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Si l'art était conté... - Page 2

  • L'art et l'histoire dans les romans

     

    Si vous appelez la peinture une poésie muette, le peintre pourra dire du poète que son art est une peinture aveugle.

     

    Traité de la peinture – Léonard de Vinci

     

     

     

         La littérature dans notre histoire, les arts plastiques, en particulier la peinture, ont un lien privilégié. Depuis de nombreuses années, je leur consacre ce blog.

         J'ai eu envie aujourd'hui de faire connaître deux excellents blogs littéraires que je connais depuis peu dans lesquels je retrouve souvent cette passion qui m'anime. Par ailleurs, on trouve dans ces blogs  de nombreuses informations, dont je donne un aperçu ci-dessous, que l'on a peu l'habitude de rencontrer dans les blogs littéraires. 

     

    2018-DESTINATION-ART.jpg

     

    BALLADE AU FIL DE L'EAUhttps://www.cathjack.ch/wordpress/

     

     

         Catherine, la blogueuse littéraire qui vient de faire une superbe chronique de mon roman QUE LES BLÉS SONT BEAUX, a rajouté une nouvelle page sur son excellent blog. On la retrouve dans la rubrique "Coups-de-coeur" : L'art dans les romans et polars

        Je conseille fortement à tous ceux qui, comme moi, sont passionnés par les romans sur l'art de visiter cette page. Les auteurs de romans (ou la plupart) sont référencés par ordre alphabétique, avec le titre de leur livre et le style pictural se rapportant au récit. Un lien vers le site Histoire de l'art permet de trouver un descriptif très bien rédigé des différents styles qui ont traversé l'histoire de l'art depuis le Gothique jusqu'au Suprématisme.

         Dans cette même rubrique "Coups-de-coeur" Catherine a pris soin de répertorier quelques pays ou endroits à découvrir, de nous inciter à faire un voyage en compagnie de leurs écrivains, ou des sagas qui se déroulent dans ces pays… Une liste détaillée de nombreux romans et biographies historiques classés par époque de l'histoire et par pays nous est également offerte. 

         A lire : De très belles chroniques de livres solidement argumentées.

     

     

     

    bandeau lunettes - Copie.jpg

     

     

    LE CLUB DU ROMAN HISTORIQUEhttps://romans-historiques.blogspot.com/

     

     

         Si vous aimez les romans historiques, ce blog est passionnant. Tous les romans  historiques qui ont été publiés en France sont classés par époques depuis la préhistoire jusqu'à notre époque contemporaine.
         Une somme : 9.465 romans répertoriés, avec un texte de présentation et les détails techniques de chaque livre, tous ayant un lien avec l'histoire : Religions, légendes, mythologies, policiers, thrillers, biographie, art, terroir, aventure, etc.

         A lire : De nombreuses chroniques de livres très détaillées que l'on ne se lasse pas de feuilleter.

     

         Si les romans historiques ou les romans sur l'art font partie de vos lectures favorites, n'hésitez pas à parcourir sans modération ces deux blogs qui sont d'un haut niveau dans ces catégories peu abordées ailleurs.

     

     

  • Un modèle de Swann

     

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    Jacques-Emile Blanche – Portrait de Marcel Proust, 1892, musée d’Orsay, Paris

     

     

        Richard Lejeune qui a arrêté de publier depuis quelques mois dans son excellent site ÉGYPTOMUSÉE, se consacre désormais à l’étude de l’œuvre de l’écrivain Marcel Proust. Il se trouve qu’il m’a fait connaître récemment par mail un texte passionnant tiré d’un ouvrage Proust et ses peintres publié en 2000 au Pays-Bas sous la direction de Sophie Bertho.

         L’auteur de ce texte se nomme Kazuyoshi Yoshikawa et est Professeur à l’Université de Tokyo. Il étudie depuis plusieurs années l’œuvre de Marcel Proust.

