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L'OBSESSION VERMEER - 14. La petite Amsterdam

 

 

Suite…

 

Vendredi 17 mai – Delft. 11 heures.

 

      Je me lève et fais signe à Gert que ce n’est pas la peine de perdre plus de temps sur les vestiges de la Vue de Delft devant laquelle la foule s’agglutinait hier au Mauritshuis. Un désastre ! Il ne reste plus rien de la merveilleuse toile éclatante de lumière que nous scrutions en silence à l’entrée de l’exposition.

      Nous prenons à pied la route bruyante qui enjambe le canal de la Schie et suivons la Koorn Markt afin de rejoindre le centre historique de la ville. Malgré la présence éclairée de Gert, je gardais un plan de la ville à la main pour mieux mémoriser le nom des rues.

      - Vous pouvez constater que Delft est bien une « petite Amsterdam », dit Gert heureux de se dégourdir les jambes après ce long arrêt dans le petit port, face à la nouvelle ville moderne.

      vermeer,delftEn effet, les canaux quadrillaient littéralement la ville. De jeunes arbres ceinturaient le mince couloir liquide dans lequel les maisons se reflétaient. De proche en proche, de minuscules ponts bombés, surmontés de garde-fous ouvragés peints en blanc, ressemblaient à de gros champignons posés sur l’eau. Des jeunes gens guillerets pédalaient énergiquement. Il doit faire bon vivre ici, pensai-je.

  

 Delft – pont ancien daté de 1675, année du décès de Vermeer

 

        L’arrière de l’hôtel de ville construit au 17ème se profilait. Gert semblait chercher quelque chose ? Il marchait à longues enjambées sans se retourner. Il ne ralentit pas à l’hôtel de ville et tourna précipitamment sur sa droite dans l’Oude Langendijk.

      Arrivé à l’angle de cette rue et de la Jozefstraat, il se bloque net. Flo, surprise, le cogne au passage et s’arrête essoufflée à ses côtés. Je pressens un moment important. La voix de notre compagnon est plus grave :

      - Mes amis, vous vous trouvez à l’emplacement où s’élevait jadis la maison de la belle-mère de Vermeer, Maria Thins. Cette maison, tout comme l’auberge Mechelen dont je vous parlerai plus tard, a été détruite au 19e pour construire cette église tristounette devant laquelle nous sommes. Comme pour la Vue de Delft, le 19ème siècle a frappé une fois de plus !

      Gert prenait un ton doctoral :

      - Le peintre a vécu dans cette maison les quinze dernières années de sa vie. La plupart de ses nombreux enfants sont nés dans ce lieu. Les meilleurs tableaux de son œuvre, à partir des années 1660, ont été peints au dernier étage de la maison qui donnait sur cette rue, à l’abri des rayons du soleil.

      L’homme qui me hantait depuis des mois avait créé la plupart de ses chefs-d’œuvre en cet endroit. Gert m’annonçait cela, calmement, debout à l’angle de deux modestes rues, devant une sombre église. Flo s’exclama :

      - La Dentellière a donc été peinte ici ?

      L’émotion m’étreignait. Je réponds à la place de Gert :

      - Pas seulement La Dentellière, mais aussi La leçon de musique, La jeune fille à la perle, La femme à la balance… La plupart des merveilleuses peintures que tu as admirées hier ont été créées lentement, amoureusement, à l’emplacement où tu te tiens en ce moment. Imagine que Vermeer a marché dans cette ruelle sans lumière et que ses gosses jetaient des pierres dans l’eau du petit canal en face !

      La voix de Gert s’élève à nouveau :

      - Vous vous souvenez des maisons en briques rouges du petit tableau La ruelle quipeinture,vermeer,delft était au Mauritshuis ? Elles n’ont pas été retrouvées. Le peintre aurait pu s’inspirer des maisons du Voldersgracht qu’il voyait de l’arrière de l’auberge Mechelen ? A moins que ce ne soit près d’ici sur l’Oude Langendijk ? Il y a de bonnes chances pour qu’elles aient à jamais disparu… comme le reste… O.K. Vous me suivez !

