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28 janvier 2017

Van Gogh : Assassinat ou suicide - 3 ?

 

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Vincent Van Gogh – Paysage avec le château d’Auvers au coucher de soleil – juin 1890, Van Gogh Museum, Amsterdam

 

 

 

Troisième partie 

 

THÈSE DE L’ASSASSINAT

 

 

 

     J’ai publié le 15 janvier dernier la première partie de mon dossier enquête sur le décès du peintre Vincent Van Gogh à Auvers-sur-Oise. Celle-ci se nommait : « Thèse officielle : Celle du Van Gogh Museum ». Après la deuxième partie : « Souvenirs d’Adeline Ravoux », publiée le 21 janvier, j’en arrive aujourd’hui à la troisième partie du dossier : La thèse de l’assassinat.

     Cette thèse récente de l’assassinat repose essentiellement sur le livre publié en 2011 « VAN GOGH : The Life » de deux journalistes américains à succès Steven Naifeh et Gregory White Smith pour lesquels la version officielle du suicide de Vincent Van Gogh n’est pas crédible.

     Le livre de ces journalistes est une volumineuse biographie sur le peintre qui expose leur version de l’assassinat, résultat d’une longue enquête découvrant des incohérences dans ce que l’histoire a reconnu comme étant un suicide. D’autres biographies et romans sont apparus ensuite reprenant cette même thèse de l’assassinat.

  

     Simple passionné du peintre, je me suis beaucoup documenté sur l’homme et sa vie pour écrire récemment le roman QUE LES BLÉS SONT BEAUX – L’ultime voyage de Vincent Van Gogh : Vincent raconte au jour le jour les deux derniers mois de sa vie à Auvers-sur-Oise.

    J’ai toujours été étonné des nombreuses polémiques engendrées par l’œuvre, la vie et, maintenant, la mort de Vincent. Il n’en aurait pas demandé autant, le pauvre !

 


 

     GARDIEN DE LA FLAMME… Les auteurs américains considèrent les tenants de la thèse du suicide comme des gardiens d’une flamme déjà ancienne commençant à s’éteindre à la suite de leurs révélations.

      Je n’ai pas lu leur importante biographie, mais les lecteurs qui voudront connaître l’ensemble des arguments avancés par les auteurs du livre réfutant la thèse du suicide pourront les retrouver dans l’article très détaillé du magazine Vanity Fair daté du 6 mars 2015 qui est signé par les auteurs du livre. ICI Je vais lire cette biographie que j'ai commandée et qui semble faire référence en la matière parmi les nombreux ouvrages concernant le peintre.  

      Je me contente de revenir, ci-dessous, sur quelques principaux points permettant, selon les auteurs, de se convaincre de l’assassinat de Van Gogh le 27 juillet 1890 dans un champ à Auvers-sur-Oise. Ceux-ci parlent de "preuves si convaincantes qu’elles ne pouvaient être passées sous silence".

     Des points essentiels, aux yeux de ces auteurs, étayent la thèse : aucun mot d’adieu ; la direction hasardeuse prise par la balle de revolver au moment du tir ; une scène de western ; les dires précis confirmant le suicide rapportés par Emile Bernard, grand ami de Vincent ; les Souvenirs d’Adeline Ravoux, fille de l’aubergiste Ravoux.

     Après chacun de ces arguments, je donnerai un ressenti personnel qui sera le plus objectif possible, et n’engage évidemment que moi, sur cette sombre histoire.

   Je fais remarquer que la plupart de ces arguments ont été, et sont toujours, sujets à controverses de la part de nombreux experts et historiens d’art.

 

1) Van Gogh n’a pas laissé de mot d’adieu

     Les griffonnages, prétendument retrouvés dans ses vêtements après sa mort, n’étaient en réalité que le brouillon d’une dernière lettre à son frère Théo, postée le jour du coup de feu, le 27 juillet 1890. Le texte était enjoué, pour ne pas dire optimiste.

