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van gogh - Page 4

  • Van Gogh écrivain : Arles - 8. Septembre 1888

     

    CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

     

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    Vincent Van Gogh – Saules au coucher de soleil, automne 1888, Kröller-Müller Museum, Amsterdam

     

              L’influence du mistral fut certaine sur Vincent Van Gogh. Sa violence se décupla quand il se vit aux prises avec le fougueux vent de Provence. Pas de temps à perdre, peindre vite, en touches brutales, heurtées, mais sûres ; impossibilité de « peloter » le motif, comme disent tous les peintres, à la manière de Renoir. Pas de caresses ; des coups de brosse sautant sur les courtes accalmies. Et défendre encore son chevalet, sa toile, tout cela qui gémit et menace à toute seconde de s'abattre sous les cinglantes lanières de la tempête ! Il écrit à son frère Théo : « Je t'ai déjà dit que j'ai toujours à lutter contre le mistral, qui empêche absolument d'être le maître de sa touche. De là le « hagard » des études. »

                                                                     Gustave Coquiot

     

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  • Van Gogh écrivain : Arles - 7. 16 au 31 août 1888

     

    CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

     

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    Vincent Van Gogh – Wagons de chemin de fer, août 1888, Fondation Angladon-Dubrujeand, Avignon

     

          Vincent eût cru constamment au feu central de la Terre, qu'il n'eût pas davantage enflammé ses toiles. Même quand elles présentent, relativement, une apparence de repos, elles brûlent. Elles brûlent de leurs couleurs pures, comme rajeunies, comme vives, ou comme, parfois, cendrées ; mais, chaque fois, elles jaillissent d'un foyer incandescent. On les a comparées souvent à des pierreries ; c'est une sottise. Elles ne projettent pas d'éclairs, elles sont embrasées intérieurement, uniformément.

                                                                               Gustave Coquiot

     

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  • Van Gogh écrivain : Arles - 6. 1er au 15 août 1888

     

    CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

      

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    Vincent Van Gogh – Campement de forains avec caravanes, août 1888, musée d’Orsay, Paris

     

          Le manque de modèles cause des soucis à Vincent qui souhaiterait faire des portraits. Il a fait la connaissance d’un curieux facteur dont la femme vient d’accoucher. « Le bonhomme n’acceptant pas d’argent, était plus cher mangeant, buvant avec moi ». Il fait plusieurs portraits de l’homme, de sa femme et du bébé.  

     

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  • Van Gogh écrivain : Arles - 5. Juin/juillet 1888

     

     CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

     

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    Vincent Van Gogh – Epis de blé vert, juin 1888, The Israël Museum, Jérusalem

     

          Les mois de juin et juillet de Vincent sont presque entièrement occupés à peindre des champs de blés. C’est la période des moissons et l’artiste travaille inlassablement sous un soleil de plomb.

     

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  • VAN GOGH écrivain : Arles - 4. Mai/juin 1888

    CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

     

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     Vincent Van Gogh – Le semeur, juin 1888, Kröller-Müller museum, Otterlo

     

     

          Le peintre Paul Gauguin, un ami connu à Paris, est à Pont-Aven en Bretagne et rencontre de grosses difficultés financières. Il a demandé l’aide du marchand d’art qu’est Théo. Vincent nourrit le projet de le faire venir à Arles.

          En juin, Vincent va passer une semaine au bord de la mer Méditerranée, aux Saintes-Maries-de-la Mer. Il revient avec de nombreux croquis de bateaux et de chaumières.

     

     

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  • VAN GOGH écrivain : Arles - 3. Mai 1888

     

    CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

     

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    Vincent Van Gogh – La maison jaune, 1888, dessin aquarellé, Van Gogh Museum, Amsterdam

     

          Vincent habite dorénavant dans une petite maison louée place Lamartine à Arles. Il occupe la partie de la maison avec les volets verts. Sur la gauche, apparaît le restaurant où il prend habituellement ses repas.

          Il souhaite ardemment que ses amis peintres le rejoignent pour travailler dans une même communauté d’esprit.

     

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  • VAN GOGH écrivain : Arles - 2. Avril 1888

     

    CORRESPONDANCE - EXTRAITS CHOISIS

     

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    Vincent Van Gogh – Arles, verger en fleurs, 1888, Van Gogh Museum, Amsterdam

          

            Malgré le vent violent qui le perturbe certains jours, Vincent peint avec rage les floraisons printanières.

