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26 janvier 2014

Qu'ont-ils fait de la Vue de Delft ? - VERMEER Johannes

    

     "Depuis que j'ai vu au musée de La Haye la Vue de Delft, j'ai su que j'avais vu le plus beau tableau du monde."

                                          Correspondance de Marcel Proust à Jean-Louis Vaudoyer - 2 mai 1921

 


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Johannes Vermeer – Vue de Delft, 1660, Mauritshuis, La Haye

 

 

     Une sorte de petit square, avec un terre-plein pavé surmonté d’un curieux ouvrage métallique coloré, a été aménagé en arc de cercle par la municipalité de Delft. Sur le côté, un grand massif de roses rouges. Pas une inscription… aucune plaque rappelant que cet emplacement est historique, me dis-je ?

     A l’endroit même où nous nous trouvons, de l’autre côté du port appelé De Kolk, face au canal de la Schie, s’élevait sur Hooikade (quai au foin) la maison qui servit de point de vue au peintre. Au 17ème, ce port très animé voyait arriver de nombreux bateaux regorgeant de marchandises en provenance de Rotterdam.

     Je suis assis, avec ma femme Sylvie et notre guide Gert, sur les bancs métalliques qui bordent le terre-plein. La Vue de Delft s’offre à moi. Ou plutôt ce qu’il en reste…

     Nous avons fait la connaissance de notre ami hollandais, Gert, hier soir à notre hôtel à Amsterdam Il venait de Den Helder, une petite ville située tout en haut de la province de Noord-Holland, la région la plus septentrionale des Pays-Bas, en bordure de la mer du Nord. Il nous avait décrit une région de dunes venteuses, de moulins, polders et champs de fleurs, située non loin de l’île de Texel, réserve naturelle de plantes et d’oiseaux. Sa côte d’azur à lui, disait-il en riant !

     Quelle chance d’avoir réussi à le convaincre de nous accompagner à Delft aujourd’hui, pensai-je ! Nous étions à table, lorsqu’il s’était levé, avait déplié sa grande carcasse, et nous avait annoncé dans un français parfait : « Mes amis, je me ferai un plaisir de vous faire découvrir Delft. On l’appelle aussi « la petite Amsterdam »… Un anglais a même écrit : « Delft a autant de ponts que de jours dans l’année et tout autant de rues et de canaux où vont et viennent les bateaux. ». La formule était alléchante…

     J’apprécie la présence de Gert : un poète, grand connaisseur de l’art de son pays. Il ne m’avait pas caché que la dure réalité du temps qui passe s’était abattue sur cette ville de Delft immortalisée par Johannes Vermeer en 1660. Sur le moment, je n’avais pas compris le sens de ses paroles. A présent, je saisissais mieux…

 

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Johannes Vermeer – Vue de Delft, 1660, Mauritshuis, La Haye

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                                                                                                               Vue de Delft de nos jours – photo de l’auteur

 

     Nous contemplons, navrés, le désastre… Pas de quoi se réjouir ! Le 19ème siècle destructeur était passé par là…

     Il ne restait pratiquement plus rien de la merveilleuse toile éclatante de clarté que je scrutais en silence, religieusement, il n’y a pas si longtemps au Mauritshuis à La Haye : quelques nuages orangés laissaient échapper une lumière magique. Coincée entre l’immensité du ciel et l’eau sombre à peine ridée du canal, la ville, toute en longueur comme une frise, aimantait le regard.

     Je fais le compte mentalement en examinant chaque détail du panorama. Un peinture,vermeer,vue de delftmassacre… Détruite la jolie porte de Schiedam en briques rouges et grès installée au milieu du tableau ! Pulvérisée la petite porte de Kethel à sa gauche, qui permettait autrefois aux charrettes et coches un accès direct de la ville au quai de la Schie ! Atomisée la porte de Rotterdam à l’extrême droite avec ses deux mignonnes tours jumelles aux toits bleutés et son élégant pont-levis ! Rasées les murailles de la ville si vivantes sur la toile avec leurs empâtements rugueux colorés ! Anéanti le pont ancien qui assurait le lien entre les deux portes dans l’ombre glauque du canal ! Disparus les sombres chalands accostés dans le port sur lesquels le peintre avait déposés des petits rehauts bleus et jaune luisant comme des pierres précieuses !