 

     On nous parle de griffonnages, brouillon d’une dernière lettre à Théo postée le jour du coup de feu le 27 juillet 1890… Vincent a effectivement écrit un brouillon de sa toute dernière lettre à son frère Théo, mais celle-ci ne peut avoir été postée le jour de la mort car elle a été écrite le 23 juillet, date confirmée plus tard par Johanna, la femme de Théo, et aussi par Théo qui envoya une lettre le 25 juillet à sa femme au sujet de cette lettre de Vincent (elle a donc été postée le 23 ou le 24).

     Cette dernière lettre du 23 juillet était normale, sans pessimisme particulier. Par contre, le brouillon, ces griffonnages ensanglantés, (prétendument retrouvés disent les auteurs ?) dans les vêtements après la mort par Théo, n’était pas du tout optimiste, se terminant par : « Eh bien, mon travail à moi, j’y risque ma vie et ma raison y a sombré à moitié »… Ne serait-ce pas une lettre d’adieu ? Théo retrouva ce brouillon sur Vincent le jour de sa mort, soit le 29 juillet 1890 et l’annota de sa main. (Je montrerai ce brouillon intégralement dans le prochain article concernant ma « Conviction personnelle »).

 

2) Personne ne semble avoir vu Van Gogh lors de son suicide. Qui pourrait tenter de se tuer d’une balle dans le ventre ? Pourquoi se traîner jusqu’à sa chambre, sur plusieurs kilomètres, tordu par la douleur, au lieu de s’achever d’une seconde balle ?

 

     Je défie quiconque qui veut se suicider de calculer avec précision l’endroit exact pour se tirer une balle… Et, s’il se loupe, avoir envie de recommencer, de se finir comme on dit…

 

3) Assassinat par deux jeunes garçons qui se prenaient pour Buffalo Bill

     René Secrétan (16 ans) et son frère Gaston, fils d’un bourgeois parisien, passaient des vacances d’été à Auvers. René avait vu sur scène à Paris Buffalo Bill, et avait acheté en souvenir un costume et un vieux revolver de petit calibre qui s’enrayait souvent. Vincent se serait pris d’amitié avec ces garçons qui le suivaient partout et se moquaient de lui. Bien plus tard, René Secrétan, très âgé, maintenait que sa seule implication dans la mort de Van Gogh avait été de fournir une arme défaillante. « Le revolver fonctionnait quand il le voulait bien », plaisantait-il. Et seul le « destin » avait décidé qu’il marche le jour où le peintre reçut la balle.

  

     Les auteurs américains disent à ce sujet avoir reçu beaucoup de critiques positives et éloges gratifiants. « Nous avons été pris au sérieux par beaucoup de gens bien intentionnés. » Qui sont ces gens bien intentionnés ?

     La présence des frères Secrétan a effectivement été rapportée par différents témoins à cette époque. L’historien d’art John Rewald a recueilli dans les années 1930 des rumeurs auversoises dans ce sens, mais ces témoignages sont tardifs et de seconde main.

     Cette histoire de cow-boy paraît rocambolesque et n’est fondée que sur des on-dit, des rumeurs, et les paroles peu claires de l’un des frères, René Secrétan, très longtemps après les faits (il avait plus de 80 ans).

     Vincent n’a jamais dans ses courriers à Théo - à qui il racontait presque chaque jour et longuement ses journées - parlé de gamins qui l’ennuyaient et l’empêchaient de peindre. Il me paraît difficile de penser qu’un artiste comme Van Gogh, un homme gentil et doux, travailleur acharné, peignant parfois plus d’une toile par jour, se soit laissé distraire comme il est rapporté grossièrement dans le livre. Et d’avoir joué au cow-boy avec un vieux revolver enrayé…

 

4) Les circonstances de la mort

    L’hypothèse du livre est que la balle a été tirée dans le flanc gauche. Van Gogh étant droitier « il serait extrêmement difficile de se tirer une balle à cet endroit de la main gauche », une trajectoire oblique de la balle paraissant peu probable si Vincent s’était tiré lui-même dessus.

