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26 février 2014

Jeu de mains - Georges de LA TOUR

 

L’exposition « Bohèmes », organisée l’année dernière au Grand Palais à Paris, a abouti à une curieuse confrontation entre deux tableaux qui n’étaient pas appelés à se rencontrer…

 

 

 


    

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   Georges de la Tour – La diseuse de bonne aventure, 1630, The metropolitan Museum of Art, New-York  

 

 

     Face à face !... C’est bien ma chance !... Et cela va durer trois mois !...

     L’organisateur de l’exposition temporaire dans laquelle je suis invitée, a choisi de m’installer face à ce tableau. Ainsi, moi, « La bohémienne » une des oeuvres vedettes de la peinture hollandaise du musée du Louvre, je suis contrainte de supporter toute la journée ce groupe de bohémiens occupé à détrousser un jeune homme de bonne famille. Une vraie corvée !

     Je m’interroge…

     Est-ce le fait que nous appartenions au même peuple qui est la cause de mon irritation ? A moins que ce ne soit les souvenirs peu agréables qui me perturbent encore aujourd’hui à la vue de cette scène louche accrochée sur le mur opposé ? La mémoire de mes friponneries passées me hante toujours. Combien de fois ai-je, moi aussi, détroussé des passants… Cela se terminait mal parfois…

 

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Frans Hals, La bohémienne, 1630, Musée du Louvre, Paris

 

     Frans Hals, mon concepteur, m’a peinte dans les années 1630 : le fameux Siècle d’or, période magnifique du 17ème siècle hollandais qui rayonnait sur le reste de l’Europe. A cette époque, je passais pour une femme de mauvaise vie, aux mœurs légères. Les dames respectables cachaient leurs cheveux sous des bonnets ou une coiffe, leurs corsages étaient boutonnés très haut, le cou ceinturé d’une énorme fraise. Peu m’importe : l’allure débraillée que Frans m’a donnée me plait et l’opinion des gens m’indiffère !

     Sale réputation que celle de notre peuple de bohémiens ! Qui connaissait vraiment nos origines ? « Egyptiens » nous appelait-on souvent à cause de la couleur foncée de notre peau. Gens du voyage, nous n’avions pas de domicile fixe et nous nous déplacions constamment. Les populations se méfiaient de nous, nous dérangions : les hommes nous désiraient pour notre gaieté, notre légèreté ; les femmes nous détestaient. Nous étions souvent confondus avec les mendiants, les errants, les vagabonds qui cheminaient le long des routes, ou les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle. 

     Nos pires ennemis étaient les services de police : surveillance constante, intolérance, condamnations pour vagabondage ou mendicité étaient notre sort habituel. Gare aux voleurs ! Pour eux, les sanctions étaient lourdes : torture, conduite aux galères, pendaison pour les hommes ; humiliations, fouet en public pour les femmes. Plusieurs de mes amies avaient été tondues, menacées de bannissement si elles continuaient à « mener la vie de bohémienne », et leurs enfants avaient été conduits dans des hôpitaux.

     Je ne m’expliquais pas cette haine envers nous ! Heureux, nous chantions, dansions, aimions, riions. On ne faisait pas grand mal... à part… bien peu de choses... quelques menus larcins par-ci par-là. Les bons chrétiens n’appréciaient guère les pratiques habituelles de nos femmes consistant à lire dans les cartes et les lignes de la main. Nous étions étranges. Etrangers…

     Plus de deux siècles après ma création, dans le courant de l’année 1869, je suis devenue parisienne. Le Louvre m’a fait l’honneur de m’installer dans l’aile Richelieu du musée. Dans les salles du département des peintures hollandaises, seules les toiles du grand Rembrandt ou du mystérieux Vermeer réussissent à me faire de l’ombre. Je pense même - non sans une pointe d’orgueil ! - que je suis l’œuvre la plus recherchée, si j’en juge au nombre de personnes qui passent et s’arrêtent longuement pour reluquer mon portrait…

