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Droit à l'image des oeuvres d'art

 

peinture, Rijksmuseum, Vermeer

Johannes Vermeer – Femme lisant une lettre, 1663, Rijksmuseum, Amsterdam

 

 

 

Toute utilisation commerciale ou la publication de matériel de ce site est strictement interdite.

 

     Voici le genre de message que nous trouvons dans la plupart des musées du monde lorsque l’on souhaite télécharger une image de tableaux dont les droits d’auteur sont tombés dans le domaine public et que l’on désire en faire une utilisation commerciale.

 

  

 

   Dans les mois à venir, je souhaiterais tenter l’aventure de l’autoédition pour quelques-uns de mes écrits. La plupart de mes textes ont souvent un rapport étroit avec des peintres et leurs tableaux et, de ce fait, je recherche systématiquement des images de grande qualité afin d’illustrer mes récits. À mes yeux, écrire sur la peinture sans montrer les tableaux qui m’ont inspiré n’a pas grand sens…

     Depuis que j’ai commencé à écrire sur l’art, je m’interroge sur le droit à l'image des œuvres d’art tombées dans le domaine public. Ces images numériques peuvent être trouvées un peu partout sur le net, souvent en haute définition. Je les utilise régulièrement dans des articles sur mon blog, ou dans des éditions sur la plateforme de publication Calaméo dont le contenu est ouvert à tous.

    La législation en ce domaine me semblant particulièrement obscure ou diversement interprétée, j’ai décidé de faire une recherche et de faire un point le plus précis possible des différentes politiques des musées dans le monde en ce qui concerne le droit à l’image.

     La plupart des tableaux que je souhaiterais utiliser pour une éventuelle publication sont la propriété des musées français ; je me suis donc intéressé en premier à la politique d’accès à l’image en France.

 

 

1. POLITIQUE DES MUSÉES FRANÇAIS

 

 

   Depuis l’arrivée récente d’internet, les possibilités de numérisation ont affecté profondément l’économie concernant l’accès aux biens culturels. La presse, l’industrie musicale, et les musées ont dû s’adapter à ces nouvelles pratiques.

     En ce qui concerne les œuvres détenues par les musées français, celles dont l’auteur est décédé depuis plus de 70 ans tombent légalement dans le domaine public. Le nombre d’années peut varier suivant les pays. De ce fait, tout le monde devrait pouvoir librement télécharger les images dont l’usage est ainsi devenu accessible.

   En France, une certaine frilosité s’est installée en la matière, modifiant le cadre légal. Le droit d’auteur protégeant les artistes peut aussi être revendiqué par les photographes reproduisant les œuvres, ce qui a entrainé des débats juridiques incessants. La jurisprudence considère que les photos d’œuvres d’art ne peuvent être considérées comme un acte de création « original », ce qui paraît évident à mes yeux puisqu’il s’agit de simples reproductions.

   Un flou juridique s’est donc installé permettant ainsi aux musées de vendre les images qui sont destinées à un usage commercial. D’où un frein à la libre circulation numérique des œuvres d’art.

 

     La France a la chance de posséder le plus grand musée du monde : le Louvre, ainsi que de nombreux musées de haut niveau sur tout son territoire.

    Depuis 1946, l’Agence photo de la Réunion des Musées nationaux et du Grand Palais (établissement public industriel et commercial sous la tutelle du ministère de la Culture) est officiellement en charge de la valorisation et la diffusion des collections conservées dans les musées nationaux français. Je donne, ci-dessous, un résumé de quelques informations que l’on peut trouver sur le site de l’agence photo de la RMN :

 

"La mission de l’agence photo de la RMN est d’assurer la préservation de l’image des oeuvres pour les générations futures, fournir le matériel photographique nécessaire aux besoins iconographiques des conservations et proposer ces images à tous les publics, particuliers, scientifiques ou professionnels.

Le site Internet photo.rmn.fr offre, en français et en anglais, un accès libre, gratuit et complet (images et notices) à l’exhaustivité des fonds diffusés.

Près de 800.000 images photographiques d'oeuvres d'art conservées dans les musées nationaux et régionaux français, comme les musées du Louvre, d'Orsay, le Centre Pompidou, le musée Condé de Chantilly ou le Palais des Beaux-Arts de Lille, sont accessibles en ligne.

A partir du fonds de l’agence photographique, la Rmn-Grand Palais lance le site Images d’art.

Il est le compagnon idéal de ceux qui souhaitent faire de nos images un usage privé ou pédagogique, et intègre notamment une fonction de téléchargement des images.

Il est relié à photo.rmn.fr de manière que, toute image vue sur Images d’Art peut être achetée sur photo.rmn.fr.

Il devient ainsi une interface alternative à votre site professionnel photo.rmn.fr, qui continue bien entendu de vous accompagner dans votre recherche et vos achats."

 

L’on peut donc constater que l’accès libre et gratuit pour les images d’oeuvres des musées français tombées dans le domaine public ne concerne que l’usage privé ou pédagogique. L’utilisation pour un usage commercial reste payante.

 

     Je vais prendre un exemple précis que je connais bien pour illustrer mon ressenti.

   Une de mes anciennes nouvelles décrit Vincent Van Gogh peignant le tableau « L’Eglise d’Auvers ». Si je souhaitais publier ce récit pour un usage commercial, l’image numérique de ce tableau, qui appartient au musée d’Orsay, ne pourrait être obtenue qu’en l’achetant. Seule une image utilisée dans un but privé ou pédagogique peut être obtenue gratuitement sur le site de la RMN, mais seulement en basse résolution.

    Vincent Van Gogh ne vendit qu’un tableau dans sa courte vie. Il réclamait sans cesse à son frère Théo, marchand d'art, des gravures de tableaux pour s’informer sur l’art des autres peintres et s’en inspirer. Aujourd’hui, 128 ans après sa mort, je suis persuadé qu’il aurait souhaité un libre accès à l’image de son « Eglise d’Auvers » afin de permettre à tous les milieux sociaux de s’ouvrir à l’art, que ce soit pour une utilisation pédagogique ou commerciale. Cet homme cultivé, disait « Il y a du bon de travailler pour les gens qui ne savent pas ce que c'est qu'un tableau », ce qui permet d’entrevoir sa conception d’un droit universel à la culture.