     Catastrophé, je demande à Gert ce qu’il restait, selon lui, de ce qu’était cette vue à l’époque de Vermeer.

     Sans conviction, notre guide tente de me montrer du doigt les constructions encore debout. Peu de chose : L’Armementarium, un hangar aux armes qui était situé juste derrière la porte de Schiedam ; quelques rares bâtiments le long des canaux de la ville ; deux façades de maisons le long de la rue de Kethel, perpendiculaire au quai… Ah ! J’allais oublier les deux églises, s’exclama mon ami !

     Ma déception était perceptible. Sylvie et Gert n’osaient pas me regarder.

     Comme toujours, quand tout disparaît, les églises sont les seules constructions nettement visibles qui restent en place. Ragaillardi, je les scrute longuement, satisfait de retrouver deux monuments essentiels du tableau... Elles sont bien situées au même emplacement : La Nieuwe Kerk, la nouvelle église, légèrement sur la droite ; l’Oude Kerk, l’ancienne église, dans la partie ombrée sur la gauche.

     Je me souvenais avoir lu quelque part que la datation du tableau en 1660 avait été confirmée par le fait que, sur la toile, le clocher de la Nieuwe Kerk était vide. Des documents récents démontraient, en effet, l’absence des cloches du carillon de la tour en cet été 1660, enlevées pour être rénovées. J’examine la tour octogonale que les rayons lumineux du soleil transpercent. Les cloches superposées ont bien retrouvé leur place…

     Mon regard se tourne vers l’Oude Kerk au loin. En venant, je suis entré dans l’église, sachant que Vermeer avait été enterré à cet endroit. Sur la gauche de l’entrée, une belle pierre tombale sculptée s’imposait d’emblée aux visiteurs. Le nom du scientifique le plus important de Delft était gravé : Anthony van Leeuwenhoek. Par hasard, je retrouvais dans ce lieu cet inventeur du microscope, ami de Vermeer : il avait servi de modèle au peintre pour deux tableaux, L’astronome du Louvre et Le Géographe aujourd’hui à Francfort, son pendant. J’eus une pensée émue pour ce savant astronome et la superbe toile que j’avais admirée au Louvre accrochée à coté de La dentellière

     Dans l’église, Gert et moi nous étions partagés le travail. Après avoir cherché de longues minutes, j’avais eu le plaisir de découvrir, en premier, la tombe de Vermeer dissimulée dans le centre du transept, non loin de la chaire du 16e superbement décorée. Insérée dans le sol, une minuscule plaque rectangulaire montrait une brève inscription : Johannes Vermeer 1632 - 1675. Le peintre reposait sous mes pieds… Y était-il encore, m’étais-je interrogé ? Une fragile petite photo de sa Jeune fille au chapeau rouge rappelait son génie. C’était discret, simple… à son image… Nous nous étions recueillis un instant. Des touristes passaient, indifférents à notre émotion.

     Qu’aurait pensé Proust en voyant ce paysage détruit ? L’auteur de « A la recherche du peinture,vermeer,vue de delfttemps perdu » me revenait en mémoire. Dans son roman « La prisonnière », il fit mourir son héros d’une indigestion de pommes de terre en pleine contemplation d’un « petit pan de mur jaune » figurant dans le tableau : « C'est ainsi que j'aurais dû écrire, disait Bergotte. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleurs, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune… Il se répétait : petit pan de mur jaune avec un auvent, petit pan de mur jaune… ».

      Je cherche le pan de mur jaune en observant le port devant moi… Ce ne pouvait être que les toits dorés peints derrière la porte de Rotterdam, sur la droite de la toile ? Je discerne au loin quelques toits défraîchis, récents… Ceux-là sont devenus rouges…

      - Pas brillant n’est-ce pas ! Ils ont même trouvé le moyen d’autoriser cet intense trafic automobile qui achève de foutre la vue en l’air, me dit Gert d’une voix faiblarde.

