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1886 - 8ème et dernière exposition impressionniste

 

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Edouard Manet – Portrait de Berthe Morisot étendue, 1873, musée Marmottan, Paris

 

      Cette note termine le cycle en 3 parties que j'ai consacré à cette femme de grand talent que fut Berthe Morisot.

      Comme je l'avais fait pour la première exposition impressionniste de 1874, j'ai imaginé cette nouvelle lettre envoyée par Berthe Morisot à sa soeur Edma, douze années plus tard. Le groupe des peintres impressionnistes traverse des difficultés internes...

 

 

Un impressionniste scientifique : Georges Seurat

 

 

 

25 septembre 1886              (Berthe Morisot – peintre)

 

Très chère Edma

 

      Je profite d’un moment de calme pour enfin t’écrire. Tu devais penser que je t’oubliais.

      Eugène fait la sieste. Il est très fatigué et tousse constamment. Notre été dans la villa que nous avions louée à Jersey s’est mal passé pour lui. Ce foutu climat anglo-normand…

      Je suis triste petite soeur. Je ne quitte plus le noir du deuil. Ces dernières années ont été bien cruelles pour la famille Manet. Comme tu le sais, en l’espace de trois ans, j’ai perdu ma belle-mère et mes deux beaux-frères Edouard et son jeune frère Gustave. Je garde toujours une place secrète dans mon cœur pour Edouard Manet. Je lui dois tant ! Je ne cesse de me battre pour la réhabilitation de sa peinture. Un jour, ce grand artiste entrera au Louvre…

      Eugène, à son tour, est touché par la maladie. Ses dernières forces, il les a utilisées pour m’aider à préparer notre exposition des « impressionnistes » qui s’est tenue avant notre départ pour Jersey du 15 mai au 15 juin dernier. Nous avions loué un local rue Laffitte, au-dessus du restaurant de La Maison Dorée. Dommage que tu ne sois pas venue… Enfin, cela va me permettre de te conter dans le détail ce qui s’y est passé.

      Comme le temps passe vite ! C’était la 8ème exposition de notre groupe. Te souviens-tu de notre première exposition il y a douze ans dans les locaux du photographe Nadar ? Jeunes fous, nous nous engagions dans un mouvement pictural qui n’avait pas de nom. Nous étions les peintres du plein air, de l’instant, de la lumière changeante et des émotions troubles. Aujourd’hui, nous sommes devenus officiellement des « impressionnistes » et notre peinture commence à être reconnue.

      Contrairement aux autres membres du groupe, je n’ai manqué aucune exposition malgré les critiques et les phrases ironiques. Aujourd’hui, je ne regrette pas cette aventure dans laquelle je m’étais engagée par goût et par défi. J’étais la seule femme et tous ces hommes m’impressionnaient. J’ai ouvert la voie, car deux autres femmes m’ont rejointe à partir de 1879 : Marie Bracquemond que tu connais, la femme du graveur, et Mary Cassatt. Cette américaine est devenue une grande amie. Elle peint le plus souvent, comme moi, des portraits de femmes et d’enfants.

  

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Mary Cassatt – Un coin de loge, 1879, collection privée

 

       Tu me manques Edma ! Rappelle-toi ces journées où nous peignions côte à côte, unies dans un même amour de l’art. Maman nous envoyait des regards courroucés. Elle ne comprenait guère pourquoi ses filles ne s’intéressaient qu’à la pratique de la peinture. C’est si loin aujourd’hui…

      Quel désordre ma petite sœur ! Notre groupe d’artistes était sur le point de gagner. La critique se faisait molle. Nous étions devenus des frères et sœurs de pensée. Nous parlions le même langage. Devine… Aujourd’hui, nos amis sont en train de se disperser. Nous ne sommes plus capables de nous entendre. On se bagarre au sein de la même famille. Dissensions, divisions, règlements de comptes, jalousies… L’air devient irrespirable. Eugène et moi, passons notre temps à tenter de les réconcilier. En vain…

      Le résultat de ces chicanes est que les meilleurs d’entre nous n’ont pas voulu participer à notre exposition. Monet, Renoir, Sisley, Caillebotte étaient absents. Cézanne aussi, mais lui c’est un solitaire. Tu parles d’un vide ! Leur amour-propre ne supportait pas la présence de Gauguin toujours prêt, celui-là, à jouer les dictateurs.

     Le tempérament irascible de Degas n’a pas arrangé les choses. Ses colères étaientpeinture,degas,impressionnisme fréquentes. Tu connais l’admiration que je porte à son talent, son caractère entier, son intransigeance. C’est un homme terrible. Pourtant, avec moi il est adorable. Je bavarde et ris souvent avec lui. Lorsqu’il approuve une de mes toiles, je suis comblée. Chaque  vision de ses danseuses pastellées m’enchante...

