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Maryna, pianiste et poétesse

 

     J’ai envie de consacrer cet article de rentrée à une magnifique critique de mon roman QUE LES BLÉS SONT BEAUX reçue en plein mois d’août sur le site littéraire Babelio. Elle m’a touché car elle venait d’une véritable artiste.

 

peinture, van gogh, que les blés sont beaux, Maryna Uzun

     Je me permets de présenter Maryna dont le parcours m’a surpris car elle est pianiste, poétesse, et utilise les mots de la langue française avec une maestria étonnante :

Née à Odessa (Ukraine), Maryna Uzun vit en France depuis 1997. Elle est pianiste concertiste, lauréate de la Fondation Cziffra et enseigne le piano classique à Prizma. Elle a appris le français en autodidacte et par amour. Un de ses textes a été retenu pour l’anthologie Le goût d’Odessa (2005, Mercure de France).
Bibliographie : 2 romans (Le Voyage impaisible de Pauline, Les silences d'Isis), poésies

     Un très court extrait, ci-dessous, de sa présentation dans Babelio de son dernier livre : « Souviens-toi de ton Odessa suivi d’autres poèmes »

 

     Comment changer de ton sans même faire un bond ? Je change de démon : je pense à Odessa ! Et j'entends des accords : l'alpha et l'oméga. Parce qu'avec ma terre, avec mon Odessa, j'ai coupé le contact sans couper le cordon. Je change de cantor, je change de temps fort, je comble des temps morts, je vais jusqu'aux transports. Je pense à mes mentors, les mouettes du vieux port, même au conservatoire, oui, qui m'a fait tant croire. Car avec le recul, l'amour ne fait qu'accroître…

 

 

     Voici sa critique de mon roman :

 

Ce livre est pour ceux qui vont au musée pour y chercher de l'oxygène.
Vous n'allez pas le croire : on me l'a offert pour ma fête sans que je suggère quoi que ce soit ! Mais cette coïncidence se révèle moins rare quand on me connaît car j'adore lire sur les grands artistes et la peinture est pour moi une source d'émerveillement infini.
Donc je devais le lire, cela ne pouvait pas être autrement ! Je devais le lire pour son grand luxe de détails et parce que je suis très friande de belles descriptions. Et là, l'écriture d'Alain Yvars a quelque chose de magique : je ne sais pas par quelles associations d'idées les couleurs de Van Gogh défilaient constamment devant mes yeux pendant ma lecture. Le jaune, le violet, le bleu… Je me suis baignée, je me suis noyée dans cette beauté. J'ai particulièrement apprécié le réalisme du livre. La nature est là, on la respire, elle donne faim, le grand air, ça creuse ! Une grande toile, ça creuse…
C'est un Van Gogh intime avec ses hésitations, ses peurs, ses ivresses. Alain Yvars entre totalement dans le processus de création, il connaît bien plus de choses sur son héros que ce qu'il nous raconte. Il invente car il le faut pour aller toujours plus loin dans son amour pour ce génie. Humanité et divinité d'un artiste. C'est cela le thème de cette oeuvre pour moi.
C'est un livre si réussi que je me demandais qu'est-ce que ce serait s'il s'agissait non de Van Gogh mais de Vermeer, le peintre préféré d'Alain ? ! Mais Tracy Chevalier l'a devancé. Quoiqu'il n'est jamais trop tard si le romancier change le point de vue…
Pour résumer, c'est un livre où j'ai trouvé de l'oxygène et de l'inspiration. Un livre après lequel le pinceau est devenu encore plus vivant pour moi. C'est beau et triste à la fois, la fragilité de l'artiste, une sensation de perte d'un être cher qu'on éprouve à la fin. Un sentiment d'humanité qui monte en nous, une envie d'être plus attentifs à chaque instant de vie, aux êtres qui nous entourent. Ce livre, tout en étant un roman, fait étrangement vibrer l'instant comme un haïku.

 

     Encore merci Maryna

 

 

Commentaires

  • Bonjour Alain

    Heureux de te retrouver ... en si heureuse et poétique compagnie.

    Que tu as eu raison de nous proposer ce très beau et sensible compte rendu de ton roman !

    Bon retour dans la blogosphère.
    À bientôt.

    Amicalement,
    Richard

  • Hello Richard

    J’ai également ressenti la grande sensibilité de cette critique. Maryna ne connaît pas bien la peinture mais la sent, comme l’artiste qui est en elle. Cela m’a vraiment fait plaisir venant de cette auteure et pianiste.
    Elle me parle de Vermeer. Le plus étonnant est qu’elle ne sait pas que j’ai déjà écrit sur mon peintre préféré. Je n’ai jamais publié ce récit le trouvant non abouti.

    A bientôt.

  • J’ai déjà reçu plusieurs critiques pour mon livre mais celle de Maryna, une véritable artiste, ne pouvait que me toucher.
    Merci Lady Marianne d’être passée.
    Belle fin de journée.

  • quel bonheur quand la sensibilité du lecteur rencontre celle de l'auteur, bravo Alain

  • Hello Emma

    Ben oui j’ai été touché et je lui ai dit. Cette artiste d’origine ukrainienne est amoureuse de notre langue et cela se sent énormément dans ses écrits et l’utilisation qu’elle fait des mots.
    Belle fin de journée.

  • Ohh? te revoilou sur la blogosphère, je commençai à m'inquiéter!!OUf, tu ouvres le bal des merveilles par une femme qui est une artiste pianiste et qui aime les arts picturaux en plus d'aimer la langue française!!Elle sait très bien la manier et son commentaire démontre combien elle s'y adonne avec maestria !! Respect à Maryna!!!Bisous Fan

  • Merci pour l'inquiétude, Fan.
    J'ai souhaité reprendre le blog avec Maryna dont j'ai apprécié la superbe critique.
    Je ne montre qu'un très court extrait de sa prose. Son écriture spontanée est d'une originalité étonnante pour une personne qui a appris le français en arrivant en France.
    J'espère que tu vas bien. Belle journée.

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