 

 

 

 

 

 

 

       vermeer,delftQuand nous débouchons sur la Markt, l’immense place du marché rectangulaire, je comprends que nous pénétrons dans le cœur de la cité médiévale. Gert nous explique qu’elle avait peu changé en trois siècles : à l’extrémité de la place, la belle façade de l’hôtel de ville d’époque et à l’autre bout, proche de nous, la longue silhouette élégante de la Nieuwe Kerk.

      L’imposante tour de l’église que nous contemplions il y a un instant encore au-dessus des toits, en face du canal de la Schie, nous dominait…

 

 

  

Delft – Nieuwe kerk, place du marché, statue d’Hugo Grotius au centre

 

       Nous traversons la place et restons un long moment, pensifs, devant l’ancien emplacement de l’auberge Mechelen. Je me rappelais que le jeune Johannes avait vécu à cet endroit jusqu’à l’âge de vingt huit ans avant de déménager pour la maison de l’Oude Langendijk d’où nous venions. Quelques mètres seulement derrière le fantôme de l’auberge Mechelen, au 25 et au 21 de la Voldersgracht, Gert nous montre les lieux où étaient situés la maison natale de Vermeer et la Guilde de Saint-Luc. Tous ces emplacements avaient également été démolis au siècle dernier.

      Cela m’énervait vraiment ! Les maisons du 17e avaient toutes été remplacées au 19e et 20e par des bicoques modernes transformées en vulgaires commerces. Même le beau bâtiment de la Guilde de Saint-Luc, avec les attributs des principaux métiers accrochés sur sa façade, n’avait pas été sauvé. J’imaginais l’intense activité qui devait régner dans ce lieu dont les membres étaient les meilleurs artisans et artistes de la cité : tapissiers, faïenciers, marchands de tableaux, peintres, sculpteurs…

      Je me fis la réflexion : quelques mètres séparaient le siège de la Guilde et l’aubergepeinture,écriture,vermeer,delft tenue par le père de Johannes, Reynier, qui était inscrit à la Guilde comme marchand de tableaux. Le centre artistique de la ville se trouvait donc en ce lieu précis. Tous les artistes de Delft qui se réunissaient régulièrement à la Guilde, devaient donc, fort logiquement en sortant, prendre la direction de l’auberge pour se désaltérer.

 

 

 

 

 

 

 Dessin de Lamberts Gerrit - rue menant à la Guilde de St Luc au fond ,et arrière de l''auberge Mechelen sur le côté  

     

       delft, hugo grotiusEn plein milieu de la place, la lumière éclairait en biais l’imposante statue d’Hugo Grotius, l’un des grands hommes de la ville. Pourquoi Vermeer n’a-t-il pas une statue comme celle-ci, bien exposée, pensai-je ? Delft pouvait être fière de son célèbre concitoyen peintre qui faisait l’objet d’une admiration unanime dans le monde entier. Etait-ce le cas de cet Hugo Grotius ?

 

 

 

 

 

 

 Delft - statue de Hugo Grotius, humaniste et juriste

 

 

       La joie qui m’habitait ce matin en découvrant la ville s’estompait progressivement au fur et à mesure de nos pérégrinations. Je sentais confusément que ce que j’étais venu chercher à Delft m’échappait. Il ne nous restait plus que les deux églises de la ville à visiter. Tous les lieux de vie de l’artiste avaient disparu. C’était comme si une présence invisible s’efforçait systématiquement d’effacer toutes ses empreintes…

      Maintenant que je connaissais mieux Delft, je me rendais compte que les emplacements où l’artiste avait résidé étaient tous situés autour de la place du Marché. Un univers clos… Son univers : la Nieuwe Kerk au centre, sorte de tour de contrôle ; en face, l’auberge Mechelen et ses vapeurs d’alcool ; derrière l’auberge, la Guilde de Saint-Luc enfiévrée ; de l’autre côté de la place, sur la droite de l’église, la maison sur l’Oude Langendijk où il finira sa courte vie. Une vie entière était regroupée dans un rayon d’une cinquantaine de mètres maximum de part et d’autre de la Nieuwe Kerk.