 

 

 

 

 

 

 

 

 Edgar Degas - pastel , Danseuse assise, 1879, musée de l’Hermitage, Saint Pétersbourg

 

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Edgar Degas – pastel , Groupe de danseuses, 1884, musée d’Orsay, Paris

 

       Je crains que cette 8ème exposition ne soit la dernière exposition des impressionnistes. Trop de pagaille et de désaccords…Tous ces hommes ont un caractère de cochon ! Les femmes n’ont pas ces emportements, ces entêtements et cette violence.

      Notre vieil ami Camille Pissarro, lui, est venu. Figure-toi qu’il a changé de style récemment. Il peint comme ces jeunes gens qui exposent avec nous cette année. Cherchait-il à se rajeunir ? Mon mari et Degas ne souhaitaient pas la présence de ces jeunes peintres. J’ai dû parlementer longtemps, soutenue par Pissarro, pour qu’ils consentent à accueillir ces peintres rebelles. Ils ont nom Georges Seurat, Paul Signac, Charles Angrand et quelques autres.

      Edma, il faut que je te parle de cette nouvelle façon de peindre. Ces gamins disent qu’ils veulent révolutionner l’impressionnisme. Ils n’ont peur de rien. On vient à peine d’arriver et ils veulent déjà prendre notre place !... Ils ont repris nos théories sur la lumière et la touche fragmentée mais, ce qui est curieux, cette touche est devenue chez eux… des points. Des points sur toute la toile posés l’un contre l’autre avec une grande minutie et une patience infinie. Du cousu main comme tes broderies !

      Le clou de l’exposition a été une très grande toile peinte par leur chef de file Georges Seurat : Un dimanche à la grande Jatte.

 

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 Georges Seurat – Un dimanche à la Grande Jatte, 1886, Art Institute of Chicago

 

       peinture,seurat,impressionnismeL’île de la Grande Jatte est un lieu de loisir parisien au bord de la Seine. Ce tableau, qui se voulait un manifeste de cette nouvelle école, captait l’attention des critiques et du public. Imagine-toi une toile de 3 mètres sur 2 mètres couverte de minuscules points scientifiquement répartis. Les gens se bousculaient dans la petite salle. Ils se moquaient, parlaient de « pluie de confettis », de personnages raides ressemblant à des « poupées de bois ». Les critiques lançaient les mots « divisionnisme », « pointillisme ». Les quolibets montaient… C’était pire que lors de notre première exposition impressionniste en 1874 !

      Je vais t’amuser... J’ai lu cette semaine danspeinture,seurat,impressionnisme La Vogue un article publié par le critique Félix Fénéon au sujet de cette nouvelle école. Je ne peux résister à t’en donner quelques extraits. Il parle d’une « méthode néo-impressionniste ». Il tente de justifier les choix techniques de ces peintres en proposant de nombreuses descriptions très drôles de leur style : « versicolores gouttes », « tourbillonnantes cohues de menues macules », « fourmillement de paillettes prismatiques », « menues taches pullulantes ». Je t’en passe… Même Eugène, fatigué, s’est déridé à cette lecture.

 

 

      J’ai vu récemment Renoir. Il ne veut pas entendre parler de cette technique. « Ils s’essouffleront rapidement, m’a-t-il dit d’un ton péremptoire. »

      Et bien moi Edma, j’aime cette peinture !

      peinture,seurat,impressionnismeJe te décris brièvement le tableau de Seurat. Les personnages représentés sont de milieux sociaux divers et sont venus sur l’île pour profiter d’une belle journée. Ils paraissent effectivement un peu figés. Mais l’essentiel n’est pas là… Les contrastes d’ombres et de lumières sont admirablement répartis. Les couleurs, soucieuses les unes des autres par le principe des complémentaires que tu connais bien, vibrent intensément. Il faut regarder le tableau à bonne distance pour que le mélange des tons s’effectue dans l’œil du spectateur. Lorsque notre rétine a effectué le travail de recomposition des couleurs, l’harmonie éclate. C’est lumineux !

 

      Dans le même style que Seurat, son ami Paul Signac est très doué. J’ai apprécié de lui un superbe paysage de neige à Paris ainsi que des modistes originales. Charles Angrand m’a réjouie également avec sa Seine, le matin envahie de brouillard. Tous ces garçons sont des adeptes du « pointillé » et me paraissent promis à un bel avenir.