     Le musée d’Orsay que j’ai interrogé pour l’obtention d’images, en leur faisant savoir que les éventuels bénéfices tirés d’une publication commerciale seraient reversés à une association à but social, m’a fait savoir qu’il fallait passer par l’agence photo de la RMN avec laquelle le musée travaille comme je l’ai indiqué précédemment, donc payer. Néanmoins, il me souhaitait gentiment de trouver ailleurs des images libres de droit à reproduire…

   J’ai donc parfaitement compris que les belles images des tableaux des musées français que l’on trouve facilement en haute résolution sur le site Wikimédia, et indiquées sur ce site comme étant dans le domaine public et donc utilisables, ne pouvaient être téléchargées librement à des fins commerciales dans notre pays.

   Je ne me suis pas découragé et ai décidé d’aller voir comment cela se passait ailleurs, dans les musées à l'étranger.

 

 

2. POLITIQUE DES MUSÉES À L'ÉTRANGER

 

 

    La plupart des musées mondiaux, comme je le signale au début de cet article, et dans la même logique que les musées français, mentionnent le plus souvent sur leur site : l’utilisation commerciale des images n’est pas permise.

    Néanmoins, j’ai été heureux de constater que, dans notre monde interactif dans lequel les images circulent facilement, quelques musées, et non des moindres, ont depuis quelques années, intelligemment, fait machine arrière et proposent une politique d’accès totalement libre et gratuite pour les images numériques d'œuvres d'art du domaine public. Attachés à leur rôle « d’éducateur public », le téléchargement en haute définition est le plus courant.

     Des musées finlandais, hollandais et, surtout, américains pratiquent cette politique. Trois d’entre eux, qui figurent dans le classement des plus grands musées d’art dans le monde, m’ont particulièrement séduit :

     - le Rijksmuseum à Amsterdam 

     - le Metropolitan Museum of Art à New York

     - la National Gallery of Art à Washington

 

     Je donne quelques détails sur la politique d’accès libre de ces musées.

 

 

RIJKSMUSEUM (Amsterdam)

 

Voir le site du musée : www.rijksmuseum.nl

 

"Nous sommes une institution publique, donc les oeuvres et les objets que nous possédons, d'une certaine manière, appartiennent à tout le monde”. 

 

     Cette phrase de Tacco Dibbits, directeur des collections du Rijksmuseum, devrait avoir de l'importance pour les internautes passionnés d'art.

 

 

THE MET (New York)

 

Voir le site du musée : www.metmuseum.org

 

"POLITIQUE D’ACCÈS LIBRE

 

Le 7 février 2017, le Metropolitan Museum of Art a mis en place une nouvelle politique appelée Open Access, qui rend les images d'œuvres d'art largement accessibles au public et librement disponibles, sans frais.

Il rend également disponibles les données de l'intégralité de la collection en ligne, qu'il s'agisse d'œuvres relevant du domaine public, de droits d'auteur ou d'autres restrictions, telles que le titre, l'artiste, la date, le support et les dimensions. Ces données sont disponibles pour tous.

Vous êtes invités à utiliser des images d'œuvres d'art de la collection Met que le Musée croit être du domaine public, ou celles auxquelles le Musée renonce à tout droit d'auteur, à toutes fins, y compris l'utilisation commerciale et non commerciale, gratuite et sans avoir besoin de la permission du Musée.

Pour identifier ces images, recherchez l'icône CC0 directement sous l'image."

 

 

NATIONAL GALLERY OF ART (Washington)

 

Voir le site du musée : www.nga.gov

 

"POLITIQUE DE LIBRE ACCÈS POUR LES IMAGES D'ŒUVRES D'ART PRÉSUMÉES DANS LE DOMAINE PUBLIC

 

Avec le lancement de NGA Images, la National Gallery of Art met en œuvre une politique d'accès ouvert pour les images numériques d'œuvres d'art que le Musée estime être du domaine public et libres de toute autre restriction connue. Les images de ces œuvres sont maintenant disponibles gratuitement pour toute utilisation, commerciale ou non commerciale. Les utilisateurs n'ont pas besoin de contacter la Galerie pour l'autorisation d'utiliser ces images. Elles sont disponibles en téléchargement sur le site Web de NGA Images."

 

 

3. CONCLUSION PERSONNELLE

 

 

    Cette longue étude, que je souhaitais la plus exhaustive possible, permet de se rendre compte que la politique d’accès à l’image en France et dans le monde souffre encore de beaucoup trop de restrictions. Rassurez-vous, je n'ai pas visité tous les musées mondiaux...

     Je conseille donc aux personnes qui souhaiteraient éditer un livre dans lequel des images d’arts apparaissent, de faire une recherche spécifique et de télécharger les images dans les musées permettant un accès libre aux œuvres d’art. Comme me le conseillait d'ailleurs le musée d'Orsay...

    Je montre au début de l’article la très belle qualité de téléchargement en haute définition de la « Femme lisant une lettre » de Johannes Vermeer que j’ai obtenue en utilisation libre sur le site du Rijksmuseum à Amsterdam.

 

     Je souhaite terminer cet article par les très belles phrases que l’on peut trouver sur le site de la National Gallery of Art à Washington. Je pense qu’un jour les musées du monde entier s’en inspireront :

 

"Les œuvres appartenant au domaine public sont celles qui ne sont pas protégées par le droit d'auteur. 

La mission de la National Gallery of Art est de servir les États-Unis d'Amérique dans un rôle national en préservant, collectionnant, exposant et favorisant la compréhension des œuvres d'art aux normes muséales et académiques les plus élevées possibles. Dans la poursuite de cette mission, le Musée met ses collections d'images et d'information à la disposition des chercheurs, des éducateurs et du grand public pour soutenir la recherche, l'enseignement et l'enrichissement personnel ; promouvoir la recherche interdisciplinaire ; et de favoriser une appréciation de tout ce qui inspire de grandes œuvres d'art.