      Un instant, je m’imaginais Vermeer, préoccupé et rêveur, allant et venant sur la longue esplanade allant de l’église à l’hôtel de ville. La mémoire de ces monuments auraient pu me le décrire, lui et sa famille. Quel homme était-il ? A quoi ressemblait-il ? Catharina était-elle jolie ? Et ses enfants ?

      Il allait falloir accélérer la cadence si nous voulions revoir la France dans la soirée, ou plutôt dans la nuit ? Je fis un signe à Gert attardé devant la devanture d’un des nombreux magasins de faïence de Delft autour du Markt.

      - Gert, je propose une halte déjeuner. Flo est harassée. Je suppose que cette longue marche vous a mis en appétit. Connaissez-vous un restaurant dans le coin ?vermeer,delft

      - Oui ! Derrière l’hôtel de ville, il y a un petit bar sympa !

      Nous longeâmes la place en passant devant la statue d’Hugo Grotius, impavide. Le bar était installé en plein air, non loin de la halle aux viandes sur la façade de laquelle deux têtes de bœufs en pierre, les yeux globuleux, nous regardaient.

 

Delft – hôtel de ville

 

       Nous choisissons une petite table ovale en plein soleil. A la table voisine, des touristes allemands enjoués semblaient apprécier la bière de la région. Gert expliqua rapidement à la jeune serveuse que nous voulions un menu plutôt léger, énergétique. Il plaisanta un moment avec elle en néerlandais. Dès qu’il eut fini de passer la commande, je l’attaquai bille en tête, légèrement crispé :

      - Gert, ne prenez pas mal ce que je vais vous dire, mais il faut que çà sorte… Nous apprécions votre présence et vos connaissances historiques sur Delft, mais je dois reconnaître que vous ne nous avez rien épargné… Le néant ! Tous les lieux que vous nous avez montrés étaient intéressants mais, malheureusement, inexistants…  Pouvez-vous m’expliquer comment une ville qui a la chance inouïe d’avoir enfanté le génie de Vermeer, n’a rien réussi à garder de lui ? Je ne sais pas moi, une pierre… un pan de maison… peut-être un meuble… son chevalet… ou même un simple pinceau. Il est né en plein centre ville… il n’a jamais bougé d’ici… toute son œuvre s’est construite à cent mètres de cet hôtel de ville… Cet homme a fait connaître Delft à l’autre bout du monde et qu’a fait la ville en guise de reconnaissance ? Elle a tout détruit… Insensé !

      Ma voix montait. Les Allemands me dévisageaient. Ils devaient se demander pourquoi ce petit français s’énervait aussi bruyamment. Flo ne pipait mot. Gert avait perdu son apparente sérénité. Je continuai, sérieusement remonté :

      - La ville n’a pas seulement détruit les traces de Vermeer, elle a saccagé son image. Comment peut-on justifier cette route au trafic intense qui sabre le site de la Vue de Delft sur toute sa largeur ? Delft aurait voulu gommer tout ce qui rappelle le passage de l’artiste, qu’elle ne s’y serait pas prise autrement !

      Je reprends mon souffle, exalté. Gert, un moment décontenancé, prit le temps de terminer son plat de crudités. Sa réponse arriva :

      - Ho, Patrice ! Je n’y suis pour rien, moi ! Vous savez bien à quel point l’action du temps est sans pitié ! Que restera-t-il de vous dans trois siècles ? Même la trace des plus grands finit par disparaître. Cherchez bien dans votre histoire de France et vous serez surpris par le nombre de personnages célèbres dont plus rien ne subsiste. Patrice, vous vous laissez emporter par votre passion pour ce peintre… Calmez-vous !