        Selon ce professeur japonais, un banquier fortuné, critique d’art, nommé Charles Ephrussi, aurait directement inspiré le personnage de Swann dans la A la recherche du temps perdu de Proust.

         Cette histoire m’a intéressé. J’ai eu envie de consacrer un article à Charles Ephrussi et au rôle qu’il tient dans le roman.

       L’analyse que je présente, basée sur l’étude du professeur Kazuyoshi Yoshikawa, peut paraître un peu complexe sur l’œuvre de Proust. J’ai fait de mon mieux pour la présenter de façon claire.

       Bonne lecture, peut-être en buvant une tasse de café, à moins que la bière… Richard me fera certainement remarquer et rectifier mes erreurs éventuelles.

     

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  • Cadeau de Pâques

     

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    Vincent Van Gogh – Autoportrait au chevalet, 1887, Van Gogh Museum, Amsterdam

     

         C’est parti.

         Vincent Van Gogh, toujours aussi généreux, a le grand plaisir de vous annoncer qu’il vous offre son roman QUE LES BLÉS SONT BEAUX : L'ultime voyage de Vincent Van Gogh.

     

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         Il est téléchargeable GRATUITEMENT en format Ebook à compter de ce jour.

         J'ai cru un instant ce matin qu'Amazon avait oublié cette offre programmée par Vincent pour le 23 avril 00:00 heures. Finalement je m'aperçois qu'il s'agit de 00:00 heures PDT (Pacific Daylight Time) soit 09:00 heures en France.

         Il est donc, à l'instant, 00:00 heures PDT.  L'offre se terminera samedi prochain 27 avril à 23:59 PDT soit 09:00 en France.

         Je rappelle que le livre se lit facilement sur les tablettes, liseuses, ordinateurs et smartphones.

         Vincent serait heureux de partager son récit avec de nouveaux lecteurs.

         Un seul CLIC et le livre est chez vous :   ICI

     

     

  • Nadine et QUE LES BLÉS SONT BEAUX

         Nadine Doyelle, chroniqueuse sur Facebook, à qui j'avais envoyé mon roman l'a lu avec une vitesse remarquable et m'a fait ce matin dans Facebook une jolie chronique :

     

     

    chroniques, que les blés sont beaux, nadine doyelle

     

    Bonjour à tout le groupe 

    Voici mon ressenti sur le livre d’Alain Yvars

    Que les blés sont beaux

    Une belle découverte, à lire impérativement

    Belle journée 

     

    Que les blés sont beaux.
    Alain Yvars
    250 pages
    Sorti le 28/11/2018

     

    Chez Independently published AMAZON.FR

    Quand Alain Yvars et Vincent Van Gogh me contactent pour une demande de service de presse, je dis oui immédiatement ! Car cette proposition est très originale autant par la formule de la demande que par la lecture.

    Pour une fois, je ne procéderai pas comme d'habitude pour écrire mon ressenti. Je vous dirais simplement que ce roman est divisé en 3 parties débutant le 17/05/1890 jusqu'au 27/07/1890. Deux petits mois où Vincent Van Gogh, qui après un séjour dans le sud de la France et surtout après son hospitalisation dans un asile psychiatrique va rencontrer le docteur Gachet à Auvers-sur-Oise sur la recommandation de son frère Théo. À son arrivée dans ce village, il se sent terriblement bien. Il va rester dans ce village pour se ressourcer et laisser parler son cœur, sa tête et ses mains librement dans ses tableaux. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde pendant cette lecture. Un feu d'artifice haut en couleurs a explosé dans ma tête et mon cœur. L'auteur a une plume fluide, son écriture est tellement bien détaillée que l'on a l'impression de tenir ou d'être le pinceau de l'artiste ! On voyage avec Vincent à travers sa peinture, ses pensées, ses peurs, ses délires ou pas, ses rencontres....... Un énorme travail de documentation a été produit par l'auteur. Une écriture pleine d'émotions, de poésie. J'ai été ravie, heureuse de découvrir et de faire la connaissance de Vincent Van Gogh par ce roman. Même si je n'ai pas beaucoup de connaissance dans la peinture. Cela ne m'a pas empêché d'apprécier cette magnifique lecture.
    De plus les bénéfices de la vente iront intégralement à l'association Rêves, je vous donne le lien si vous voulez faire plus ample connaissance avec cette association : http://www.reves.fr/