 

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Paul Signac : Boulevard de Clichy, la neige 1886, The Mineapolis Institute of Arts, Mineapolis     

 

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Charles Angrand : La Seine, le matin, 1886, Petit Palais, Genève

 

       Ces jeunes gens sont également de joyeux lurons. Signac est passionné de canotage. Il possède une embarcation qu’il a appelé le « Hareng saur épilepeinture,cassatt,impressionnismeptique ». Certains jours, à l’exposition, il se déguisait en canotier avec chapeau en paille, maillot rayé, manches courtes et biceps saillants. Il venait vers moi et insistait avec forces gestes et paroles pour que je vienne barrer sa yole le lendemain matin sur la Seine. Tu sais, soeurette, que les barreuses sont très recherchées par les canotiers. J’acceptais devant le public amusé.

      Il faisait également le pitre devant Mary Cassatt qui faillit même, tordue de rire, faire tomber son délicieux tableau Jeune fille au jardin qu’elle s’apprêtait à accrocher. Ces hommes…

 

  

 Mary Cassatt – Jeune fille au jardin, 1882, musée d’Orsay, Paris

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      Personnellement, j’ai exposé une dizaine d’œuvres cette année dont le jardin de Bougival et une jeune fille à son bain se coiffant.

      Comme d’habitude, toutes les toiles présentées par ce vaurien de Degas me plaisaient. Ce vieux célibataire endurci est un coquin ! Il adore peindre les femmes. Toujours des femmes du peuple : blanchisseuses, modistes, lavandières, couturières. Il les peint dans des poses plutôt scabreuses… Il a exposé un pastel Le tub qui montre une femme accroupie se nettoyant le dos avec une éponge. La pudeur bourgeoise était choquée.

Berthe Morisot - Le bain, 1885, Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown

 

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Edgar Degas - pastel, Le tub, 1886, Musée d’Orsay, Paris

 

      Nos dîners du jeudi à la maison sont toujours une fête. Si tu pouvais venir, nos amis seraient heureux de te revoir... Quel dommage que Lorient soit si loin... Ces soirées distraient mon pauvre Eugène et lui redonnent un peu de courage. Degas et Renoir ne cessent de s’asticoter l’un l’autre, ce qui, parfois, agace Degas qui part en claquant la porte. Tu le connais, il ne changera pas. Les phrases éblouissantes de Mallarmé fusent à tout propos. J’ai beaucoup d’affection pour ce grand poète et il me le rend bien. L’amitié et l’admiration que nous vouons à Edouard Manet nous rapprochent. Il m’appelle toujours respectueusement « Madame ».

      Ma chère sœur, je te laisse. Tu ne peux savoir à quel point cela m’a fait du bien de t’écrire !

      Julie a 8 ans. Je n’arrête pas de peindre son joli minois. Fais plein de bises à Jeanne et Blanche pour moi.

      Ton affectionnée Berthe.

                          Berthe Morisot

 

                                                                                                Alain

      

 

Commentaires

  • "Monsieur de Sévigné", t'avais-je écrit en mars dernier lors de la publication du premier volet de cette trilogie dédiée à Berthe Morisot.
    Je persiste et signe.
    Mieux : accepte que je te donne le conseil de toi aussi persister ! Persister dans cette voie épistolaire : tu y excelles !

    Grâce à cette lettre, j'ai aujourd'hui fait quelques découvertes intéressantes : Mary Cassatt ; le Degas de Saint-Pétersbourg et le Charles Angrand de Mineapolis.
    J'ai également apprécié l'humour lexical dans l'idée que tous ces hommes (les impressionnistes donc) "impressionnaient" Berthe Morisot ...

    Bref un régal en ce tout début de matinée.

  • Merci pour ton conseil Richard. Venant de toi il ne peut être qu’utile. Je me rends effectivement compte que la voie épistolaire est un excellent moyen de s’approprier la pensée d’une personne et de lui faire narrer un instant de sa vie comme dans un journal intime. J’aime bien d’ailleurs lire la correspondance de certains artistes dans laquelle ils s’épanchent spontanément de leurs joies ou tracas quotidiens.
    Le charme des toiles de Mary Cassatt… J’ai découvert le beau pastel du Degas de Saint-Pétersbourg que je ne connaissais pas. Quel peintre et dessinateur formidable ! Je vais essayer d’aller voir l’expo « Degas et le nu » actuellement à Orsay.
    Berthe Morisot était « impressionnée » par ses amis. Mais ceux-ci l’étaient également par cette femme de talent qui ne manquait aucune des expos du groupe.
    J’ai vu le premier ministre belge dimanche à la télé sur la place de la Bastille pour l’élection de notre nouveau président.
    Bonne journée.