         Fin avril, il loue une petite maison (la maison jaune), place Lamartine, où il installe son atelier. Il prend ses repas au café de la Gare et couche au café de l’Alcazar qu’il peindra plusieurs fois durant son séjour à Arles.

     

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  • VAN GOGH écrivain : Arles - 1. Mars 1888

     

    CORRESPONDANCE  -  EXTRAITS CHOISIS

     

     

     

          Vincent s’est installé à l’hôtel-restaurant Carrel à Arles.

          Il vient de quitter Paris, ses amis, et son frère Théo. Il souffre de la solitude. Le printemps arrivant, il commence à peindre les vergers fleuris.

          Il rêve de la création d’un atelier où des amis artistes le rejoindraient pour une vie de travail en commun.

     

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  • VAN GOGH écrivain : Projet

     

     

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    Vincent Van Gogh – Nature morte avec 3 livres, 1887, Van Gogh Museum, Amsterdam

     

     

     

          Vincent Van Gogh était un peintre de génie. Aujourd’hui, ses tableaux sont recherchés, admirés.

          Sait-on que Van Gogh était également un grand écrivain ?

          Georges-Louis Leclerc de Buffon disait : « Le style est l’homme lui-même ». Cette phrase pourrait parfaitement correspondre à Van Gogh dont la personnalité forte se manifestait aussi bien dans sa peinture que dans son écriture.

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  • Sommeil étoilé

     

     

    gogh_starry-night.jpg

    Vincent Van Gogh – La nuit étoilée, 1889, The Museum of Modern Art, New York

     

         

          2 heures... Impossible de dormir...

          On m'a dit : « Buvez une tasse de lait mixée d'une cuillère de miel avant de vous coucher ». Tu parles... Cela ne marche pas...

           Je me retourne une nouvelle fois. Généralement, le côté gauche est meilleur que le droit. Je contemple le réveil. Je tente à nouveau : 10 minutes côté droit, 10 minutes côté gauche. J'entends une voix lointaine: « Dormez... dormez... ».

          Je cogite. Les pensées se mélangent, se cognent, s'agitent.

          Heureusement, la semaine prochaine, je pars. Marre de cette grisaille généreuse qui nous recouvre éternellement ! J'ai besoin de soleil, chaleur, senteurs marines...

          Et ce roman que je suis en train d'écrire dans le blog ? Ce « Van Gogh à Auvers » n'en finit pas !... Je savais quand je me suis lancé dans ce projet que ce serait long. Mais à ce point... J'en suis déjà au quinzième épisode. Il en reste bien autant ? Quand aurai-je terminé : fin d'année... année prochaine ?

           Pourquoi me suis-je embarqué dans cette histoire ? Pff ! Va savoir... J'avais lu la correspondance du peintre... j'avais eu envie d'en savoir plus... l'aventure avait commencé...

          C'est ainsi que Vincent est devenu un ami au fil des pages.

          Récemment, quelqu'un m'avait posé la question : « Penses-tu que Van Gogh apprécierait que l'on romance sa vie ? ». Cette réflexion m'avait surpris...

          Adieu le sommeil ! Je vais lire ! Je cherche à tâtons un livre qui tombe sur le sol avec un bruit mat. Mes doigts fouillent la moquette et le récupèrent. Pas envie... Je le repose sur la table de chevet. A quoi bon...

           Pourquoi Van Gogh n'apprécierait-il pas ? Cette question me tracasse... Mon récit respecte son image, sa pensée, sa sensibilité. Les paroles que je lui fais dire, il aurait pu les prononcer... Je suis certain que, lui, le solitaire, l'incompris, aurait aimé cette histoire qui est la sienne.

          Je montre les œuvres de l'artiste. Elles sont les personnages principaux du récit. Je me souviens de certaines phrases de Vincent : « Il y a du bon de travailler pour les gens qui ne savent pas ce que c'est qu'un tableau. » ou encore : « Ma peinture est faite pour être vue surtout sur un fonds simple : cuisine, escalier, corridor, et parfois je m'aperçois que cela fait bien dans un salon aussi. » Il ne connaissait pas encore l'ordinateur...

          3 heures... Mon esprit agité se calme. Un chien hurle à l'extérieur, puis, plus rien...

          La Nuit étoilée peinte par Vincent à Saint-Rémy-de-Provence m'apparaît, immense. Des étoiles dorées scintillantes s'enroulent et s'allongent en forme de comètes dans un ciel bleu mauve. Un croissant de lune tremblote...

          Cette image m'a apaisé. Mon corps et mon esprit glissent lentement dans cette nuit étrange.

                                                                                            

                                                                                                   Alain