de Millet, ou d’après eux, devant moi comme motif.

    Et puis j’improvise de la couleur là-dessus, mais bien entendu pas tout à fait étant moi, mais cherchant des souvenirs de leurs tableaux - mais le souvenir, la vague consonance de couleurs qui sont dans le sentiment sinon justes - ça c’est une interprétation à moi.

    Un tas de gens ne copient pas, un tas d’autres copient – moi je m’y suis mis par hasard et je trouve que cela apprend et surtout parfois console.

    Aussi alors mon pinceau va entre mes doigts comme serait un archet sur le violon et absolument pour mon plaisir. »

     

     

    peinture, Millet, Saint-Rémy, semeur

    Jean-François Millet – Le semeur, 1850, Museum of Fine Arts, Boston

     

    peinture, Van Gogh, Saint-Rémy, semeur

    Vincent Van Gogh – Le semeur (d’après Jean-François Millet 1850), 1889, Collection privée

     

     

         En 1891, l’écrivain Octave Mirbeau, dans « L’écho de Paris », ne pouvait faire une plus belle analyse du travail de l’artiste :

     

    Octave Mirbeau – L’écho de Paris, 31 mars 1891

     

    « Dans  « Le semeur », de Millet, rendu si surhumainement beau par Van Gogh, le mouvement s'accentue, la vision s'élargit, la ligne s'amplifie jusqu'à la signification du symbole. Ce qu'il y a de Millet demeure dans la copie ; mais Vincent Van Gogh y a introduit quelque chose à lui, et le tableau prend bientôt un aspect de grandeur nouvelle. Il est bien certain qu’il apportait devant la nature, les mêmes habitudes mentales, les mêmes dons supérieurs de création que devant les chefs-d’œuvre de l’art. Il ne pouvait pas oublier sa personnalité, ni la contenir devant n’importe quel spectacle et n’importe quel rêve extérieur. Elle débordait de lui en illuminations ardentes sur tout ce qu’il voyait, tout ce qu’il, touchait, tout ce qu’il sentait. Aussi ne s’était-il pas absorbé dans la nature. Il avait absorbé la nature en lui ; il l’avait forcée à s’assouplir, à se mouler aux formes de sa pensée, à le suivre dans ses envolées, à subir même ses déformations si caractéristiques. Van Gogh a eu, à un degré rare, ce par quoi un homme se différencie d’un autre : le style. Dans une foule de tableaux, mêlés les uns aux autres, l’œil, d’un seul clin, sûrement, reconnaît ceux de Vincent Van Gogh, comme il reconnaît ceux de Corot, de Manet, de Degas, de Monet, de Monticelli, parce qu’ils ont un génie propre qui ne peut être autre, et qui est le style, c’est-à-dire l’affirmation de la personnalité. Et tout, sous le pinceau de ce créateur étrange et puissant, s’anime d’une vie étrange, indépendante de celle des choses, qu’il peint, et qui est en lui et qui est lui. »