     Les regards appuyés des visiteurs du Louvre, un peu gênés parfois, m’amusent. Suis-je responsable du fait que mes rondeurs provocantes, mon sourire entendu, un peu narquois, attirent plus particulièrement la gente masculine ? D’ailleurs, ces hommes pensent-t-ils à mal ? De nos jours, ils ne voient en moi qu’une jolie bohémienne aux joues roses, à la bouche gourmande. Ma tenue légère, mes cheveux indisciplinés tenus pas un ruban rouge, mon regard railleur, doivent leur apparaître comme l’expression d’une certaine jovialité… ma propre joie de vivre.  

     Il est tôt… L’après-midi va être bien long… La coupole extérieure éclaire fortement la galerie dans laquelle les visiteurs circulent. Ils se sont déplacés nombreux aujourd’hui pour voir cette exposition dans laquelle je me morfonds.

     Les gens passent devant moi rapidement en me jetant un regard distrait. Le Louvre m’a habituée à une plus grande considération, pensai-je, déçue de constater une certaine indifférence envers ma bonne mine à laquelle je n’étais pas habituée ? Même les hommes, mes clients privilégiés habituellement, ne paraissent guère intéressés par mon décolleté aguicheur ? Pourtant, je fais des efforts pour me mettre en valeur : œil enjôleur, sourire espiègle… Ton pouvoir de séduction s’étiole ma fille, me dis-je, dépitée ! J’enrage… tous ces visiteurs n’ont d’yeux que pour ce tableau qui me fait face : le jeu subtil de la scène qui se déroule entre les bohémiennes et le jeune homme semble beaucoup les divertir…  

     J’avais entendu dire que l’artiste qui avait peint cette toile était un français nommé Georges de La Tour. Il l’avait conçue, à la même époque où Frans me donnait vie, vers les années 1630, à Lunéville en Lorraine

     « Pauvre garçon ! Ces femmes sont en train de le détrousser ! » Etant proche de la toile, j’entendais toutes les remarques et rires goguenards des visiteurs.

     Puisque j’étais condamnée à devoir fixer ce grand tableau jusqu'à la fin de l’exposition, je décidais de le faire utilement. Le jeu des comédiens et la façon dont le peintre avait habilement représenté ce vol m’amusaient. Je connaissais bien ce petit jeu que je pratiquais avec des complices de mon sexe. C’était mon occupation préférée autrefois…

 

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     Le coup est bien monté. Les bohémiennes sont surprises dans la rue : quatre peinture,la tour,bohémiensvoleuses, trois jeunes et une vieille, entourent le jeune homme endimanché qui m’a tout l’air d’un benêt. Quel âge peut-il avoir ? 15 ans… guère plus ? Un fils de riche : vêtement en cuir, col blanc brodé, ceinture en soie. J’ai envie de lui crier : pars prestement, mon garçon ! Mais il ne bouge pas, intimidé, méfiant de se voir encerclé par ces femmes.

 

 

 

 

 

 

 

     Le visage desséché de la vieille bohémienne est impressionnant. Il fait peur : traits sillonnés de rides profondes, mains noueuses, mâchoire édentée. Dans sa main, la piècepeinture,la tour,bohémiens d’or donnée par le garçon brille. Elle s’apprête à lire les lignes de cette main tendue. Je remarque les ongles sales du jouvenceau… Les riches s’imaginent toujours que l’élégance de leurs costumes les dispense de propreté !

     Cette coutume gitane n’a pas de secret pour moi : avant de lire l’avenir, il faut tracer avec la pièce un signe de croix sur la paume de la main, en utilisant de préférence une pièce d’or ou d’argent, la pièce de cuivre ne portant pas chance. J’étouffe un rire discret, sachant ce qui va advenir ensuite : la vieille compte bien garder la pièce dont elle s’est servie et la partager avec son clan.

 

  

 

     Tout va aller très vite maintenant. La scène peinte est décrite avec une grande précision, au moment le plus délicat de l’action.