La politique d'accès ouvert du Musée est un prolongement naturel de cette mission et, en appliquant la politique dans un environnement numérique mondial, le Musée élargit et améliore son rayonnement éducatif et scientifique. 

Le Musée croit que l'accès accru à des images de haute qualité de ses œuvres nourrit la connaissance, l'érudition et l'innovation, des utilisations inspirantes qui transforment continuellement la façon dont nous voyons et comprenons le monde de l'art."

 Vincent Van Gogh aurait apprécié...

 

Autoportrait de Van Gogh obtenu en haute définition et téléchargement libre sur le site de la National Gallery of Art - Washington

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Vincent Van Gogh – Autoportrait, 1889, National Gallery of Art, Washington

 

 

 

    Cet article est mon dernier avant le début des grandes migrations estivales. Je vous souhaite à tous d'excellentes vacances reposantes qui vous permettront de revenir avec vos musettes emplies de nouveaux projets à partager. A bientôt...

  

 

Commentaires

  • Je viens de lire avec beaucoup d'attention ton billet.
    Le droit d'auteur est effectivement différent selon les pays.
    En France, tu as le droit de photographier toi-même un tableau dans un musée (dans ceux qui le permettent, ce qui n'est pas toujours le cas, hélas) et te servir librement de ta photo dans un ouvrage que tu publierais, si l'auteur du tableau est mort depuis plus de 70 ans.
    Mais, tu n'as pas le droit d'utiliser les images faites par d'autres photographes, car, dans ce cas, ce n'est plus le droit du peintre qui s'applique mais celui du photographe qui a réalisé la photo.
    Il n'y a pas si longtemps, j'ai passé du temps au musée d'Orsay, photographiant des détails d'oeuvres qui me parlaient. Depuis, ce n'est plus possible car les photos y sont depuis quelques années interdites.
    Ceci étant, tu as eu la bonne démarche en demandant l'autorisation au musée.
    J'espère que tu pourras trouver suffisamment de photos en usage libre pour illustrer ta prochaine publication.
    Bonnes vacances, Alain.

  • C’est exactement ce que j’explique longuement. Maintenant les choses me paraissent claires.
    La jurisprudence en France ne considère pas les photos d’œuvres d’art comme un acte de création « original ». Mais les musées veulent encore pour quelques temps profiter de l’image de leurs tableaux en les faisant payer.
    En ce qui me concerne, il est certain que je serais obligé de limiter les images que j’aimerais publier à celles des musées qui les rendent libres. C’est à dire très peu et cela m’énerve passablement.
    Heureusement, les musées dans le monde que j’ai cités ont intelligemment compris qu’il ne servait à rien de s’acharner à restreindre le droit à l’image. Les très belles phrases de la National Gallery à Washington qui concluent mon article devraient servir d’exemple à tous les musées mondiaux.
    Un jour peut-être...
    Belles vacances à toi aussi en te détendant l'esprit.

  • Intéressante mise au point, Alain, qui concerne, non pas les blogueurs que nous sommes, mais uniquement les auteurs d'ouvrages à mettre en vente parmi lesquels tu souhaites à l'avenir compter.
    À te lire, la France, - et peut-être aussi la Belgique, tu n'en dis mot ?! -, reste au niveau des droits à l'image un pays rétrograde ... qui, à un moment ou à un autre, devra s'aligner sur d'autres institutions muséales.

    Un point sur lequel tu restes muet : combien te coûterait personnellement une image que tu souhaiterais acheter ?

    Une autre question me vient à l'esprit : la trésorerie de la maison d'édition qui te publierait ne pourrait-elle pas s'acquitter de l'achat de ces images qui émailleraient ton texte ?

  • Tes questions, Richard, m’amènent à longuement préciser certains points, même si j’ai essayé d’être le plus précis possible dans l’article.

    Ce problème juridique concerne essentiellement les auteurs désirant éditer des ouvrages commerciaux, mais pas seulement.

    En France, l’on peut se procurer des images gratuitement s’il n’y a pas de but commercial comme je le fais souvent. Le site de la RMN fournit des images d’art dont la qualité est moindre s’il ne s’agit pas d’une vente. Il vaut mieux utiliser wikimédia en haute définition.

    En ce qui me concerne, j’en ai déjà parlé assez souvent mais je reprécise mes intentions.

    Je souhaiterais, dans un premier temps, publier mon roman (légèrement revu et corrigé) sur Vincent Van Gogh parlant de ses deux derniers mois à Auvers. Il a déjà été publié sur Calaméo en lecture libre. Par contre, je ne pourrais insérer les tableaux du peintre que je mettais à chaque chapitre, et cela m’énerve car, comme je le dis dans l’article de ce jour, j’ai du mal à concevoir de parler d’un artiste sans montrer son travail (surtout celui de Van Gogh que j’admire). J’ai trouvé quelques images à l’étranger comme je l'ai dit à Orsay. De toute façon il ne vaut mieux pas en montrer beaucoup car cela augmente le prix du livre.

    Autre de tes questions. Je ne passerai pas par une maison d’édition classique car, j’en ai souvent parlé sur le blog, ceux-ci n’accepteraient pas, pour diverses raisons, dont le coût, un roman sur un peintre comprenant de nombreuses images, et si possible de belle qualité. Il faudrait que je sois un vrai spécialiste de l’art et, en plus, que mon écriture plaise ce qui n’est pas gagné.

    Je passerai donc par l’autoédition comme beaucoup le font actuellement, mais en me restreignant de beaucoup sur les images. Cette publication n’a pas de but commercial pour moi-même puisque, comme le recueil de poésie récent de Lorraine, je reverserai intégralement d’éventuels bénéfices (j’ai un gros doute sur les possibles bénéfices !) à l’association Rêves au profit de l’aide aux enfants gravement malades.

