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30 novembre 2014

Paul Durand-Ruel : Un marchand visionnaire

 

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Auguste Renoir – Paul Durand-Ruel, 1910, collection particulière

 

 

« Ce n’est pas un marchand de tableaux c’est un apôtre, un prophète »

 

                            Théodore Duret

 Lettre à Claude Monet du 29 novembre 1884

 

 


 

     Chamboulé !... Non, plutôt… impressionné !

     « Puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l’impression là-dedans », disait en 1874, lors de la première exposition des futurs impressionnistes, un critique du Charivari pour se moquer du tableau de Claude Monet « Impression, soleil levant ». Moi-même, tout comme ce journaliste, je reste impressionné par ce que j’ai vu. Mais, contrairement à lui, mes impressions sont positives, débordantes, enthousiastes…

     Le musée parisien du Luxembourg a frappé un grand coup pour son ouverture, le 9 octobre dernier, de sa saison automnale : l’exposition « Paul Durand-Ruel – Le pari de l’impressionnisme ».

     Cette année 2014 a été somptueuse pour les peintres impressionnistes ! Après la superbe exposition au musée Marmottan « Les impressionnistes en privé » pour laquelle j’ai publié un article le 13 mai dernier, je viens, à nouveau, dans ce beau musée longeant le jardin du Luxembourg de mon enfance, de retrouver l’univers pictural que j’aime : léger, vaporeux, couleurs fragmentées tremblotantes dans la lumière,  fugitivité des choses.

     Pour la première fois, une exposition est consacrée à celui qui fut l’un des plus grands marchands d’art du monde, au tournant du 19e et du 20e siècle : Paul Durand-Ruel, visionnaire, amateur éclairé, collectionneur lui-même, mécène et ami des peintres modernes qui voulaient chambouler l’art académique. Durant des dizaines d’années, il va se battre, jusqu’à risquer sa fortune personnelle, pour faire connaître et apprécier la peinture impressionniste. « Missionnaire de la peinture » l’appelait Renoir. « Sans Durand nous serions morts de faim, nous tous les impressionnistes. Nous lui devons tout ! » s’exclamait encore Claude Monet au soir de sa vie. 

     Au début du 20e siècle, la galerie du marchand sera saluée comme un « second Louvre ». Librement ouvert à la visite, son appartement de collectionneur se transformait en un magnifique musée d’art contemporain.

     Grâce à la donation Caillebotte, le Musée du Luxembourg fut, en 1896, le premier musée français à accueillir des œuvres impressionnistes. Aujourd’hui, une centaine d’œuvres y sont réunies afin de rendre hommage à Paul Durand-Ruel et retracer ainsi cette période exceptionnelle qui permettra aux avant-gardistes d’accéder à une reconnaissance internationale. La plupart des œuvres exposées sont impressionnistes, mais pas seulement car Durand-Ruel s’intéressait également aux peintres des débuts du 19: Delacroix, Courbet, Boudin, Corot, Rousseau, Millet, Manet.

     Ceux qui viendront voir l’exposition auront le plaisir de voir ou revoir de nombreuses toiles des musées français : Orsay, Marmottan, ou autres, qui sont des chefs-d’œuvres universellement admirés : la série des peupliers de Claude Monet ou l’exceptionnelle série des « Danses » d’Auguste Renoir. 

     Pour le plaisir de nos yeux, le temps de l’exposition, les trois danseuses peintes au

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      Je montre, ci-dessous, une courte sélection des toiles accrochées. Je n’ai choisi que les oeuvres impressionnistes qui demeurent dans des musées étrangers ou des collections particulières, dont plusieurs m’étaient inconnues. 

  

 

 

     Peint à Dieppe, en août, on sent dans ce portrait l’amitié qui unit le marchand et le peintre. En cette belle journée ensoleillée, des taches lumineuses éclaboussent les deux fillettes.

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 Auguste Renoir - Les filles de Paul Durand-Ruel, Marie-Thérèse et Jeanne, 1882, Chrysler Museum of Art, Norfolk 

        

 

     J’ai déjà montré cette toile lors de mon article sur la venue à Paris de la collection peinture,impressionnisme,durand-ruel,renoir,monet,sisley,morisotClark en 2011. Je ne peux résister à vous la présenter à nouveau.

     Il s’agit d’Angèle, une jeune fille habituée du Moulin de la Galette à Montmartre.