     Dans un premier temps, tout en l’étourdissant de paroles, le regard de la vieille femme ne quitte pas celui du jeune homme.

     Ensuite, les trois autres jeunes femmes l’encadrent. De leur adresse dépend le résultat final. Elles jouent gros. Je me souviens avoir été fouettée en public pour avoir volé une montre…

     La femme au teint clair, coiffée de dentelle, s’est installée entre la vieille bohémienne peinture,la tour,bohémienset le garçon. Son visage lisse est d’une pâleur surprenante. Le teint basané des autres jeunes femmes, ainsi que les traits burinés de la vieille femme, contrastent violemment avec la face lunaire de cette bohémienne au teint clair. Cette femme aurait-elle été enlevée, enfant, par le clan comme cela arrivait souvent ? Pour le moment, ses yeux surveillent attentivement le jeune homme pendant qu’elle sectionne habilement sa médaille.

 

 

 

 

 

 

      A la gauche du naïf qui ne se rend compte de rien, la femme à la peau cuivrée, les

peinture,la tour,bohémienscheveux en désordre, typiquement bohémienne avec ses deux grosses nattes noires tombant sur ses oreilles, tend sa main dans l’ombre derrière le garçon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     La quatrième femme, celle au bonnet orangé, soulève délicatement le pourpoint du jeune homme et prélève furtivement sa bourse qu’elle s’apprête à donner à la brune dont la main entrouverte va la saisir pour la cacher.

     Beau travail, pensai-je ! Si je pouvais applaudir, je le ferais instantanément…

 

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     Entre deux passages de visiteurs, pensive sur mon mur déserté, je savoure…

      Je m’attarde un instant sur la virtuosité de la représentation des robes, des broderies et étoffes : étonnant tissu extravagant, aux motifs orientaux, dans laquelle la vieille femme est drapée ?

      La description faite par le peintre du jeu des personnages est étonnante : visages statiques, figés dans le silence d’un temps arrêté, action contenue dans cet échange muet de regards et de mains qui se cherchent et s’évitent.

     Les mains ont entamé un étrange dialogue : la main tendue du benêt qui présente sa paume, celle de la vieille femme qui va empocher la pièce d’or après avoir fait le signe de croix, celles des jeunes voleuses qui s’affairent autour du garçon. Ces mains habiles prennent, comptent, sectionnent, voyagent dans l’ombre.

     Un instant, je me surprends à imaginer une rencontre entre mon concepteur, Frans Hals, et ce Georges de La Tour, l’excellent peintre de cette toile qui me vole le succès dans l’exposition. Cela n’aurait pas été impossible puisque ces deux hommes étaient contemporains ? Et la distance n’était pas si grande entre Lunéville en Lorraine et Haarlem, proche d’Amsterdam, où Frans vivait ?

  

     « Chérie, vient voir cette jeune bohémienne. Elle est bien gironde ! »

     Un homme, attardé devant mon portrait, appelait sa femme qui continuait sa visite.

     Je me redresse subitement et bombe le torse.

     Un éclair de fierté passe dans mon regard. J’envoie un sourire câlin en direction de l’homme.

 

 

 

Commentaires

J'ai beaucoup aimé ... merci !!!

Écrit par : catherine | 27 février 2014

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Je suis heureux que vous ayez apprécié ce texte.

Merci.

Écrit par : Alain | 27 février 2014

Que j'aime cette leçon d'Histoire de l'Art qui nous arrive par le truchement du monologue !
Faire ainsi parler cette bohémienne débouche pour moi sur un régal de lecture.
Merci Alain.

