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23 août 2016

Voir la peinture autrement - Berthe Morisot, modèle d'Edouard Manet

Un noir joyeux

 

 

     Esperiidae, mon amie donneuse de voix sur le site Litterature audio.com m’a fait le plaisir d’enregistrer pour la quatrième fois une de mes nouvelles contant l’étrange complicité unissant Edouard Manet et Berthe Morisot qui lui servit de modèle durant une quinzaine d’années. Esperiidae a complété cet enregistrement audio par une belle vidéo montrant les tableaux qui est parue sur Youtube.

     Je voulais publier le tout après mon retour de courtes vacances que je vais prendre début septembre. Il se trouve que ceux-ci sont déjà arrivés sur Facebook. Afin que les deux travaux faits par Esperiidae soient lisibles sur mon blog, je les montre, sans plus attendre, aujourd’hui.

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06 juin 2016

Berthe Morisot, modèle d'Edouard Manet

 

Un noir joyeux

 

 

 

   Jeudi 3 mai 1883

 

     Je ne le reverrai plus…

    Accompagnée d’un soleil déjà chaud à cette heure matinale, une foule nombreuse est venue lui rendre un dernier hommage.

    Toute la famille Manet et des amis entourent le cercueil au cimetière parisien de Passy. Quelques curieux et des amateurs d’art circulent dans les allées. Les amis d’Edouard portent les cordons du drap mortuaire : Antonin Proust, Claude Monet, Emile Zola, Alfred Stevens, Fantin-Latour et Théodore Duret. Rudolf Leenhoff, son beau-frère a sculpté la pierre tombale.

     - Tenez-vous à mon bras Berthe, me dit Renoir debout à mes côtés.

    Trois jours que je porte le deuil. Ma détresse est profonde. Tout s’est passé si vite. Depuis plusieurs années, j’assistais, impuissante, à la terrible maladie d’Edouard. Il y a une dizaine de jours un docteur avait décidé l’amputation d’une jambe, ce qui n’avait eu pour effet que d’augmenter les souffrances du malade. Chaque jour, avec Eugène, nous venions le voir. L’agonie avait été cruelle.

     J’aimais cet homme, ces moments d’intimité joyeuse où il me racontait tout ce qui lui passait par la tête, les longues heures de pose offerte à son regard malicieux, nos fous rires.

     Quinze années déjà…

 

 

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07 mai 2012

1886 - 8ème et dernière exposition impressionniste

 

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Edouard Manet – Portrait de Berthe Morisot étendue, 1873, musée Marmottan, Paris

 

      Cette note termine le cycle en 3 parties que j'ai consacré à cette femme de grand talent que fut Berthe Morisot.

      Comme je l'avais fait pour la première exposition impressionniste de 1874, j'ai imaginé cette nouvelle lettre envoyée par Berthe Morisot à sa soeur Edma, douze années plus tard. Le groupe des peintres impressionnistes traverse des difficultés internes...

 

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20 mars 2012

1874 - Première exposition impressionniste

 

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       La première rétrospective présentée à Paris depuis 1941 de l’œuvre de Berthe Morisot s’est ouverte le 8 mars dernier au Musée Marmottan à Paris. Je suis un amoureux fervent, et depuis longtemps, de cette femme impressionniste aux talents multiples. On la disait austère, triste, mélancolique. Elle peignait le bonheur…

      Ayant visité l’expo sans tarder, j’en parlerai dans une prochaine note.

      Dans un article déjà ancien, j’avais imaginé une lettre écrite par Berthe à sa sœur Edma, habitant à Lorient depuis son mariage. Elle lui parlait de cette importante exposition d'avril 1874 organisée par les peintres avant-gardistes que le Salon officiel s’obstinait à refuser.

      A l’occasion de cette brillante rétrospective parisienne, j’ai eu envie de modifier et publier à nouveau ce courrier que Berthe Morisot aurait pu avoir rédigé elle-même…

   

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01 décembre 2009

Le temps qui passe

 

 

 

berceau.jpg

Berthe Morisot – Le berceau, 1872, Musée d’Orsay, Paris

 

 

Je me souviens encore de ce premier jour de décembre

où j'entrai anxieux dans la chambre.

Tu étais là, petit être fragile,

Dans un lit douillet tu reposais tranquille.

 

Intimidé, presque ridicule,

Je m'approchai et frôlai tes mains minuscules.

Tu le sentis et tes doigts agiles

Agrippèrent mon pouce d'un geste déjà habile.

 

 

Ta maman dormait dans une pièce voisine ;

Ravi, je contemplai ton expression mutine.

Devant toi ce jour là je compris

Pour la première fois l'importance de la vie.

 

La plus belle oeuvre d'art

Est éclipsée par le premier regard

D’un nouveau-né qui ne demande rien

Hormis un tendre câlin.

 

Nous avons vieilli toi et moi,

Le temps nous a imposé sa loi,

Mais j’ai encore en mémoire ce jour de ta naissance

Où je fis ta connaissance.

 

 

 

                                                                Alain

 

 

 

 J'adresse ces mots à ma fille née un 1er décembre