      Il avait raison. Concentré sur le site de la Vue de Delft, je n’avais même pas remarqué, sur l’emplacement exact des anciennes murailles, cette immonde voie à grande circulation traversant la vue de gauche à droite en charriant son flot de véhicules bruyants. Même la sérénité du lieu avait été effacée…

      Cette fois, c’en était trop… « Aucun respect, éructai-je devant Sylvie, étonnée par mon emportement inhabituel ! »

      Je me tournai vers notre guide, légèrement crispé, parlant fort :

      - Gert, Nous apprécions votre présence et vos connaissances historiques sur Delft, mais vous ne nous avez rien épargné… Le néant ! Tout ce que vous nous montrez est intéressant mais, malheureusement, inexistant…  Pouvez-vous m’expliquer comment une ville qui a la chance inouïe d’avoir enfanté le génie de Vermeer, n’a réussi à garder de sa superbe Vue de Delft que deux églises et quelques vagues maisons ? Cet homme a fait connaître Delft à l’autre bout du monde et qu’a fait la ville en guise de reconnaissance… elle a tout détruit. Insensé !

      Sylvie ne pipait mot. Gert avait perdu son apparente sérénité. Je continuai, sérieusement remonté :

      - La ville n’a pas seulement détruit les traces de Vermeer, elle a saccagé son image. Comment peut-on justifier cette route au trafic intense qui sabre le site de la Vue de Delft sur toute sa largeur ? Delft aurait voulu gommer tout ce qui rappelle le passage de l’artiste qu’elle ne s’y serait pas prise autrement ! Même pas une statue de l’artiste dans la ville !

      La réponse de Gert arriva rapidement :

      - Ho, mon ami ! Vous vous laissez emporter par votre passion pour ce peintre… Vous savez bien à quel point l’action du temps est sans pitié ! Que restera-t-il de vous dans trois siècles ? Cherchez bien dans votre histoire de France et vous serez surpris par le nombre de personnages célèbres dont plus rien ne subsiste. La toile de la Vue de Delft vous attire parce qu’elle dégage une impressionnante présence physique lui donnant vie, et cette lumière magique inoubliable… L’oeuvre du peintre nous enchante et nous fait rêver, n’est-ce pas l’essentiel ?

      Gert avait le sens de la phrase juste. Il m’impressionnait. En une seule tirade, bien calibrée, il avait rétabli la situation, replacé les choses à leur juste valeur. Il me regardait, compatissant. Je me calmai.

      - Ok, Gert ! Excusez-moi, dis-je apaisé. Mais vous ne m’empêcherez pas de penser que les responsables de la cité n’ont pas fait leur boulot normal de sauvegarde d’un patrimoine culturel et de reconnaissance envers ce grand homme !

     Dégoûté, je m’efforce d’imaginer les petits personnages que je voyais peints, au premier plan du tableau, sur cette petitpeinture,vermeer,vue de delfte bande de sable rosé qui devait être située juste à nos pieds, devant nous : deux bourgeois élégants et quelques jeunes femmes habillées en paysannes bavardaient au bord du canal… Eux aussi, se sont évaporés avec le reste du décor, me dis-je, mélancolique… A moins qu’ils n’aient été emportés au loin par ces élégants coches d’eau qui glissaient délicatement sur les canaux tirés par des chevaux de halage…

     Ma mine défaite attriste ma Sylvie toujours prompte à s’inquiéter.

     Le soleil cherche à pénétrer les gros nuages cotonneux qui nous surplombent. Les peinture,vermeer,vue de delftmêmes que ceux de Vermeer, collés sur un ciel translucide ? Il restait au moins çà ! Plus aucun reflet ne venait distraire l’eau calme de la Schie…

     Je fais signe à Gert qu’il n’était pas utile de rester plus longtemps sur les vestiges de cette Vue de Delft. J’attrape une rose rouge dans le massif longeant le terre-plein et la jette dans le canal avant de partir.