Me permets-tu de rebondir sur une phrase que tu as écrite : "« Egyptiens » nous appelait-on souvent ... ", pour donner à lire à tes visiteurs ce que j'avais proposé sur mon blog, l'année dernière, à la même époque des festivités du Carnaval belge ?

http://egyptomusee.over-blog.com/article-des-bords-de-seine-aux-bords-de-warche-84161898.html


En voici un extrait :

Dans un ouvrage magistral et passionnant - quelque peu ardu, toutefois -, publié aux éditions "Pages du Monde" en 2007, intitulé "L'Odyssée d'Aigyptos" et qu'il sous-titre du paragramme "Le sceptre et le spectre", l'égyptologue français Sydney H. Aufrère élabore une analyse sémantique extrêmement pointue du terme grec Aiguptos qui fut, comme vous le savez, à l'origine du nom "Égypte" ; et d'autres qui en dérivent, dont celui de "Copte".

Révélatrice d'un certain inconscient collectif de notre Occident, l'appellation "Égyptien" fut très vite associée à "Bohémien", ces gens du voyage appelés également, suivant les régions, "Gitans", "Manouches", "Tsiganes" et autres "Gypsies" ... ; ce dernier étant par ailleurs phonétiquement très proche du terme "Égyptien".

L'historien français Antoine-Augustin Bruzen de la Martinière (1662-1749), dans son Grand dictionnaire géographique et critique, n'explique-t-il pas - Tome III, p. 227 -, le plus sérieusement du monde, que les Bohémiens eux-mêmes furent responsables de cette méprise ?

"Comme il falloit dire ce qui les amenoit en Allemagne, ils convinrent entre eux de dire que leurs ancêtres habitèrent autrefois en Egypte."

Lut-on Prosper Mérimée (1803-1870) quand, dans un récit datant de 1845, intitulé Carmen, il écrivit au chapitre IV ? :

"Les Bohémiens eux-mêmes n'ont conservé aucune tradition sur leur origine, et si la plupart d'entre eux parlent de l'Égypte comme de leur patrie primitive, c'est qu'ils ont adopté une fable très anciennement répandue sur leur compte."

Malheureusement, le vagabondage lexicographique fut tel, toujours dans l'imaginaire populaire, qu'à tous, "Bohémiens" d'abord et donc "Égyptiens" par la suite, furent accolées les images accablantes d'habiles voleurs, de rusés chapardeurs, de prompts vide-goussets, quand ce n'était pas d'épouvantables ravisseurs d'enfants !

Et c'est précisément dans une de ces acceptions éminemment négatives qu'à Malmedy il faut entendre la djoupsenne du carnaval, déformation wallonne de "Égyptienne", - parfois aussi orthographiée djupsène -, que l'on dénonçait pour s'introduire subrepticement dans les maisons en vue de chaparder quelques victuailles.

Écrit par : Richard LEJEUNE | 27 février 2014

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Pauvres Egyptiens ! Aimés ou haïs !
On les nommait, comme tu le dis, bohémiens, gitans, manouches, tsiganes, romanichels… Curieuse histoire que celle de ces populations qui seraient d’origine indienne, arrivés en Europe vers le 11e siècle. On les appelait souvent Egyptiens. Ce sont dans les ballets royaux dansés par le jeune Louis XIV que l’on retrouve les « Égyptiens » joués par la fine fleur de la Cour. Par la suite, le roi ne leur fit pas de cadeaux et les persécuta souvent.
Je pense aussi aux « Nouvelles exemplaires » de Michel de Cervantès. La première nouvelle « L’Egyptienne » conte l’histoire de Préciosa, jeune bohémienne ou égyptienne.
« La Bohémienne » et « La diseuse de bonne aventure » étaient bien côte à côte à la belle exposition « Bohèmes » que j’ai vue à Paris en 2013. Ma foi, elles avaient l’air de plutôt bien s’entendre ! Cette « Diseuse de bonne aventure » est considéré comme le plus beau des trois tableaux diurnes de Georges de La Tour qui est surtout connu pour ses superbes « Nocturnes » à la lueur d’une chandelle.

Écrit par : Alain | 28 février 2014

Deux splendides tableaux en effet, et bien faits pour dialoguer entre eux.
Je vous ai retrouvé avec plaisir sur "litteratureaudio.com" aujourd'hui. Je donne le lien pour vos lecteurs : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/yvars-alain-un-cri-sur-le-tableau-%C2%AB-leglise-dauvers-%C2%BB-de-vincent-van-gogh.html

Écrit par : Carole | 06 mars 2014

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J'espère, Carole, que l'écoute de "Un cri" vous a plue.