     Heureux Durand-Ruel ! Cette « Jeune fille endormie » était l’un des fleurons de sa collection privée. Il ne s’en sépara jamais. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Auguste Renoir – Jeune fille endormie, ou La jeune fille au chat, 1880 The Sterling and Francine Clark Art Institute, Wiliamstown 

 

 

     Argenteuil. La période heureuse de Monet dans cette banlieue parisienne où il habita plusieurs années avec son premier amour : Camille, qui devint son épouse. Le pont de chemin de fer enjambait la Seine. 

 

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Claude Monet – Le pont de chemin de fer à Argenteuil, 1873, Philadelphia Museum of Art, Philadelphie

   

  

     Durand-Ruel fit graver cette toile lumineuse pour la mettre dans le « Recueil d’estampes » où il réunissait les plus belles œuvres de son stock, celles qu’il appréciait le plus.

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Alfred Sisley – Le pont à Villeneuve-la-Garenne, 1872, The Metropolitan Museum of Art, New York

     

 

     Elle monte, elle monte, miss Lala, par la seule force… de la mâchoire. La célèbre acrobate attirait de nombreux visiteurs au cirque Fernando boulevard de peinture,impressionnisme,durand-ruel,renoir,monet,sisley,morisotRochechouart à Paris. Toulouse-Lautrec, Seurat, Renoir, aimait également venir croquer les clowns, écuyères et trapézistes. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Edgar Degas – Mademoiselle Lala au cirque Fernando, 1879, The National Gallery, Londres

 

 

     Pissarro a installé son chevalet sur la rive de de l’Oise, en face des maisons de Saint-Ouen-l’Aumône. Des touches nerveuses éclaboussent de lumière argentée le triste déversoir de l’écluse servant à réguler les importantes variations de l’Oise.

 

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 Camille Pissarro – Le Déversoir de Pontoise, 1872, The Cleveland Museum of Art, Cleveland

  

 

     Voici le Renoir de la pleine maturité artistique de la fin des années 1870, Le Moulin de la Galette a été peint à la même période. Le peintre lui-même garda ce tableau 20peinture,impressionnisme,durand-ruel,renoir,monet,sisley,morisot ans chez lui. Finalement il le vendra à Durand-Ruel qui lui donnera une place essentielle dans sa collection. Seul la mort du collectionneur permettra de la vendre en 1937.

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Auguste Renoir – La tasse de thé, 1878, collection particulière

  

 

     Une danseuse de ballet, motif rare dans l’œuvre de Renoir. Celle-ci figura à la peinture,écriture,impressionnisme,durand-ruel,renoir,monet,sisley,morisotpremière exposition impressionniste de 1874 au milieu des gracieuses danseuses de Degas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Auguste Renoir – Danseuse, 1874, National Gallery of Art, Washington

 

 

     En Normandie, Monet découvre cette petite église de marins du 12e siècle, perchée, à marée basse, en haut d’une falaise rocheuse dont la perspective est audacieuse. « Certaines falaises scintillent comme des amas de pierreries » s’émerveilla le critique d’art Gustave Geffroy, comparant Monet à un « géologue ».

  

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 Claude Monet – Eglise de Varengeville, 1882, collection particulière

 

 

     Monet peindra très souvent sa jeune femme Camille, surtout durant la période où le couple vivait  à Argenteuil. A mes yeux, aucun doute, cette Liseuse est un chef-d’œuvre. Il s’agit de la plus belle représentation par l’artiste de Camille. Lors de sa critique d’une exposition où figurait la toile, Emile Zola écrit : « Il ne faudra pas oublier […] le portrait d’une femme habillée de blanc, assise à l’ombre du feuillage, sa robe parsemée de paillettes lumineuses, telles de grosses gouttes. »

 

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Claude Monet – Liseuse, ou Printemps, 1872, The Walters Art Museum, Baltimore

 

 

     Il s’agit de Delphine Legrand, la fille d’un commanditaire de Renoir qui aidera le peinture,impressionnisme,durand-ruel,renoir,monet,sisley,morisotpeintre à survivre au milieu des années 1870.

     Le talent de Renoir pour rendre la fraîcheur de l’enfance est unique chez l’artiste. Une nouvelle fois, Zola remarque : « C’est une figure étrange et sympathique ; avec son visage allongé, ses cheveux roux, le sourire à peine perceptible, elle ressemble à je ne sais quelle infante espagnole ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auguste Renoir – Portrait de Mademoiselle Legrand, 1875, Philadelphia Museum of Art, Philadelphie

 

  

     Curieusement, Degas sûrement mécontent du côté droit du tableau où une ballerine ajustant son chausson figurait, la remplace par une femme assise lisant un journal.