    Un médecin spécialiste américain apporte des éléments contradictoires au sujet d’une plaie entourée d’un « halo brun violacé », vue par le fils du docteur Gachet venu avec son père le soir du drame, prouvant que le « coup de feu avait été tiré à bout portant ». Ce docteur américain, présenté comme l’un des plus grands médecins légistes au monde, expert des blessures à l’arme à feu, a étudié les preuves médicales se rapportant à la blessure de Van Gogh. Son rapport d’expertise conclut que le canon se situait à plus de 30 cm de sa cible. « D’après moi dit le médecin, et selon toute vraisemblance médicale, Van Gogh n’a pu s’infliger cette blessure. En d’autres termes, il ne s’est pas tiré dessus. »

 

    Des zones d’ombre entourent les circonstances de la blessure et de la mort qui est devenue une bataille confuse entre experts, médecins-légistes et historiens d’art se perdant en conjonctures.

     Il n’y a pas eu d’autopsie du corps, seuls deux médecins assistaient Vincent le soir du 27 juillet : un médecin de la région (obstétricien) et le docteur Gachet (spécialité homéopathie). Le lendemain 28 juillet, Vincent resta assis sur son lit fumant sa pipe et attendant son frère qui arriva dans l’après-midi. Aucun de ces médecins ne tenta de faire quelque chose pour le sauver…

     Je n’ai aucune compétence en la matière pour émettre un avis sur la direction de la balle et la distance de tir. Toutefois, il apparaît possible de penser que la balle, tirée dans la direction du cœur, a pu ricocher sur une côte et toucher l’abdomen…

    Peut-on, de nos jours, plus de 120 ans après le décès, dans la confusion qui régna les deux jours du drame, entre les aubergistes Ravoux affolés, les médecins circonspects, et Théo effondré, conclure aussi facilement : « Il ne s’est pas tiré dessus »…

 

5) Le peintre Emile Bernard serait « le principal colporteur de la thèse du suicide »

     « Emile Bernard a écrit la première version du suicide dans une lettre à un critique dont il convoitait les faveurs » ; « Deux ans plus tôt il avait déjà employé cette ruse quand Van Gogh s’était coupé un bout de l’oreille gauche » ; « Emile Bernard cherche à se donner le beau rôle, persuadé jusqu’à sa mort que Van Gogh avait accaparé la gloire qui devait être la sienne. » ; « Fable d’Emile Bernard » (concernant cette lettre du 2 août 1890 au critique commentant le suicide).

 

     Emile Bernard, qui a le premier parlé par écrit du suicide de Vincent, prend des coups dans ce livre qui lui auraient fait très mal s’il avait été encore vivant… Il faut dire que c’est violent.

    Le peintre Emile Bernard était le meilleur ami de Vincent Van Gogh qu’il avait connu à Paris durant l’hiver 1886/1887. Beaucoup plus jeune que Vincent, il fut le seul peintre avec lequel Vincent entretint une correspondance régulière de franche camaraderie, d’échange et de conseils. Par la suite, Emile Bernard fut l’un des plus grands collectionneurs des toiles de son ami et organisa la première exposition posthume de Van Gogh. Il consacra de nombreuses publications à la vie et l’art de celui-ci.