    A lire absolument. Tout simplement magnifique

     

    Résumé

    Une prémonition ? : « Je voudrais faire des portraits qui un siècle plus tard aux gens d’alors apparussent comme des apparitions » En écrivant cette phrase à sa sœur Wil, le 5 juin 1890, Vincent Van Gogh pouvait-il se douter que son souhait se réaliserait ? Je me suis rendu dans cette petite commune d’Auvers-sur-Oise où la présence de Vincent Van Gogh est toujours perceptible. Je l’ai rencontré. Il est devenu un ami. Je n’ai eu qu’à l’écouter.Tour à tour joyeux, mélancolique, il m’a raconté, au jour le jour, son activité durant les deux mois qu’il a passés dans cette ville où il était venu pour oublier son mal et se soigner. Intarissable, il m’a fait tout partager : ses joies, ses doutes, ses rencontres, sa tendresse pour son frère Théo. Il m’a décrit ses journées occupées à courir la campagne en quête de motifs et de modèles. Au sommet de son art, il peignait parfois plus d’un tableau par jour. Il m’a expliqué sa technique, sa passion pour cette peinture qui lui faisait dire : « Il y a du bon de travailler pour les gens qui ne savent pas ce que c'est qu'un tableau ».

     

    Le lien pour vous procurer ce roman

    Que les blés sont beaux: L'ultime voyage de Vincent Van Gogh

    https://www.amazon.fr/…/…/ref=cm_sw_r_cp_apa_i_3LfMCbS4A4JGH

     

    Ma réponse ce jour :

    Cette chronique m’a beaucoup surpris. 
    Ce roman sur Vincent Van Gogh parle beaucoup de peinture et décrit souvent l’artiste en train de peindre les magnifiques toiles faites à Auvers-sur-Oise.
    Etonnement Nadine, qui dit avoir peu de connaissance en peinture, a parfaitement compris le but de ce livre : faire connaître la vérité de Van Gogh qu’il nous donne durant ces deux mois. Elle a même eu la sensation d’être le pinceau du peintre… 

    Bravo et merci Nadine pour la rapidité et la qualité de cette chronique.

     

  • Eugène DELACROIX écrivain

     

    Journal – 7. Extraits choisis, année 1849

     

     

         Le Salon ouvre ses portes le 15 juin 1949. Delacroix va y exposer une seconde version des « Femmes d’Alger », plus petite que la grande peinture de 1834. Les femmes, présentées dans des poses semblables à la première, sont observées de plus loin dans un effet de clair-obscur se rapprochant de la narration vécue d’une visite du harem par le peintre Charles Cournault en 1832 :  « Lorsqu’après avoir traversé quelque couloir obscur, on pénètre dans la partie de la maison qui leur est réservée, l’œil est vraiment ébloui par la vive lumière, par les frais visages de femmes et d’enfants, apparaissant tout à coup au milieu de cet amas de soie et d’or ».

     

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    Eugène Delacroix – Femmes d’Alger dans leur intérieur, 1849, musée Fabre, Montpellier

     

     

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  • Eugène DELACROIX écrivain

     

    La mort de Sardanapale

     

     

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    Eugène Delacroix – La mort de Sardanapale, 1827, musée du Louvre, Paris

     

     

         L’artiste reprend son journal en 1847, après l’avoir abandonné durant 23 ans. J’ai donné des extraits du premier journal de l’année 1847 dans mon précédent article. Durant cette période sans journal, nous n’avons pas d’écrits, ce qui est regrettable à mes yeux pour un tableau important « La mort de Sardanapale » peint au cours de l’année 1827.