      Il avait retrouvé son flegme habituel. Il but une gorgée du vin blanc bien frais posé devant lui avant de continuer :

      - Je ne vais pas vous apprendre que la seule chose qui compte pour un artiste est son oeuvre. Rien d’autre. Que nous importe de retrouver quelques pierres de sa maison ou un objet lui ayant appartenu… La toile de la Vue de Delft vous attire parce qu’elle dégage une impressionnante présence physique lui donnant vie, et cette lumière magique inoubliable… L’oeuvre du peintre nous enchante et nous fait rêver, n’est-ce pas l’essentiel ? Le reste est secondaire.

      Décidément, Gert avait le sens de la phrase juste. Nous le connaissions à peine, mais il m’impressionnait de plus en plus. En une seule tirade, bien calibrée, comme il m’en avait fait la démonstration ce matin à l’hôtel, il avait rétabli la situation, replacé les choses à leur juste valeur. Maintenant, il me regardait compatissant en savourant son verre de vin blanc. Flo mangeait, rassurée, sans plus se préoccuper de notre conversation.

      - D’accord, Gert ! Excusez-moi, dis-je apaisé. Ma déception était la cause de mon emportement contre la ville de Delft. Mais vous ne m’empêcherez pas de penser que les responsables de la cité n’ont pas fait leur boulot normal de sauvegarde d’un patrimoine culturel !

      Il sourit, indulgent. J’apercevais au loin l’horloge ronde plantée dans l’octogone supérieur de la Nieuwe Kerk. Les aiguilles indiquaient 15 heures précises.

      Nous terminons notre repas en silence.

 

A suivre…

 

 1. Deux petits tableaux   2. Hantise  3. Un peintre sans visage   4. Le siècle d'or   5. Vue de Delft  6. La leçon de musique   7. La Joconde du Nord   8. Amsterdam   9. Balade hollandaise   10. Une lumière dorée   11. Une servante célèbre   12. Les femmes de Johannes   13. Gert    14. La petite Amsterdam

 

Commentaires

  • La déception responsable de l'emportement de Patrice... mais il me semble bien aussi la frustration, à ne pouvoir découvrir « ce » qui l’ensorcelle tant chez Vermeer, ce mystère qui flotte toujours autour de ses œuvres, et qu'il n'arrive à saisir, non ? ça titille, ça agace.

    Et puis l'admiration de Patrice - que je comprends et partage! - lui occulte peut-être le fait que Vermeer a été oublié (cela paraît tellement impensable!! )durant près d'un siècle et qu’entre le dernier jour de sa vie et sa « redécouverte » bien des années d’oubli ont bien malheureusement contribuées à balayer les traces de son existence.

    Décidément, je l'aime bien ce Patrice passionné :-).


    Toute belle soirée à toi
    Amitiés

  • Tu as raison, ce mystère Vermeer titille sérieusement Patrice ! Il est frustré et mal dans sa peau dans ce Delft qui a tant changé.
    Vermeer a été longtemps oublié entre sa mort en 1675 et sa redécouverte par Thoré Bürger à la fin du 19e. Pourtant, comme je l’ai expliqué dans les premiers chapitres, il était un peintre reconnu et apprécié à son époque. Mais il a peint si peu…
    Le problème qui gêne Patrice dans ce chapitre est que la ville de Delft semble avoir trop ignorée ce peintre génial dont le nom « Vermeer de Delft » ou « Sphinx de Delft, parfois », est pourtant indissociable de cette ville.
    Je sens que ce pauvre Patrice va en voir de toutes les couleurs dans les deux derniers chapitres à venir, avant Noël et en janvier. Si tu l’aimes bien, cela va lui faire plaisir.
    A bientôt

  • Je ne sais si c'est pur hasard mais, assurément, Tonton Sigmund débusquerait une explication psychanalytique à ceci : tu publies le 6 décembre, jour où, en principe, tous les petits enfants sages doivent être contentés par les cadeaux posés au pied de la cheminée, le récit d'un Patrice qui, avec les yeux d'un passionné ayant tant attendu cet instant de découverte d'une symbiose entre une ville et son peintre de génie, se rend compte, immense déception, qu'il ne trouvera pas là le cadeau espéré. Pas une seule trace de Vermeer, pas un seul vestige honorant sa mémoire ! Et l'enfant Patrice pique sa crise qui, comme souvent en semblable réaction épidermique, s'adresse à la mauvaise personne.