     Le temps avait accompli son œuvre…

 

 

Commentaires

Je vais faire "l'avocat du diable".
Même si je suis un passionné d'histoire je suis convaincu que l'humanité doit aller de l'avant. On ne pourra jamais tout conserver en l'état, il faut parfois détruire l'ancien pour construire le futur. Par exemple je trouve qu'en France on devient trop conservateurs et que cette mentalité empêche notre pays de s'adapter au monde nouveau qui nous entoure.
Pour résumer, oui à la préservation des sites majeurs du patrimoine, non au conservatisme à tout prix. Mais, bon il ne s'agit que d'un avis personnel....

Écrit par : Louvre-passion | 26 janvier 2014

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C’est vrai qu’il faut avancer, aller de l’avant. Mais je n’oublie pas que, si on peut avancer, c’est justement grâce à tous ces gens qui ont écrit l’histoire et nous ont laissé des traces. Ils sont une partie de nous-mêmes et sans eux nous ne serions rien. On peut construire un futur autrement qu’en détruisant le passé.
Pour être allé à Delft, il faut reconnaître que la ville a fait fort en faisant pratiquement disparaître tout ce qui pourrait rappeler l’existence du génie de Vermeer. Il ne reste rien de lui, en dehors des églises et d’une atmosphère le long des canaux, des ponts, et autour du Markt qu’il traversait tous les jours à pied. Je n’oublie pas que cette destruction est due en grande partie au fait que Vermeer fut redécouvert tard au 19e. Le temps était déjà passé… Un simple monument à son souvenir n’aurait pas été de trop.
Heureusement, son œuvre continue à nous enchanter.

Écrit par : Alain | 27 janvier 2014

Bonsoir Alain

je profite de ma venue ce soir
pour t'adresser tous mes vœux
et surtout la santé comme c'est la tradition !

Toute la peinture de Vermeer est faite de lumière !
je me pose quelques fois cette question !
a-t 'il peint des portraits ou des paysages ?
ou juste la lumière posée différemment sur eux ?

ton article est magnifique
je lis tous tes articles avec grand plaisir

merci tout simplement

Jacky

Écrit par : JACKY | 26 janvier 2014

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Merci Jacky pour tes vœux. Je te souhaite également une excellente année à toi et tes proches.
La lumière de Vermeer… Que dire ? Elle est constamment présente dans ses oeuvres. Il n’a peint que deux paysages, le reste étant des personnages. Mais la lumière est la même partout : douce, diffuse, sans contrastes forts ; une graduation à la Léonard irradiant naturellement.

Écrit par : Alain | 27 janvier 2014

Reprendre quelques passages de ton roman pour ouvrir une nouvelle réflexion - une nouvelle et bien compréhensible "obsession" : "Qu'ont-ils fait de la vue de Delft ?", voilà une excellente idée qui nous permet, une fois encore, d'apprécier ta prose.

De Delft, de Proust, de Vermeer, et de tant d'autres "monuments" aussi, heureusement qu'il nous reste les oeuvres anciennes pour qu'ils subsistent dans notre mémoire, dans la mémoire collective de l'Humanité. Car si nous comptons sur la main de l'Homme pour les conserver, les préserver, nous risquons, le plus souvent, d'être abominablement déçus ...

Combien de Bergotte sont-ils morts, non pas d'insuffisance rénale, mais d'insuffisance de beauté ? ; de cette beauté que l'homme n'a pas cru bon de lui permettre d'indéfiniment contempler, de cette beauté de bien des petits pans de mur jaune ... affreusement devenus si gris ...