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Edgar Degas – Le foyer de la danse, 1881, Philadelphia Museum of Art, Philadelphie

 

 

     Renoir a beaucoup peint sur la terrasse du Restaurant Fournaise situé sur l’île de Chatou près de Paris, dont la toile universellement connue Le déjeuner des peinture,impressionnisme,durand-ruel,renoir,monet,sisley,morisotcanotiers. En ce printemps 1881, devant la Seine, la jolie mademoiselle Darlaud pose en compagnie d’une jeune enfant. Le peintre est au sommet de son art dans cette merveilleuse scène.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auguste Renoir – Sur la terrasse, 1881, The Art Institute of Chicago, Chicago

 

  

     Petite ville tranquille au bord de la Seine finement colorée de tonalités bleutées. Cette toile sera le premier Sisley à entrer dans une collection publique américaine.

 

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 Alfred Sisley – Vue de Saint-Mammès, 1881, The Carnegie Museum of Art, Pittsburgh

 

  

      « Le tableau est tellement beau de qualité que je suis décidé à ne jamais m’en peinture,impressionnisme,durand-ruel,renoir,monet,sisley,morisotdessaisir si vous ne le prenez pas. » écrit Durand-Ruel en 1899 en demandant une très grosse somme au directeur du Städel Museum.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Auguste Renoir – Fin de déjeuner, 1879; Städel Museum, Francfort

 

 

     J’ai gardé ma toile préférée pour la fin, celle de Berthe Morisot dont le talent m’éblouit constamment. Cette artiste que je considère comme la plus impressionniste des impressionnistes nous montre une femme se coiffant devant sa psyché où elle se reflète. Le dos joliment modelé laisse tomber la robe sur l’épaule gauche. En 1886, lors d’une exposition tenue à New York, la critique est élogieuse : « Femme à sa toilette est considéré par beaucoup comme le plus beau tableau ici. »

 

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 Berthe Morisot – Femme à sa toilette, 1880, The Art Institute of Chicago, Chicago

 

 

 

     Je pense que cette quinzaine de toiles vous donnera un aperçu de la grande qualité des tableaux présentés, un régal pour les yeux.

     Vous avez jusqu’au 8 février 2015.

     L’exposition poursuivra ensuite sa tournée internationale du 4 mars au 31 mai 2015  à la National Gallery à Londres, et au Philadelphia Museum of Art à Philadelphie du 24 juin au 13 septembre 2015.

     Beaucoup d’émotions pour les visiteurs français et internationaux.

     Je ne peux que dire à ceux qui auront la possibilité de se rendre à Paris : courez-y !

 

 

 

Commentaires

Merci pour ce talentueux compte-rendu.
C'est toujours un réel plaisir de vous lire :)

Écrit par : Smaragdine | 30 novembre 2014

Je me réjouis que vous ayez apprécié mon choix de quelques toiles figurant dans l’exposition. Je pense que vous devez bien les connaître. Malgré tout une visite au musée du Luxembourg vous apportera certainement beaucoup de plaisir.
J’ai apprécié, sur votre blog, votre copie d’un détail du tableau « L’Annonciation » de l’excellent Rogier Van der Weyden. Egalement, l’émission « Les regardeurs », que j’écoute régulièrement sur France Culture, concernant le peintre Turner, était passionnante.
Bonne fin de journée.

Écrit par : Alain | 01 décembre 2014

Voici une belle palette d'oeuvres que tu nous présentes ici, toutes plus remplies de couleurs, de grâce et de légèreté les unes que les autres. J'aime beaucoup "sur la terrasse", qui transforme cette première journée de décembre humide et grise, une impression de douceur et tendresse qui régale les yeux et réchauffe le coeur. Avec un faible particulier pour "Sur la terrasse". Comme cette vision est apaisante!

Merci et très bon début de semaine.
Amitiés

Écrit par : Esperiidae | 01 décembre 2014

Cette expo était exceptionnelle par la qualité des œuvres présentées. Je ne connais rien de mieux, pour se remonter le moral en cette période de l’année d’une tristesse infinie, que la vision de toiles impressionnistes gorgées de lumière.
Moi aussi, avec l’exceptionnelle toile de Berthe Morisot que j’ai mise en final, j’aime beaucoup Renoir et cette terrasse des bords de Seine à Chatou qui est une explosion de couleurs. Le restaurant Fournaise, où je vais parfois visiter de petite exposition, était très fréquenté au 19e par de nombreux artistes, peintres ou écrivains, qui servaient souvent de modèles à Renoir comme dans le fameux « Déjeuner des canotiers ».
Excellente soirée.