    Indépendamment de cette façon toute personnelle d'aborder ton épisode, j'ai été plus qu'étonné d'apprendre le manque de présence de Vermeer à Delft.
    C'est quasiment incroyable !


    Comme je n'ai jamais visité cette ville, j'ai un peu fouillé le Net et ai lu qu'il y existait quand un "Centre Vermeer". De quoi s'agit-il ? Est-ce un musée ? Patrick l'a-t-il visité ? Nous en touchera-t-il un mot lors de notre prochain rendez-vous ?

    (J'espère que ce n'est pas un centre commercial où "Leclercq" aurait été remplacé par "Vermeer" !!!)

  • Patrice est effectivement réellement déçue de ne pas recevoir son cadeau comme tu dis. Depuis 6 mois qu’il attend ce moment… Alors, il s’énerve… Heureusement, Gert trouve toujours les paroles justes qui refroidissent les ardeurs.
    Tu dois bien te douter que je suis déjà allé à Delft. J’y suis même retourné pour mieux connaître les lieux et les rues dont le récit s’inspire. Où se niche la conscience… j’allais dire professionnelle…
    Même si les traces concrètes du peintre ont disparu, surtout en voyant la triste « Vue de Delft », la ville semble avoir amélioré aujourd’hui les moyens de connaissance de l’homme et de l’artiste. Je ne connaissais pas ce Centre Vermeer récent qui a reconstitué, en façade, l’ancienne Guilde de Saint Luc. C’est un musée qui paraît intéressant. Il montre des images et vidéos parlant de Vermeer et des lieux où il vécut dans la ville.
    Par hasard, j’ai vu avec amusement que ce Centre parlait également de « secret du message de Vermeer ». Pourtant, il ne connaissait pas mon récit…

  • Merci pour ces quelques précisions sur ce "Centre Vermeer" qui doit vraisemblablement quelque peu "redorer" le blason de la ville à tes yeux.

  • C’était la moindre des choses de redonner à Vermeer une place importante dans la ville qui l’a vu naître, travailler et mourir.
    Je disais hier que la façade de ce musée était une copie de la Guilde de Saint-Luc, mais, en plus, celui-ci a apparemment été édifié à l’emplacement exact de l’ancienne Guilde que j’ai montré en partie dans le dessin de Gerrits.
    Bonne journée

  • Oh, Patrice vient de subir une énorme déception et de ce fait, moi aussi!! Comme toi, j'aurai pesté contre le temps qui passe et souvent détruit les merveilleux souvenirs!! Merci à Richard pour ses recherches, je vais aller aussi chercher sur le net ce fameux centre Vermeer et le guilde de St.Luc!!A bientôt!!Bon Noël à toi et ta famille!!! BISOUS FAN
    Bonne année 2012 si tu ne reviens pas avant le 6/1/2012

  • Je reviendrai avant Noël, vers le 20 décembre, publier l’avant-dernier chapitre de cette aventure. Le dénouement final arrivera certainement entre le 5 et le 10 janvier prochain, au moment des vœux.
    Comme dit Gert : « Que restera-t-il de vous dans trois siècles ? » Il faut accepter le passage du temps. L’avantage des artistes et qu’ils laissent une trace de leur talent et ne sont pas oubliés.
    Bon dimanche Fan

  • Je pense qu'on est toujours déçu par les lieux chargés d'histoire, soit ils sont transformés en attractions touristiques, soit purement et simplement détruits. Mais ce n'est pas à cela qu'il faut s'attacher, il reste heureusement les oeuvres d'art qui traversent les siècles.

  • C’est bien ce qui dit Gert : « L’oeuvre du peintre nous enchante et nous fait rêver, n’est-ce pas l’essentiel ? Le reste est secondaire. »
    Il semble qu’actuellement Delft tente de rattraper son retard dans la mise en valeur de son petit génie.

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