Écrit par : Alain | 06 mars 2014

Quelle idée originale de présenter ces peintures à travers le soliloque de cette bohémienne. J'ai adoré. Au premier regard, je ne ressens aucune affinité particulière pour la peinture de Georges de la Tour, mais la précision avec laquelle la bohémienne détaille l'oeuvre me permet néanmoins d'apprécier le talent du peintre. Et puis, cette bohémienne me plaît, elle respire la joie de vivre et la liberté, et il y a un petit air d'espièglerie que se dégage de son visage et que j'aime beaucoup. Elle ne charme pas que les hommes...

Très belle soirée.
Amitiés

Écrit par : Esperiidae | 06 mars 2014

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Nous avons à faire à deux très grands peintres avec ceux dont je parle dans le récit. Ils ont vécu à la même époque. Frans Hals fait partie des grands hollandais, avec Vermeer et Rembrandt. Sa « Bohémienne » du Louvre est très représentative de son style d’une belle vivacité et liberté dans la touche qui le rend très moderne pour l’époque. Tu l’as certainement vue dans l’aile Richelieu, à l’entrée des peintres des écoles du Nord, avec Vermeer en final.
Georges de La Tour est, pour moi, le plus grand peintre français du 17e siècle. Il est beaucoup plus connu pour ses tableaux nocturnes en clair-obscur, éclairés uniquement par la lueur d’une chandelle. Tu dois connaître son superbe « Saint Joseph charpentier » du Louvre et, peut-être, ses nombreuses « Madeleine pénitente », femme méditant sur sa vie de pécheresse devant une chandelle et un crâne. La France, à Rennes, a la chance de posséder le chef-d’œuvre du maître : le magnifique « Le nouveau-né ».
Redécouvert au début du 19e siècle, nous ne connaissons de ce peintre, comme pour Vermeer, que trente à quarante œuvres de lui dans le monde.

Écrit par : Alain | 07 mars 2014

Superbe ! j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre les pensées vagabondes de la bohémienne et grâce à toi, j'ai regardé le tableau de Georges de la Tour avec beaucoup d'attention pour les détails. Je pensais naïvement que la jeune fille au teint clair accompagnait le jeune homme, je n'avais pas fait attention à son geste, qui la met clairement dans le camps des gitanes ...
Merci, Alain !

Écrit par : sunny | 09 mars 2014

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Elle est bien étrange cette bohémienne au teint pale !
A cette époque, il arrivait que ces gens du voyage, en passant dans un village, enlèvent des enfants qui ainsi devenaient des bohémiens à la peau claire. Seuls leurs habits permettaient de savoir qu’ils appartenaient au clan.
J’apprécie ce tableau rythmé par un dialogue silencieux de mains baladeuses (enfin… voyageuses…).
Quand à la bohémienne de Frans Hals, son charme attire toujours autant les visiteurs au Louvre.
Merci Sunny pour ta remarque judicieuse sur cette jeune femme au teint lunaire placée par le peintre au centre de la toile.
Bonne journée ensoleillée.

Écrit par : Alain | 10 mars 2014

A propos de l'appellation "d'Egyptiens" pour les bohémiens,on se rappelle que dans "Notre Dame de Paris" de Victor Hugo, Esmeralda est appelée "l'Egyptienne".

Écrit par : Louvre-passion | 11 mars 2014

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Exact ! Gina Lollobrigida fut une merveilleuse Bohémienne dans Notre-Dame de Paris.
Toutes ces femmes au teint cuivré étaient souvent très belles et tournaient la tête des hommes sur leur passage. On peut comprendre que ceux-ci se laissaient aussi facilement détrousser comme on peut le voir dans la toile de La Tour.

Écrit par : Alain | 12 mars 2014

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