Écrit par : Richard LEJEUNE | 27 janvier 2014

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Ta réflexion enrichit ma réponse à Louvre-Passion. Que serions-nous sans cette mémoire que les anciens nous ont laissée en legs et qu’il faut sauvegarder le plus possible. Malheureusement, comme tu le dis, l’homme a souvent été sans pitié pour notre histoire. C’est un prédateur redoutable.
La beauté… Combien savent, ou ont encore la possibilité de l’apprécier vraiment, aujourd’hui, dans notre quotidien technologique et consumériste.
Ne soyons pas pessimiste, regardons autour de nous, heureusement il y a encore beaucoup de beauté à voir. Elle est aussi souvent en nous sans que l’on s’en aperçoive…

Écrit par : Alain | 27 janvier 2014

A la lecture de cet article m’est revenue une émotion intense ressentie lors de la lecture d’un autre récit de Vermeer ; le souvenir imaginaire et pourtant si net de m’être arrêtée et de m’être profondément émue devant une pierre tombale… Je suis allé rechercher, ça en m'a pas pris longtemps ; c’était dans le texte « une plaque gravée ». Et je me souviens aussi du petit pan de mur jaune. Je suis une nostalgique, j’accorde trop d’importance au passé et j’ai du mal à vivre les « remplacements », mais il faut aussi laisser aux générations actuelles le droit d’édifier leur propre Histoire… Et à nous, il reste les œuvres, et la générosité de quelques amoureux qui nous emmènent en voyage sur les ailes de leur passion ! :-).

Très belle fin de journée.

Écrit par : Esperiidae | 28 janvier 2014

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Exact, Esperiidae, tu as bien remarqué, comme Richard, malgré que cette nouvelle soit inédite, que j’avais repris quelques passages de mon long récit « L’obsession Vermeer ». Je pense d’ailleurs que, sur ma lancée, je reprendrai d’autres extraits de ces récits maintenant anciens, sur Vermeer et Van Gogh. Rafraîchis et modifiés, cela donnera des nouvelles plus courtes et plus faciles à lire.
Je suis heureux que tu te sois souvenue de ces textes qui commencent à dater. Et, surtout, que tu ais ressenti cette émotion dont tu parles qu’il m’arrive souvent d’éprouver.
Le passé… On se nourrit de ce passé et de ses œuvres ; ils nous permettent de mieux discerner les réalités actuelles.

Bonne soirée

Écrit par : Alain | 28 janvier 2014

On observe souvent ces désastres. Il y en a même de pires, puisque parfois il ne reste absolument rien. Mais n'est-ce pas la preuve qu'il faut peindre, écrire, transporter le réel fragile dans le seul lieu où il trouvera son sens, et sa part d'éternité : l'art ?

Écrit par : Carole | 28 janvier 2014

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L’art est ce qui reste lorsqu’il n’y a plus rien…
C’est bien pour cela que nous autres, pauvres humains, nous acharnons à laisser quelques traces de notre passage sur d’éventuels chemins de création.

Écrit par : Alain | 28 janvier 2014

J'aimerais soutenir un peu Louvre-passion ... que l'on aime les oeuvres d'art anciennes est une chose, que l'on "modernise" un paysage urbain en est une autre. Bien sûr, il existe de magnifiques "vieilles villes", restaurées avec amour et qui sont indissociables de notre patrimoine. Mais parfois aussi, il est nécessaire de construire du neuf, si l'ancien est trop insalubre, trop petit ou trop branlant.
Ce qui m'étonne un peu, c'est que Delft n'honore pas davantage Vermeer ... mais c'est sans doute comme partout : nul n'est prophète en son pays !
Heureusement que Vermeer, comme d'autres artistes, continue à vivre dans les coeurs de tous ceux qui admirent ses peintures :)

Écrit par : sunny | 25 février 2014

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Mon récit se désespérait surtout de voir la magnifique « Vue de Delft » disparaître totalement pour laisser place à un paysage inexistant. J’avais le sentiment que l’œuvre du peintre s’était dissoute avec cette destruction.
Heureusement, le tableau est toujours ensoleillé au Mauritshuis de La Haye, avec, face à lui, l’émouvante « Jeune fille à la perle » qui a le privilège de pouvoir le contempler toute la journée.
Les rares œuvres de Vermeer sont disséminées un peu partout dans le monde. Il est possible d’en voir une petite dizaine dans les musées hollandais. Et seulement deux en France… Mais quand on aime…
Merci de votre visite.
Bonne journée

Écrit par : Alain | 26 février 2014

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