    Pour le coût des images, je ne sais exactement mais j’ai quelques raisons de penser que cela n’est pas donné.

    Bien sûr que la France est rétrograde puisque l’on s’appuie sur le droit d’auteur des photographes pour justifier la vente des images numériques. Je ne vois pas en quoi la simple reproduction d’une photo de tableau est une œuvre d’art…

    Dernier point. Pour la Belgique, je n’avais pas vérifié, et je viens de regarder au hasard vos musées : Musée royaux des Beaux-Arts de Belgique. Je donne le lien : https://www.fine-arts-museum.be/fr/la-recherche/musee-numerique/service-photographique
    Le problème est semblable car, comme la France, les images sont tarifées.

    Voilà. J’ai fait long mais le sujet est d’importance.

  • Du tout, Alain ! Tu n'as pas "fait long" ! Tu m'as répondu de manière circonstanciée sur l'un ou l'autre point : c'est ce que j'attendais. Merci.
    Je suis néanmoins étonné que, dans ce cas spécifique, tu ne te sois pas renseigné sur le prix d'achat d'une photo ...

  • Pour les tarifs, j’ai déjà essayé sur le site de la RMN. Je n’y arrive pas. Il me redemande sans arrêt un mot de passe.
    Sur le site belge que je t’ai indiqué tu as des prix en fonction du nombre de tirage. Je vois 125 € pour une illustration.
    Cela dépend des musées. Si cela t’intéresse tu peux chercher dans les musées. Mais cela n’est jamais très clair, comme pour le Louvre. J’avais également tenté par curiosité au Van Gogh Museum. Ils m’ont répondu qu’il m’écrirait…
    J’ai la sensation que c’est moins facile si l’on n’est pas une maison d’édition…

  • Bonjour Alain,
    Passionnant article que j'ai lu comme un chapitre de roman car il y a du suspens dans ce que vous exposez. J'ai également lu vos riches échanges avec Richard et Quichottine etc
    Que de procédés tatillons! Que de "moi je" dans cette façon de vouloir faire payer l'accès à une image numérique pour un usage commercial et que de prise de tête résultant de tout ce qu'il faut savoir pour pouvoir avancer dans cette forêt finalement bien inhospitalière qu'est celle de la politique des images muséales...
    Votre travail en est d'autant plus précieux...
    Franchement, Alain, est-ce qu'un jour, si on photographie un arbre, l'arbre en question nous demandera des droits d'auteur? Quel égoïsme patenté!
    Je souscris pleinement à ce que vous avez écrit au sujet de Van Gogh qui aurait sûrement voulu le partage visuel de ses oeuvres pour ouvrir l'art au plus grand nombre...
    Et quand nous écrivons nos articles, gratuitement, avec opiniâtreté et il faut bien le dire un certain talent, nous les donnons à lire, sur le blog, tout aussi gratuitement alors...
    Je trouve normal en revanche qu'une publication en auto-édition soit rémunérée pour l'auteur qui a passé un temps fou à la mettre en oeuvre, à faire des recherches, qui a dépensé de l'argent aussi pour sa documentation etc...
    Mais concernant des tableaux peints par des gens qui sont morts depuis bien longtemps... quel côté vénal!
    Bravo aux musées étrangers dont vous parlez, voilà de l'ouverture d'esprit et quelque chose qui est à relier à l'esprit premier d'Internet: le partage... Ensuite, ça a bien changé...
    En tous cas, je vous remercie pour ce passionnant exposé et je vous souhaite de bonnes vacances en vous disant que je ferai avec grand plaisir l'acquisition de votre publication.
    Merci à vous pour vos partages pleins de générosité et d'intelligence, bel été
    Bien amicalement
    Cendrine

  • J’espère que mon article est passionnant, Cendrine. Il m’a pris du temps mais il fallait que je comprenne un peu mieux le fonctionnement des musées en matière de droit à l’image.

    Que de « moi-je » comme vous dites. Effectivement, tous ces musées, comme en France, ce targue d’avoir pour mission la libre diffusion des images gratuites à tous les publics.

    Comme si un musée comme celui du Louvre ne gagnait pas assez d’argent avec ses millions de visiteurs, ses ouvrages d’art, les nombreux dons reçus, et autres ?

    Votre image de l’arbre réclamant des droits d’auteur correspond parfaitement à ce que je veux exprimer. D’ailleurs les photos reproduisant des images de tableaux considérées comme des œuvres d’art sont, le plus souvent, rejetées par la jurisprudence en ce domaine.

    Evidemment que l’art devrait être gratuit et accessible à tous. Cela élèverait l’esprit de beaucoup et permettrait un peu moins de bêtise et de violence dans le monde.

    Un Van Gogh qui s’est battu toute sa courte vie pour qu'un jour on daigne reconnaître son génie, est aujourd’hui largement admiré dans le monde, et permet ainsi à certains de gagner de l’argent sur ses œuvres : musées, collectionneurs, etc.

    Les trois musées étrangers dont je parle ont eu, après réflexion, l’intelligence de comprendre que cela leur rapporterait plus de permettre l’accès en haute définition de leurs oeuvres qu’en faisant l’autruche comme les autres.

    J’arrête là-dessus car cela m’énerve, depuis le temps que je m’interroge à ce sujet. Le peu que j’ai écrit a toujours été lié à la peinture, et, pour moi, la vision des tableaux que je montrais en cherchant la meilleure qualité était plus importante que ma prose.

    Pour l’autoédition on verra à la rentrée. C’est un travail mais je connais un peu avec Calaméo qui est un site formidable permettant de publier autant d’images que l’on souhaite. Avec malheureusement peu de lecteurs et d’échanges…

    Vous avez raison, Cendrine, nos blogs ouvrent une voie d’accès à la connaissance car nos publications, qui nous demandent un gros travail, sont entièrement ouvertes à tous.

    Je vous souhaite un été de joie, en espérant une sensible amélioration de votre santé. Vos lecteurs ont besoin de vous.