     Emile Bernard fait la connaissance du critique d'art Albert Aurier en 1887. A cette époque, il lui montre les dessins d’un inconnu : Vincent Van Gogh. Ce critique connaît bien Théo et découvre les toiles de Vincent chez celui-ci en 1888. Le 1er janvier 1889, une lettre de Bernard lui apprend la crise de folie de Van Gogh à Arles et l’épisode de l’oreille coupée : « Je suis tellement peiné que j’ai besoin de quelqu’un pour m’écouter un peu et me comprendre. Mon meilleur ami, mon cher Vincent est fou… ». Bernard s’est évidemment affolé en apprenant cette nouvelle et la maladie de son ami. Il continuera ensuite à écrire et soutenir Vincent jusqu’à la fin. Le 1er janvier 1890, soit un an après la crise du peintre qui a demandé à entrer à l’Hospice de Saint-Rémy-de-Provence, Albert Aurier publiera la première critique élogieuse sur Van Gogh « Les isolés » dans le Mercure de France. Vincent le remerciera longuement de l’hospice de Saint-Rémy et lui offrira un tableau. Les deux hommes se rencontreront au cours de ce dramatique dimanche du 5 juillet chez Théo, 3 semaines avant le décès de Vincent (j'en parlerai dans la quatrième partie de l'enquête "Ma conviction personnelle").

     Revenons sur la lettre du 2 aout 1890 qui pose problème aux auteurs : quatre jours après le décès, Emile Bernard décrit au critique d’art l’enterrement de Van Gogh le 30 juillet à Auvers en expliquant avec émotion les circonstances du suicide. Je reprends des passages de cette lettre : « Mon cher Aurier Votre absence de Paris a dû vous priver d'une affreuse nouvelle que je ne puis différer pourtant de vous apprendre. Notre cher ami Vincent est mort depuis quatre jours. Je pense que vous avez deviné déjà qu'il s'est tué lui-même… […] Mais en voilà bien assez mon cher Aurier, bien assez n'est ce pas de cette triste journée. Vous savez combien je l'aimais et vous vous doutez de ce que j'ai pu pleurer. Ne l'oubliez donc pas et tachez, vous son critique, d'en dire encore quelques mots pour que tous sachent que son enterrement fut une apothéose vraiment digne de son grand cœur et de son grand talent. »

   Cette lettre décrivant l’enterrement serait donc selon le livre : « une fable d’Emile Bernard » ; « une lettre à un critique dont il convoitait les faveurs ». Et encore : « deux ans plus tôt, Bernard avait déjà employé cette ruse pour l’épisode de l’oreille coupée en échafaudant un récit imaginaire le plaçant au cœur de cette histoire sensationnelle ».

     A mes yeux, les affirmations gratuites des auteurs du livre sont incompréhensibles…

 

6) Paul, fils du docteur Gachet, a suggéré que le coup de feu a eu lieu dans les champs de blés près d’Auvers

     Même le fils de Théo Van Gogh, filleul de Vincent, qui a fondé le musée (musée Van Gogh aujourd’hui), a qualifié le jeune Paul Gachet de source « extrêmement douteuse ». Mais la fable d’Emile Bernard avait déjà marqué la légende Van Gogh, grâce à Irving Stone et à son épopée fortement romancée. (La vie passionnée de Vincent Van Gogh, 1934 devenant un film en 1956 avec Kirk Douglas).

 

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     Paul Gachet rapporta effectivement que Vincent s’était tiré une balle derrière le château d’Auvers. Il en fit d’ailleurs le tableau ci-dessus.

     L’événement a été rapporté par plusieurs personnes qui désignent le même emplacement que Paul Gachet (dont Emile Bernard dans la lettre ci-dessus à Albert Aurier, et Adeline Ravoux dans ses "Souvenirs" que j’ai montré dans la deuxième partie de l’enquête).

      Le revolver retrouvé par un agriculteur en 1960 en labourant son champ, et qui a été exposé au Van Gogh Museum l'été 2016, se trouvait exactement à cet endroit.

 

7) Les affabulations d’Adeline Ravoux (13 ans au moment des faits)

« Toute jeune, elle avait tremblé devant Van Gogh alors qu’elle posait pour lui. » « Elle aussi, un demi-siècle plus tard, a tenté de prendre part à la légende. »

 

     J’ai publié dans la deuxième partie de ce dossier-enquête les souvenirs d’Adeline Ravoux, devenue madame Carrié, en 1953. Avec son père, elle fréquenta journellement Vincent durant ses deux mois à Auvers. Présente le jour du drame, elle vécut physiquement à l’auberge le retour, blessé, de l’artiste et sa mort deux jours plus tard. Peut-on réellement penser que cette dame, âgée de 76 ans, a pu décrire de façon aussi précise les circonstances du drame et le suicide de l’artiste uniquement pour tenter de rentrer dans la légende ?