Écrit par : Alain | 01 décembre 2014

Quelle belle exposition ! J'espère que je pourrai venir à Paris avant qu'elle soit achevée. C'est vrai que les artistes ne vivent que si des regards éclairés et dévoués se posent sur eux. Et aujourd'hui ? des spéculateurs ?

Écrit par : Carole | 02 décembre 2014

Oui, une très belle expo pour les nombreux amateurs d’impressionnisme !
Il y a effectivement beaucoup de spéculation dans l’art contemporain que j’apprécie peu. A son époque, Durand-Ruel, comme tout bon marchand de tableaux, cherchait à faire monter la côte des peintres dans lesquels il croyait. Cela fut long. Mais, avant tout, il était un grand amoureux des arts, aidant les peintres, ses amis, financièrement et moralement.
Vous ne serez pas déçue si vous venez à Paris. Il y a d’ailleurs jusqu’au 18 janvier prochain une autre exposition sur l’impressionnisme au musée Marmottan : Impression, soleil levant – L’histoire vraie du chef-d’œuvre de Claude Monet.

Écrit par : Alain | 02 décembre 2014

Mais quelle excellente idée, Alain, que ton invitation à venir jusqu'à Paris pour visiter cette apparemment superbe exposition du Luxembourg dédiée à Paul Durand-Ruel ...
qui me semble un peu oublié de nos jours.

J'ai beaucoup apprécié la politique de ton choix d'oeuvres qui fait la part plus que belle à des petites merveilles peu vues ou complètement ignorées parce qu'aux mains de musées américains ou de particuliers.

Sans conteste, j'épingle l'"Église de Varengeville", de Monet.
Il y aurait beaucoup à écrire au sujet de cette toile que je ne connaissais absolument pas !
Puis-je y voir la confrontation symbolique entre le Bien et le Mal ?

Un petit quart de toile seulement - ciel et église - représenterait le paradis, là où sont accueillis ceux dont le Bien a toujours été la ligne de conduite. Puis, ravageant les 3/4 du tableau, l'enfer, où sont rassemblés tous ceux que le Mal a rongés, avec l'incandescence des flammes qui semblent même vouloir menacer les fondations du paradis ...
Intéressant ! Surprenant ! Et surtout, ouvrant la porte à des interprétations philosophico-religieuses ...

Merci pour ce beau moment de découvertes.

Écrit par : Richard LEJEUNE | 02 décembre 2014

J’aime bien cette interprétation symbolique de « L’église de Varengeville ». Ta vision est bonne car les flammes semblent s’apprêter à happer cette minuscule église dont la vie éternelle ne tient plus qu’à un fil que le Diable va couper.
Le bien, le Mal. Le paradis, l’enfer. Dieu, le Diable. Cette toile serait une superbe source d’inspiration philosophique pour Carole qui va sûrement s’en emparer.
Cette image me rappelle un peu une nouvelle que j’avais écrite sur « L’église d’Auvers » de Van Gogh où je parlais de la terre qui semblait se soulever comme une vague s’apprêtant à happer l’église.

Écrit par : Alain | 02 décembre 2014

Merci Alain pour l'information, je vais voir sur Youtube s'il y a une vidéo!!! Comme j'aurai aimé être un "collectionneur' (se) et pouvoir acheter et faire connaître tous ces artistes peintres merveilleux!! Je ne connaissais pas la toile de Monet "Eglise de Varengeville" que je trouve superbe!!Je ne pourrai monter "à la Capitale" Dommage, moi aussi, le jardin du Luxembourg fut longtemps mon jardin parisien préféré!!! BISOUS FAN
ps: je viens de lire le com de Richard qui aime aussi le tableau de Monet que je cite plus haut!!

Écrit par : FAN | 02 décembre 2014

Et bien, Fan, nous avons ce jardin du Luxembourg en commun. Etant petit, habitant non loin, ma mère m’avait offert un petit bateau électrique que je faisais circuler sur le bassin au milieu des voiliers. Belle époque !
Je ne sais s’il reste aujourd’hui des collectionneurs marchands comme Durand-Ruel. Il s’investissait totalement dans la promotion de ces peintres qui étaient la risée des critiques parisiens. Il fut obligé de faire des expositions hors de France et ouvrit une importante galerie à New York. De ce fait, de nombreux tableaux, comme ceux que je montre, sont aujourd’hui à l’étranger.
Belle journée.

Écrit par : Alain | 03 décembre 2014

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