    Amicalement

  • Vous dites Van Gogh aurait apprécié et pourtant... Les héritiers-experts du musée Van Gogh d'Amsterdam ont mauvaise réputation. Ils s'assurent l'exclusivité. Notamment concernant les expertises. Plus d'un l'a appris à ses dépends! Une Américaine qui possédait un tableau du peintre l'avait prêté à ce musée qui l'exposait et lorsqu'elle a voulu le récupérer pour le vendre, ils ont déclaré qu'il était faux, refusant de donner le certificat. (Alors, ils exposaient un faux?). De même un Français qui a publié un livre de dessins inédits retrouvés de Van Gogh s'est vu intenter un procès par ces fameux héritiers, seuls compétents à décerner les certificats d'authentification...

  • Je suis allé plusieurs fois au Van Gogh Museum. Ils gagnent largement leur vie avec la peinture de ce pauvre Van Gogh qui ne vendit qu’un tableau dans sa vie. Ils ne m’ont pas répondu lorsque je me suis renseigné par curiosité sur le coût des images qu’ils vendent. Néanmoins ce sont des experts unanimement reconnus de l’œuvre du peintre puisqu’il possède le plus grand fonds dans le monde.
    Pour le livre de dessins dont vous parlez, il s’agit certainement du fameux « Le brouillard d’Arles » que les découvreurs se sont empressés d’éditer un peu partout dans le monde car cela était juteux. J’ai vu le livre avec les 65 dessins. Je connais bien Vincent mais je ne suis pas un spécialiste de l’art. Néanmoins, à ma première vision j’ai eu un gros doute pour certains des dessins dont celui de Gauguin. Je pense que les experts du Van Gogh Museum ont une expérience suffisante de l’œuvre pour faire autorité. D’ailleurs je viens de voir qu’ils ont reconnu en début d’année 2018 deux nouveaux dessins peints par Vincent à Montmartre à son arrivée à Paris, ce qui me paraît tout à fait logique car il dessinait beaucoup en arrivant en France.

    J’en reviens au thème de mon étude. Lorsque je parlais de l’appréciation de Van Gogh, je voulais dire que Van Gogh aurait apprécié les superbes phrases de la National Gallery à Washington qui concluent mon article : « Le Musée croit que l'accès accru à des images de haute qualité de ses œuvres nourrit la connaissance, l'érudition et l'innovation, des utilisations inspirantes qui transforment continuellement la façon dont nous voyons et comprenons le monde de l'art. »

    Les trois musées dont je parle dans l’article, parmi les plus grands dans le monde, en permettant le libre téléchargement de leurs oeuvres, ont une vue éducative de l’art que Vincent aurait apprécié car il disait : « Il y a du bon de travailler pour les gens qui ne savent pas ce que c'est qu'un tableau ». Ce n’est pas le cas des musées français et de beaucoup d’autres dans le monde.

  • Perso, je me souviens lorsque j'ai rédigé "une anti-sèche de l'art" (avant les réseaux sociaux et autres) , je me suis aussi confronté à l'image payante et les plus sévères sont les fondations telles que celle de Picasso!! Dès que tu veux vendre, tu tombes dans le puit des mercantiles de tous azimuts!! mon manuscrit avait été accepté mais je n'ai jamais fait la démarche pour l'éditer!! le livre serait revenu trop cher!! désormais, il y a d'autres manières mais attention quand même!!!Bonnes vacances à toi!!Bisous Fan

  • Tu reviens, Fan, sur un point dont j’ai déjà beaucoup parlé : le coût des images dans les musées français, et beaucoup d’autres dans le monde. Ces musées n’ont rien compris ou trop bien compris, ce que veut dire « images du domaine public », c’est à dire un bien culturel appartenant à tous. Ainsi, aidés par le ministère de la culture, ils profitent d’un flou sur le droit d’auteur des photographes de leurs tableaux pour vendre les images. Un droit d’auteur que la jurisprudence ne reconnaît pas…
    Editer un livre avec des images sur l’art revient beaucoup trop cher. Par ailleurs, si l’on n’est pas un spécialiste de l’art, nous ne sommes guère pris au sérieux par les éditeurs.
    Alors, il reste l’autoédition en cherchant soi-même des images libres de droit dans le monde.
    Excellente été à toi dans ta région de soleil.

  • Bonjour Alain,
    Merci pour votre article traitant de ce problème particulièrement agaçant :(
    Sauf erreur de ma part, les photographes spécialisés des musées nationaux français sont déjà rémunérés par les dits musées... avec nos impôts donc !!
    Si vous ne le connaissez déjà, je vous invite à lire cet article bien documenté sur le propos : https://scinfolex.com/2013/09/08/photographie-dans-les-musees-la-charte-du-ministere-passe-sous-silence-le-domaine-public/
    (Mea culpa : au début de la création de mon blog, j'ai flanqué un © sur les photos que j'avais prises dans les expos que je visitais, ce qui était totalement stupide de ma part et je ne le fais plus maintenant. )
    Au plaisir de vous lire. Bonne vacances à vous. Réjane

  • Bonjour Réjane

    Non, vous n’êtes pas fatiguée, j’ai juste enlevé un de vos commentaires qui faisait double emploi.
    C’est drôle, je me demandais justement cette semaine ce que vous deveniez, ne vous voyant plus sur FB…
    Merci pour le très intéressant article que vous me joignez qui date de 2013. Il traite essentiellement des photos prises dans les musées par les visiteurs. Il parle également de la politique des musées en matière de diffusion des images des œuvres d’art tombées dans le domaine public.
    Ce texte rejoint les différents points qui m’interpellent dans mon article.
    C’est une passionnante étude dont je reprends ci-dessous, trois paragraphes essentiels qui résument parfaitement les difficultés rencontrées en France sur le droit à l’image :

    1. Si le Code de Propriété Intellectuelle comportait des mentions claires de la notion de domaine public, ainsi que des mécanismes de protection, le Ministère de la Culture et les établissements culturels ne POURRAIENT PLUS passer de la sorte sous silence le domaine public comme s’il n’existait pas.