 

 

 

     Voilà ce que m’inspirent les différents points se rapportant à la thèse de l’assassinat. Mais, comme je l’ai dit précédemment, ces commentaires n’engagent que moi car je ne suis ni médecin-légiste, ni historien d’art…

    Deux dernières remarques : l’état d’esprit psychologique bien particulier qui perturba Vincent tout au long de ce mois de juillet à Auvers (qu’il est facile de reconstituer) n’est jamais utilisé comme argument principal du livre ; les derniers courriers échangés entre Vincent, Théo, et sa femme Johanna, les acteurs du drame, ne sont pratiquement jamais mentionnés.

 

 

Je donnerai la semaine prochaine ma conviction personnelle sur le décès de l’artiste. Elle clôturera ce long dossier-enquête.

A bientôt.

 

 

 

 

Commentaires

Long, ce dossier ? Certes pas, Alain ! Bien étayé, donc palpitant, oui.

Après tes réfutations de la thèse "américaine", j'attends de lire ta conviction personnelle avec une certaine fébrilité ...

Écrit par : Richard | 28 janvier 2017

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En dehors de ce que j'exposerai dans la dernière partie de l'enquête, ma conviction personnelle et l'historique de ma pensée sur ce mois de juillet dramatique sont contenues, sous une forme romancée, dans tous les derniers chapitres du roman.
J'ai pris mon temps pour tenter de bien analyser les divers arguments des auteurs américains et ce n'était pas toujours simple. Je crois que je suis arrivé à un compromis qui me paraît solide compte tenu de ma perception de l'homme Van Gogh qui, grâce à ses écrits, m'a aidé à écrire le roman de ses deux derniers mois à Auvers .
Ne soit pas trop fébrile, ce n'est pas bon pour le coeur...
Beau week-end.

Écrit par : Alain | 28 janvier 2017

Je partage l'avis de Richard, ce n'est pas long, c'est palpitant et vu la quantité de faits et d'interprétations,il est impossible de les exposer en quelques lignes.
Du point de vue du "feeling", je me méfie de l'ouvrage écrit par les deux auteurs américains.Ils ont l'air si catégoriques, si dogmatiques! Leur attitude notamment par rapport à Adeline Ravoux ma paraît digne de leur être retournée: ne veulent-ils pas entrer dans la légende et se faire un nom en étant ceux qui balayent ce qui a été, ceux qui auraient résolu ce qu'ils voient comme une énigme?

L'historienne de l'art que je suis a toujours été confrontée à la théorie du suicide de Vincent. Pendant mes études à l'Université Michel de Montaigne/Bordeaux III, les professeurs nous ont orientés vers cette fin tragique. J'ajoute qu'ils avaient le plus grand respect pour Adeline Ravoux.

C'est vraiment un beau travail que vous nous proposez. Il se lit avec grand intérêt et il n'y a pas de longueurs. Merci à vous Alain, je vous souhaite un beau week-end, amitiés