        Avant de poursuivre le journal dans un prochain article, j’ai voulu aujourd’hui m’arrêter un instant sur cette toile qui ne passa pas inaperçue au Salon de 1827.         

     

     

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  • Eugène DELACROIX écrivain

     

    Journal – 6. Extraits choisis, année 1847

     

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    Eugène Delacroix – Autoportrait au gilet vert, 1837, musée du Louvre, Paris

     

     

         Au début de l’année 1847, Eugène Delacroix se décide à reprendre son journal qu’il avait abandonné en octobre 1824 pour se consacrer exclusivement à son métier de peintre.

        La carrière de l’artiste est à son sommet. Il est mêlé au mouvement intellectuel de son temps et connaît tous les hommes illustres. Dans son journal, écrit dans un agenda, il va parler d’un foisonnement de personnes, dont la plupart vont laisser une place dans le monde de la littérature, de la politique et des arts. Il y traite de tous les sujets : l’art, la littérature, la musique, la nature, la société, l’histoire. Il nous livre l’histoire d’une époque.

     

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  • Eugène DELACROIX écrivain

     

    Journal - 5.  La liberté guidant le peuple, 1830, Louvre

     

     

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         Le 23 juillet 2018 se terminait la grande exposition consacrée au peintre Eugène Delacroix.

        A cette occasion, comme je l’avais déjà fait pour les correspondances de Vincent Van Gogh et Gustave Courbet, j’avais publié une série d’extraits choisis du journal de jeunesse du peintre. Au début de l’été dernier ma publication de ce journal de jeunesse s’arrêtait à la fin de l’année 1824 et l'exposition au Salon de « Scènes des massacres de Scio ».    

       Delacroix a 24 ans lorsqu’il entreprend d’écrire un journal. Il le tiendra assidument durant deux ans de septembre 1822 à octobre 1824, puis cessera brusquement. Il ne le reprendra que 23 années plus tard, sans interruption du 1er janvier 1847 jusqu’à sa mort en 1863. En mars 1854, il note : « Il me semble que ces brimborions, écrits à la volée, sont tout ce qui reste de ma vie, à mesure qu’elle s’écoule. Mon défaut de mémoire me les rend nécessaires. »

     

       Pendant cette période d’absence de journal, l’artiste effectuera un voyage au Maroc en 1832 et peindra nombre de toiles et des décorations pour des salles du Palais Bourbon et de la bibliothèque du Sénat au Palais du Luxembourg à Paris. Je cite quelques toiles célèbres de cette période : « La mort de Sardanapale » (1827) ; « Les Femmes d’Alger dans leur appartement » (1834) ; « Médée » (1838) ; « Madeleine dans le désert » (1845).

       Une des toiles les plus connues du peintre « La liberté guidant le peuple » fut exposée au Salon de 1831. Comme souvent pour les toiles du maître, car cette femme aux seins nus coiffée d’un bonnet phrygien était loin de faire l’unanimité, les critiques furent nombreuses. Le mot « dévergondée » revenait souvent pour qualifier cette Liberté. D’autres s’indignèrent : « Dieu qu’elle est sale » ; « poissarde » ; « fille publique, faubourienne ».

         Dans un prochain article, je publierai à nouveau des extraits choisis du journal de la maturité qui ne reprendra qu'en 1847. Auparavant, je republie aujourd'hui un récit (nouvelle) écrit anciennement se rapportant à ce tableau qui montre une scène des combats qui renversèrent la royauté de Charles X en juillet 1830. Je le présente sous une forme épurée et raccourcie :

     

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  • Les soldes sont arrivés

     

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    Un petit mot rapide pour tous ceux qui aiment Vincent Van Gogh.

    C’est la journée des soldes. Mon roman QUE LES BLÉS SONT BEAUX est disponible GRATUITEMENT en format Ebook jusqu’à ce soir minuit. Qu'on se le dise.