    2. Les musées et la RMN s’abritent derrière l’idée que leurs photographes disposeraient d’un droit d’auteur sur les photos de tableaux, mais l’évolution de la jurisprudence en matière d’originalité condamne de plus en plus nettement cette interprétation.

    3. Il est vraiment regrettable que la très grande majorité des musées français ne comprennent pas les enjeux liés à la diffusion du domaine public sur Internet.
    Ils sont tout simplement en train de rater un moment historique et porteront la responsabilité d’avoir fait rater ce moment à la culture française.

    Je tente, ci-dessous, de résumer la pensée de l’auteur de cette étude, ainsi que la mienne sur ce sujet :

    - La notion de « domaine public » semble être volontairement ignorée par les musées. Ils sont propriétaires des œuvres exposées et ne font pas la différence entre leur droit de propriété des œuvres et les droits d’auteur des œuvres qui sont, pour l’essentiel, tombés dans le domaine public après 70 années. Ces œuvres sont un bien public et, de ce fait, leurs images appartiennent à tous.

    - Les musées s’abritent toujours derrière un hypothétique droit d’auteur du photographe du tableau. Ainsi ils peuvent, aidés par les Ministères ne parlant pas de ce flou juridique concernant l’obtention d’images numériques sur le net, continuer à faire payer à un coût élevé des images destinées à être diffusées commercialement.

    - La libre circulation numérique des oeuvres d’art est donc considérablement freinée et les livres d’art restent hors de prix et inaccessibles à la majorité des personnes.

    Je crois, Réjane, qu’il n’y a pas grand chose à rajouter et que le problème d’obtention d’images destinées à un usage commercial reste entier aujourd’hui.
    Nos musées comprendront-ils un jour la leçon en matière de rayonnement éducatif que les grands musées étrangers, comme le Rijksmuseum, le MET et la NGA, sont en train de nous infliger ?
    Un grand merci pour votre participation.
    Si vous avez d’autres idées à ce sujet, je suis preneur.
    Je vous souhaite d’excellentes vacances.

  • Cher Alain,
    J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre article, qui met bien en évidence l'absurdité de ce "droit à l'image" que tentent de préserver nos musées français, vrais avares de la culture, pourtant financés par le contribuable depuis bien plus de 70 ans !
    Sachez que le même problème se pose aux photographes, lorsqu'ils prennent en photo, même à l'arrière-plan, des monuments dont l'architecte est mort depuis moins de 70 ans... On appelle cela le droit de panorama.
    Je me demandais si pour vous il n'y aurait pas une solution qui serait de photographier, non l'original du tableau de Van Gogh, mais une reproduction (avec la permission de l'auteur de la reproduction). Il ne manque pas de "copistes", dans les musées... et peut-être pourriez-vous vous entendre avec un étudiant des beaux-arts intéressé par une participation à votre livre. Ou, pour un prix raisonnable qui ne dépasserait probablement pas le montant de la redevance au musée d'Orsay, avec un professionnel de la copie. On pourrait imaginer alors de photographier le "tableau" (la copie) à plusieurs moments de sa composition pour faire comprendre le travail du peintre. A la National Gallery de Londres, j'ai vu des copistes travailler et c'était passionnant.
    Mais ce n'est pas mon rôle de vous donner des conseils, bien sûr. Et puis j'ai toujours tendance à rêver, et mon copiste est sans doute sorti d'un de mes rêves.

  • Bonjour Carole

    Cette étude sur le droit à l’image que je connaissais mal m’a amplement confirmée qu’il s’agissait d’une main mise des pouvoirs publics, en accord avec les musées et la RMN, sur la diffusion des images d’art dans notre pays.
    Les trois musées dont je parle dans l’article et que je décris comme « intelligents » ont parfaitement compris qu’il ne servait à rien de s’opposer au progrès engendré par internet et le numérique. C’est un combat d’arrière-garde qui coûte très cher à la culture française et nous placera bientôt dans le dernier peloton si l’on fait le tour de la France.
    Le petit peuple reste sur le bord du chemin en matière de culture alors que des images magnifiques circulent sur le net. On peut les voir sur des écrans mais pas sur papier glacé dans toute leur splendeur car les ouvrages d’art sont inabordables pour beaucoup.

    Merci pour votre idée, Carole, qui pourrait être séduisante mais reste un peu complexe de photographier des copies de tableaux en s’entendant avec des professionnels.
    Je dois reconnaître que c’est contraire à ma conception de l’art. Une copie ne remplacera jamais la toile originale, œuvre sortit de l’esprit du peintre qu’il a imaginée et créée. Personne ne peut reproduire « L’Eglise d’Auvers », rendre la force des couleurs, les lignes déformées, le rythme de l’édifice qui lui donne cette vie intérieure voulue par Vincent.

    Non, je garde mon idée en attendant qu’un jour la France devienne intelligente et finisse par revenir à la raison. J’écrierai encore sur la peinture puisqu’il s’agit de mon thème de prédilection, mais je travaillerai à partir d’images libres de droit des musées étrangers. C’est bien dommage car les meilleures images sont en France la plupart du temps.
    En ce qui concerne mon livre sur Van Gogh que j’ai déjà publié avec des images sur Calaméo ouvert à tous, je tenterai l’autoédition, peut-être sur Amazon qui paraît au point, en n’utilisant que quelques images prises dans les musées dont j’ai parlé.

    Voilà où en est notre pays. Il faut aller à l’étranger pour glaner quelques images libres de droit. Le pire est le Van Gogh Museum qui profite à plein de ce brave Van Gogh qui serait bien peiné dans sa petite tombe d’Auvers s’il voyait cela.

    Je sais que vous êtes une rêveuse, Carole, mais une jolie rêveuse qui a des idées plein la tête (dont cette idée de copie) et dont j’apprécie beaucoup la qualité des textes accompagnés de photos inattendues. On va bien trouver le moyen de vous les interdire un jour…

    Je suis sûr que vous allez trouver un article à publier sur le sujet des œuvres d’art du domaine public dont les images appartiennent à tous. Ce que j’en dis…

    Amitiés et excellentes vacances à vous et votre famille.