  • versicolores gouttes », « tourbillonnantes cohues de menues macules », « fourmillement de paillettes prismatiques », « menues taches pullulantes ». Je t’en passe… Merci ALAIN, pour ce dernier volet, c'est l'apothéose!!! Cette lettre est magnifique, on plonge dedans avec délice et ferveur!!Tu es un "écrivain, tu le sais!!!! MERCI ENCORE!!!BISOUS FAN

  • Les noms d’oiseaux ou autres expressions imagées étaient courants dans les expos impressionnistes à cette époque. On y venait pour voir un spectacle. En 1886, cela concernait surtout ces jeunes néo-impressionnistes à la recherche de nouvelles voies par rapport aux impressionnistes qui eux commençaient à être reconnus.
    Merci pour ton appréciation. Comme me le fait remarquer Richard, je pense que je recommencerai ce style épistolaire qui me plait et m’aide à entrer dans la peau d’un personnage.
    Bonne journée

  • Bonsoir Alain

    Je suis ému !

    ce défilé incroyable de grands talents me secoue l'âme !

    et puis il y a cette phrase :

    Je garde toujours une place secrète dans mon cœur pour Edouard Manet. Je lui dois tant ! Je ne cesse de me battre pour la réhabilitation de sa peinture. Un jour, ce grand artiste entrera au Louvre…

    Elle avait vu juste et à la fois trop court.

    Les impressionnistes n'ont pas changé que l'histoire de la peinture.
    Ils ont ouvert la voie de toutes les formes artistiques abstraites.

    Musique sculpture peinture architecture etc etc. La littérature reste encore a être "visitée" par le symbolisme ou l'abstraction, mais cela viendra aussi.

    Ils ont fait faire un bond en avant a toute l'histoire de l'art;

    Sans eux pas de Picasso ni de Braque ni de Brancusi.

    Ils ont osé renvoyer le figuratif le plus parfait à l'état d'idée simpliste.

    Quel affront pour les plus grands !

    Nul ne peut prévoir ou cette déviation de la pensée unique va nous conduire.

    Mais quelle belle aventure !

    Ta lettre est parfaite ainsi que les illustrations.

    J'espère que nous pourrons bénéficier encore longtemps de si beaux moments de lecture.

    Merci

    a+
    Jacky

  • Tu es un sensible Jacky, ces poètes…, pour te sentir ému à ce point à la lecture d’une simple lettre de Berthe Morisot à sa sœur.
    Cette grande artiste aura le plaisir de voir, deux avant sa mort, Edouard Manet, dont elle devait être un peu amoureuse étant jeune, entrer au Louvre en 1893 avec son « Olympia ».
    Tu as raison, l’aventure impressionniste tient une place importante dans notre 19e siècle. A cette époque, la France était à la pointe de la culture mondiale dans tous les domaines artistiques.
    Mais je ne vois pas dans l’arrivée des avant-gardistes, d’affront pour les plus grands comme tu le dis. Pour moi l’histoire de l’art en peinture forme un tout dans lequel l’art moderne et contemporain ne font que s’insérer, sans supplanter, ni même bien souvent égaler, les grands anciens qui me font toujours rêver : je pense aux italiens (Léonard de Vinci est exposé au Louvre actuellement), aux hollandais, flamands, espagnols, anglais, et à tous ces français de grands talents qui marquèrent l’avant impressionnisme.

  • Bonsoir Alain

    Ce n'est pas se que j'ai voulu dire.
    tu sais que j'aime beaucoup certains figuratifs et tu cites d'ailleurs
    de trés beaux exemples.
    L'affront n'est pas tant dans la confrontation du mode d'expression
    mais surtout que ces grands artistes du passé non pas ou peu couplé leur immense talent avec
    d'autres formes plus abstraites.
    Les premières périodes de Picasso étaient figuratives. Cela ne l'a pas empêché de faire "autre chose". Je pense que sans l'audace des impressionnistes l'art moderne
    aurait été prondemment retardé et différent.
    Je suis d'accord sur le fait que c'est bien une continuité mais assez tardive par rapport au cinq siècles précédents d'art figuratif.
    c'est cela que je voulais souligner.
    a+
    Jacky

  • OK Jacky.
    Difficile de comparer Picasso, début 20e, en pleine période de recherche et de mutation d’un nouvel art moderne, et l’art classique plus ancien.
    Il a fallu évidemment du temps pour faire évoluer les styles et les mentalités : les cinq siècles dont tu parles, et même plus. La peinture a été pendant longtemps plus ou moins soumise, jusqu’au 19e, aux commandes des gens de pouvoir : église, noblesse, bourgeoisie. Certains artistes cependant dans le passé, surtout ceux qui étaient reconnus et n’étaient plus dans le besoin, se laissèrent parfois aller à des formes d’expression plus hardies.
    Bonne journée.

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