Cendrine

Écrit par : Cendrine | 28 janvier 2017

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J’ai écrit cet article d’après la lecture du magazine Vanity Fair. Ce sont des extraits du livre et ils sont signés par les auteurs. Toutefois, pour confirmation, j’ai commandé la biographie complète qui est un pavé de plus de 1000 pages. Cela me permettra de voir, à la fin du livre, si les dires des auteurs sur leur thèse correspondent bien aux différents points développés dans mon article. S’il y avait le moindre problème d’interprétation, je ne le pense guère, je ferai une rectification de celui-ci.
Effectivement, les auteurs sont un peu trop catégoriques, et cela m’a chatouillé de donner mon ressenti pour Adeline Ravoux, qui fut peinte par Vincent, et, surtout, Emile Bernard, le grand copain du peintre. Quand aux histoires de cow-boys…
Peut-être les auteurs veulent-ils entrer dans la légende eux aussi ? J’ai lu à l’écran le début de cette biographie qui semble faire référence par sa qualité et son volume. Le scoop final sur la thèse de l’assassinat paraît avoir été rapporté.
Tous les bouquins que je possède, ainsi que le Van Gogh Museum sur son site, référence mondiale, parlent de suicide. Alors, j’en reparlerai dans la quatrième partie.
Bon dimanche

Écrit par : Alain | 29 janvier 2017

J'ai oublié d'écrire que je pourrais rester des heures à contempler ce paysage au soleil couchant.
Pauvre Vincent, toutes ces tribulations doivent le faire se retourner dans sa tombe!
Merci à vous d'apporter de la lumière sur cette enquête

Écrit par : Cendrine | 28 janvier 2017

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C'est un très beau paysage peint le soir près du château, le lieu du futur drame. Je l'ai vu au Van Gogh Museum.
Si Vincent pouvait voir à quel point il est aimé de nos jours, peut-être, cet homme émotif n'oserait-il plus peindre de peur de décevoir.
A bientôt.

Écrit par : Alain | 29 janvier 2017

eh bien, voilà un travail énorme, merci merci - mais ménager le suspense est cruel !!!! reste en effet cette question : pourquoi, par rapport aux autres artistes, Vincent déchaine-t-il autant de passion ? personnage infiniment romanesque,(maintenant médiatique),incompris, inégal, convulsif et obsessionnel dans sa peinture,nous sommes surtout en empathie avec sa souffrance, "Les plus désespérés sont les chants les plus beaux et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots" ("les gens heureux n'ont pas d'histoire").. la maladie mentale terrifie et fascine,cf Camille Claudel

Écrit par : emma | 28 janvier 2017

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La passion... Ce peintre en suscite beaucoup... Peut-être son histoire chaotique, son intelligence et sa culture, pas sa folie comme on l'a dit, mais surtout son génie instinctif qui allait à contre-courant de la peinture de cette époque.
Certains sont en empathie avec sa souffrance. N'est-ce pas le propre des êtres comme Vincent dominés par leurs émotions : « Je laboure comme un vrai possédé, j’ai une fureur sourde de travail plus que jamais et je crois que ça contribuera à me guérir. Peut-être m’arrivera-t-il une chose comme celle dont parle Eugène Delacroix : « j’ai trouvé la peinture lorsque je n’avais plus ni dents ni souffle », dans ce sens que ma triste maladie me fait travailler avec une fureur sourde – très lentement – mais du matin au soir sans lâcher et – c’est probablement là le secret – travailler longtemps et lentement. » et :« Une crise plus violente peut détruire à tout jamais ma capacité de peindre. Je me sens dans les crises lâche devant l’angoisse et la souffrance, plus lâche que de juste, et c’est peut-être cette lâcheté morale même qui, alors qu’auparavant je n’avais aucun désir de guérir, à présent me fait manger comme deux, travailler fort, me ménager dans mes rapports avec les autres malades de peur de retomber. Enfin je cherche à guérir à présent comme un qui aurait voulu se suicider trouvant l’eau trop froide, cherche à rattraper le bord. »
Excellent dimanche

Écrit par : Alain | 29 janvier 2017

le mystère reste encore entier!!! j'attends de lire ta conviction sur ce drame!!! Bisous Fan

Écrit par : FAN | 28 janvier 2017

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Le mystère a commencé à s'éclaircir un peu. J'en dirai un peu plus la prochaine fois car les écrits, qui sont bien réels ceux-là, parlent.
Beau dimanche

Écrit par : Alain | 29 janvier 2017

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