  • En triant les photos de mes peintures, j'ai pensé à vous… puisque vous aimez Van Gogh...

    https://servimg.com/view/11054385/1508

  • Joli travail.

    En général je n’aime pas trop les interprétations de ce genre. Mais celle-ci je ne déteste pas car vous placez dans la pensée du mort ce qui a été son existence, sa joie de vivre : les couleurs.
    Et dans ce monde là il était heureux Vincent.

  • J'avais fait cette peinture lors du 100ème anniversaire de sa mort. On ne parlait que de lui en France et à Amsterdam où il y avait des expos exceptionnelles. Aussi la vente des tournesols à une compagnie d'assurance à prix exorbitant. Tout cela me laissait à la fois admirative et triste.
    C'est dans ce contexte que j'ai peins pour traduire un malaise que j'avais dans le coeur.

  • Oups! L'aurtaugrafe! Pas évident sur le clavier du téléphone :-(

  • 1990, 100e anniversaire de sa mort… C’est déjà loin. Je me rappelle la vente des tournesols qui battait le record de vente d’un tableau dans le monde.
    Ce malaise qui est dans votre cœur, Christiana, et que vous exprimez bien dans ce tableau, je l’ai moi-même ressenti constamment dans ce roman « Que les blés sont beaux » écrit par Vincent avec ma plume.
    L’artiste conte au jour le jour ses deux mois à Auvers où il peignait parfois plus d’un tableau par jour. Beaucoup d'entre eux sont des chefs-d’œuvre. Il m’a fait partager ses joies, ses doutes, sa souffrance, ses rencontres, sa recherche. Dans une fureur sourde de travail, il m’a expliqué sa technique, sa passion pour cette peinture qui lui faisait dire :
    « C'est trop beau pour que j'ose le peindre ou puisse le concevoir »

  • Je ne savais pas que vous vous étiez glissé dans la peau de Vincent pour écrire un roman… vous êtes un cachotier! Comment se le procurer?

  • Vous n’avez pas du lire mon article car j’en parle plusieurs fois ainsi que dans les commentaires. Il est un peu la cause de mon énervement contre les musées qui ne permettent pas la libre utilisation des images de leurs tableaux dans un but commercial.
    Ce livre s’affiche au début de mon blog. Il est consultable par tous librement dans le site Calaméo, en cliquant sur l’image « Que les blés sont beaux ».
    Je l’ai légèrement repris depuis quelque temps. Je pense que je le publierai en autoédition en fin d’année en limitant le nombre de tableaux de Van Gogh à insérer. Je suis obligé d’aller en chercher à l’étranger dans les musées qui permettent le téléchargement en haute définition de leurs toiles.

  • Si bien sûr, je l'avais lu mais c'était flou…

    Des phrases comme:

    Une de mes anciennes nouvelles décrit Vincent Van Gogh peignant le tableau « L’Eglise d’Auvers ». Si je souhaitais publier ce récit pour un usage commercial...

    Depuis que j’ai commencé à écrire sur l’art...

    des tableaux que je souhaiterais utiliser pour une éventuelle publication…

    Dans les mois à venir, je souhaiterais tenter l’aventure de l’autoédition pour quelques-uns de mes écrits…

    Tout cela ne dit pas que vous parlez d'un roman. Je pensais qu'il s'agissait d'articles de votre blog.

    Et vous dites:
    dans des éditions sur la plateforme de publication Calaméo dont le contenu est ouvert à tous…

    Je ne pensais pas non plus que c'était un roman. C'est quoi Calaméo?
    Dangereux de publier ainsi sur le net!
    L'avez-vous déposé? J'espère…
    Et pourquoi vouloir publier en autoédition?
    Pourquoi ne pas tenter un vrai éditeur?

  • Je m’excuse car je ne pensais plus que l’on ne se connaissait que depuis assez peu de temps. Il est vrai que mes allusions à mes écrits étaient assez floues dans ce dernier article. Par contre j’en parlais dans plusieurs réponses à des commentaires, dont celui de Richard en lui expliquant pourquoi je ne pouvais passer par une maison d’édition classique.

    Je ne veux pas vous ennuyer en vous rappelant mon parcours d’écriture. Je vous en donne cependant les grandes lignes depuis les débuts il y a une dizaine d’années à l’ouverture du blog.

    Passionné de peinture depuis longtemps, j’ai créé ce blog après ma retraite professionnelle. Ayant du temps, je voulais profiter de mes quelques connaissances en écrivant sur l’art en utilisant la fiction, souvent historique. J’ai commencé à publier sur le blog des nouvelles et deux romans dont celui sur Van Gogh. Au fil des années je les ai affinés.

    J’étais en lien avec de nombreuses personnes qui utilisaient le site de publication et partage Calaméo pour publier leurs récits en format livre. Ce site, sorte d’autoédition mais uniquement à l’écran, est très pratique et convivial à utiliser. Ainsi je pouvais montrer les tableaux des peintres dans mes écrits. Le téléchargement par d’autres n’était pas permis sur Calaméo, par contre tout le monde pouvait me lire.

    J’ai ainsi publié dans ce site, vous les voyez en images à cliquer, en haut du blog, deux recueils de nouvelles « Deux petits tableaux » et « Conter la peinture », ainsi que le roman « Que les blés sont beaux ». Et, récemment, un recueil de poèmes choisis de Baudelaire.

    Aujourd’hui, beaucoup de personnes utilisent l’autoédition pour publier des écrits. Mon but n’est pas de faire du commerce mais uniquement de conserver mes histoires sur des livres papier plus pratique à lire et, cela m’étonnerait, s’il y a un léger gain je le reverserai intégralement à l’association « rêves » qui vient en aide aux enfants gravement malades.