    Peut-être certains d’entre vous seront séduits par cette offre désintéressée que Vincent nous offre généreusement. Je rappelle que l’on peut lire le livre sur liseuses, tablettes, ordis, et Smartphones. J'en oublie peut-être...

     

    INTERESSANT NON !

     

    Alors pas de temps à perdre, il reste encore 10 heures 30 minutes…

    LES COMMANDES        ICI

     

     

  • Une éternelle jeunesse

     

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    Johannes Vermeer – Jeune fille à la perle, 1665, Mauritshuis, La Haye

     

     

         Tout en vous souhaitant une excellente année 2019, je tenais à débuter l’année par un sourire. Pas n’importe lequel, celui de cette jeune femme qui ne cesse de nous éblouir depuis si longtemps et dont on ne se lasse pas.

     

         Une lueur d’espoir vient de s’ouvrir pour les amateurs, comme moi, de très belles images d’œuvres d’art. Le célèbre musée du MAURITSHUIS à La Haye nous offre dorénavant le téléchargement libre en Haute Définition des œuvres de sa collection. Je viens d’obtenir La jeune fille à la perle en HD que je m'empresse de montrer ci-dessus. C’est du très haut niveau… Ne vous en privez pas.

         Le Mauritshuis rejoint ainsi les quelques grands musées dans le monde qui permettent déjà le libre téléchargement en HD de leurs images dont les droits d’auteur sont tombés dans le domaine public. La culture est au prix de la qualité des oeuvres que l'on peut voir et, une nouvelle fois, je cite cette superbe phrase de la National Gallery of Art à Washington :

    Le Musée croit que l'accès accru à des images de haute qualité de ses œuvres nourrit la connaissance, l'érudition et l'innovation, des utilisations inspirantes qui transforment continuellement la façon dont nous voyons et comprenons le monde de l'art.

     

     UNE TRÈS MAUVAISE NOTE : Le musée du Louvre est devenu en 2018 le premier musée mondial en nombre de visiteurs (plus de 10 millions). Malgré cela, il est toujours impossible, sans payer, d’obtenir des images en HD de ses œuvres, ainsi que celles des autres musées français. Personnellement, je n'ai pas encore réussi à en obtenir une, même en payant un prix que l'on ne m'a pas donné. Je réessaierai... 

     

     

         À La vue si touchante de cette Jeune fille à la perle, merveilleuse création de Johannes Vermeer, j'ai tenté de relever mon niveau. Pas facile... Durant les fêtes j'ai écrit le poème qu'elle m'a inspiré et que je vous offre ci-dessous :

     

     

    Bouche humide entrouverte, yeux brillants, 

    Regard caressant.

    Deux perles de lumière rose

    Aux commissures des lèvres, se posent.

     

    La jeune femme me fait face, souriante

    Dans l’éclat de sa jeunesse insolente.

    L’aurai-je dérangée ? 

    Mon rythme cardiaque s’est accéléré.

     

    Son regard croise le mien.

    Il irradie, me retient.

    Son souffle est parfumé,

    Va-t-elle me parler ?

     

    Aériennes, fluides, lisses,

    En glacis superposés, les couleurs glissent

    Vers cette fabuleuse lumière

    Qui n’appartient qu’à Vermeer.

     

    Dans cette figure lumineuse aux contours indécis.

    Galbe de la joue, bouche, nez, semblent imprécis.

    Faut-il compléter les parties manquantes 

    Laissées dans cette peinture fascinante ?

     

    Poussière de perles écrasées,

    Peau douce immaculée,

    Etrange turban exotique dont les plis frémissent,

    À qui appartint-il jadis ?

     

    Qui peut être cette femme troublante

    Une fille de Delft, une jeune servante ?

    Beauté irréelle au visage précieux, fragile,

    Sous son oreille, une perle brille.

     

    Par ce portrait hors du temps

    L’artiste nous transporte habilement

    Bien au-delà de l’apparence,

    Au-delà même de notre propre existence.