    Pourquoi l’autoédition ?
    Facile à utiliser même s’il cela demande un certain travail.
    Pas de contraintes commerciales diverses.
    Depuis le début, je ne conçois pas des écrits sur la peinture sans montrer les tableaux dont je parle, avec une bonne qualité d’image (comme je le fais sur le blog et Calaméo). Cela ressemble à des ouvrages d’art et cela est impossible chez des éditeurs car trop cher à l’édition et réservé aux véritables spécialistes de l’art, ce que je ne suis pas.
    L’autoédition permet d’insérer soi-même des tableaux dans les textes. Malheureusement, d’où la raison de mon article sur le droit à l’image, il faudra limiter le nombre de tableaux par rapport à Calaméo, du fait de l’interdiction de certains musées en utilisation commerciale.

    Voilà, j’ai fait un peu long. Vous me connaissez mieux. Mes explications sont peut-être un peu naïves mais correspondent à ma pensée qui est de se faire plaisir en parlant des peintres et en montrant leurs tableaux comme ceux de Van Gogh. A mes yeux leurs toiles sont plus importantes que mes écrits.

  • En effet, à présent je comprends mieux.
    Désolée d'avoir pris le train en marche…
    Il est vrai aussi que je n'avais pas lu la totalité des commentaires, seulement en diagonale, je l'avoue, car il y en avait vraiment beaucoup!
    J'ai publié moi aussi mon premier roman (qui aujourd'hui ne peut plus être nommé le premier, La sonate ayant pris sa place, ce qui ennuie d'ailleurs beaucoup Richard…) en édition numérique, ce qui est à peu près pareil que l'autoédition, sauf qu'on a rien à payer à l'avance…
    Je comprends vos motivations.
    Personnellement cela m'attristait que ce roman soit si peu lu car j'avais très envie de partager mon amour de l'art, de la musique, de la sculpture et des villes que j'aime avec plus de lecteurs.
    Aujourd'hui je suis très contente car ce pré-roman sera peut-être publié chez un "vrai" éditeur; j'en profite pour le réécrire correctement car il était bourré de maladresses, d'erreurs, de clichés que, avec ma petite nouvelle expérience, je ne referais plus.
    Il me semble que vous devriez quand même déposer à la Maison des Auteurs car il serait triste que vous vous aperceviez un jour qu'on s'en est servi à des fins commerciales peu reluisantes…

    Je suis en ce moment en pleine préparation de mon deuxième roman qui sortira en 2019 mais lorsque j'aurai fini, je me ferai un plaisir d'aller lire votre livre puisque je sais désormais comment le trouver.

  • Vous allez recevoir un courrier séparément pour ne pas trop alourdir les commentaires.

  • Je viens de lire votre article avec grand intérêt et ne reviendrai pas sur les droits d'auteur ou les droits à l'image (utilisation de la photographie d'une toile à des fins commerciales) puisque beaucoup de choses ont été dites dans votre article et dans les commentaires que j'ai lus moi aussi en diagonale. Je voulais juste ajouter que ce qui est paradoxal (à mes yeux) c'est qu'en 1997 je me suis rendue à Amsterdam rien que pour voir le musée Van Gogh ou Rijksmuseum. Passionnée de Vincent Van Gogh, et ayant réalisé quelques copies à partir d'images trouvées dans des revues ou magazines (à cette époque, pas d'Internet, en tout cas pas chez moi, j'ai dû attendre 2005 pour cela) je m'étais réjouie à l'idée de voir les toiles de Vincent en vrai de vrai. Je m'étais équipée de mon appareil photo pas numérique du tout à cette époque (pour mon premier APN j'ai dû attendre 2007). J'avais acheté une pellicule photo argentique haute qualité et 800 iso sachant que dans un musée on n'a pas le droit d'utiliser un flash pour prendre des photos. Eh bien, quelle ne fut pas ma déception quand on m'a priée de déposer mon appareil photo à l'accueil : "photos interdites dans le musée, madame". Et curieusement, je lis que le Rijksmuseum à Amsterdam fait partie des musées qui autorisent librement la publication de leurs photos d’œuvres d'art, estimant que les œuvres d'art sont à tout le monde. Je m'en réjouis bien entendu, mais j'ai un petit pincement au cœur de n'avoir pas été autorisée à prendre quelques photos dans ce musée car je n'ai malheureusement jamais eu l'occasion d'y retourner. Les quelques toiles de Vincent que j'ai vues, je les ai vues (à plusieurs reprises) au musée d'Orsay à Paris et récemment au Petit Palais lors de l'exposition "les peintres hollandais à Paris".
    J'en ai vu une également - magnifique - à Aix en Provence, dans un musée privé et cette toile provenait d'une collection privée. Interdiction de faire des photos. Quelle frustration. Cette toile me faisait vibrer comme peu d’œuvres ont eu l 'occasion de le faire. C'était un vase avec des fleurs, dans les tons rouges, avec de forts empâtements de couleurs pures, ce qui précisément créait cet effet vibratoire intense. Le format en était plutôt moyen, voire petit.
    Quel dommage que l'on ne puisse pas avoir accès à l'ensemble des toiles (visuellement) d'un artiste.

  • Je suis désolé de vous répondre avec beaucoup de retard n’ayant pu le faire avant.
    Bonne idée d’avoir été à Amsterdam pour voir ces deux musées que les passionnés de Van Gogh et de la peinture hollandaise n’ont pas le droit de rater.
    Le rijksmuseum est l’un des musées qui permet le libre téléchargement des œuvres. Pour les photos je ne sais pas. Cela a peut-être changé aujourd’hui.
    Si vous recherchez des images de qualité sur Van Gogh vous en trouverez d’excellentes sur le site Wikimédia commons. Peut-être votre tableau de fleurs si trouvera. Vous pouvez télécharger, la seule restriction, comme je l’explique, concerne certains musées lorsqu’il s’agit d’une utilisation commerciale.
    Si vous avez vu l’exposition sur les peintres hollandais à Paris, j’espère que vous avez pu voir celle de « Vermeer » qu’il ne fallait pas manquer.
    Belle journée à vous.

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