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27 septembre 2011

L'OBSESSION VERMEER - 10. Une lumière dorée

 

 

RAPPEL HISTORIQUE

 

      Patrice est amoureux ! D’une silhouette, de couleurs, de silences, d’une femme… ou d’un homme ?

      Depuis ce jour glacial de novembre au Louvre où il découvrit la peinture de Johannes Vermeer, la jolie Dentellière impose sa présence obsédante à Patrice. Il s’est documenté, a étudié l’art de ce peintre hors du temps qu’il connaissait mal. Il est prêt pour retrouver l’artiste lors de l’exposition exceptionnelle de son œuvre qui se tient depuis le début du printemps au Mauritshuis à La Haye.

      Accompagné de sa femme Flo, il vient d’arriver à Amsterdam. Il a déjà exploré la verdoyante campagne hollandaise colorée de tulipes, narcisses et autres azalées éclatants en cette saison. Les grands peintres de ce pays ont accompagné ses visites au Rijksmuseum et au Van Gogh Museum. De plus, au cours d’une balade dans Amsterdam, il eut le plaisir de rencontrer, dans un « café brun », la charmante Claudia, habitante de la ville, avec laquelle il partagea une passionnante discussion sur l’art.

      Le grand jour est enfin arrivé. La tension monte. Johannes l’attend…

 

  

mauritshuis, la haye

La Haye – Cabinet Royal de peintures Mauritshuis

 

 

 

Suite…

 

Jeudi 16 mai. Mauritshuis - 14 heures

   

      En arrivant devant le Mauritshuis, l’image de ce type qui me tendait un prospectus devant le Musée d’Art Moderne à Paris, celui qui m’informa de la future exposition Vermeer, me revenait en mémoire. C’était juste avant Noël, il y avait seulement six mois…

 

 

      L’eau à peine ridée de l’étang du Hofvijver renvoie l’aspect blanc marbré du Cabinet Royal de Peintures Mauritshuis, superbe bâtiment 17ème. Dans son prolongement, l’ocre foncé de l’élégant Binnenhof, siège du gouvernement des Pays-Bas à La Haye, offre un puissant contraste.

      Nous suivons le flot bigarré des visiteurs qui se dirigent tous vers un curieux ponton reposant sur l’eau devant le Mauritshuis. Un centre d’accueil a été aménagé spécialement pour l’exposition Vermeer afin de commercialiser livres, affiches, vidéos et objets divers. Une jeune fille amène vêtue d’un uniforme pivoine s’empare de nos précieux billets et nous montre le chemin à suivre. Je talonne Flo qui s’engage résolument sur la courte passerelle menant au rez-de-chaussée du musée.

      Nous gravissons lentement l’imposant escalier en bois sculpté recouvert d’un épais tapis de velours rouge. Cette montée des marches me fait l’effet d’une cérémonie religieuse : les visiteurs progressent en silence, la tête penchée, recueillis, déjà unis dans un même sentiment de communion. J’examine Flo. Le visage grave, elle paraît consciente de l’importance de l’instant. Je souris de son air compassé peu courant chez elle.

      Au dernier étage, une foule disciplinée s’agglutine devant la première salle qui ouvre l’exposition. Nous nous insérons dans la file et attendons. Un sentiment d’anxiété m’étreint. J’ai tellement pensé à ce moment. Comme nous, toutes ces personnes sont là uniquement pour voir 22 petites toiles, soit la quasi-totalité des œuvres connues de Johannes Vermeer. Elles viennent des plus grands musées dans le monde, le Mauritshuis n’en possédant que trois. Quelle magnifique récompense pour ce peintre qui faillit disparaître dans l’oubli du temps, pensai-je.

      Devant nous, des voix sonores, des rires bruyants troublent la solennité du lieu. L’accent est facilement reconnaissable : un groupe de touristes français de quatre à cinq personnes s’attirent des œillades courroucées. Je crois lire dans les regards : « Encore des Français qui ne comprennent rien à la peinture ! ». J’ai envie de dire à mes compatriotes : « Il s’agit d’une exposition exceptionnelle ! Respectez toutes ces personnes qui viennent souvent de très loin comme en pèlerinage ! ». Hilares, ils ne se posent pas de question. Ils sont là en vacanciers de passage à La Haye et entendent bien distraire cette atmosphère funèbre inhabituelle.

      Je tente de retrouver ma concentration intérieure avant de pénétrer chez Vermeer…

 

 

      Une multitude de têtes frémissent en silence cachant les toiles accrochées sur les murs verts. Avant de venir, je m’étais imaginé un grand hall plein de lumière mettant en valeur chaque peinture ; tout l’inverse de ce lieu étroit, presque sombre où nous venions d’entrer. Après réflexion, je dois admettre que cet endroit convient mieux à la peinture intimiste de Vermeer. Il doit apprécier…

      Pas simple de se frayer un passage ! Sur la gauche de la porte d’entrée, une massevermeer,mauritshuis,la haye,vue de delft humaine compacte contemple je ne sais quoi ? Regroupés à l’arrière de cette foule, nos compatriotes gesticulent beaucoup pour tenter de discerner la chose. Par l’ouverture laissée entre deux crânes, j’aperçois un morceau de toile : quelques nuages ensoleillés… des toits dorés ? De suite, je saisis ce qui se passe : les organisateurs ont cru bon, pour chauffer l’ambiance, de mettre la Vue de Delft au début de l’expo.

       Cela aurait pu être une réussite si tout le monde ne s’était installé béatement devant cette grande toile mondialement admirée. Flo qui craint la foule me lance :

      - Inutile d’insister ! Trop de monde ! L’on pourrait regarder les tableaux suivants et revenir plus tard ?

      J’acquiesce d’un signe de tête et suis sa courte foulée.

      vermeer,mauritshuis,la haye,vue de delftNous débouchons sur les peintures de jeunesse du peintre : deux grandes toiles représentant des scènes religieuses. Ce n’est pas encore la grande période de l’artiste.

      Nous avançons jusqu’à La ruelle, seul petit paysage peint par l’artiste avec la Vue de Delft. Plusieurs personnes alignées à la hauteur de son format étriqué en rendent la vision difficile. Je souffle à Flo : « Cela s’annonce périlleux…tous les tableaux à venir sont du même acabit, même taille ou à peine plus grands. » Elle m’envoie une grimace compréhensive.

      Flo, peut inspirée par ces quelques maisons en briques roses, m’interpelle :

      - Patrice, on tente à nouveau la Vue de Delft ?

      Nous revenons sur nos pas précipitamment. Le tableau occupe tout un pan de mur à lui tout seul. Le groupe de touriste français n’est plus là, sans doute découragé.

      Je m’en voulais d’avoir entraîné Flo dans cette galère. Même sur la pointe des pieds, son mètre 55 ne pouvait la hisser au-dessus de cette barrière humaine.

      - Vas-y tout seul… Je t’attends ici, dit-elle résignée.

      Instantanément, j’imaginai une stratégie que je n’aurais jamais osée en temps normal. La Vue de Delft se mérite, pensai-je ! Aurai-je un jour l’occasion de revoir ce fabuleux tableau ?

      J’agrippe la main de Flo qui se demande pourquoi je la secoue ainsi, donne un coup d’épaule persuasif dans les reins d’un immense viking moustachu qui s’écarte étonné, déplace légèrement un homme grisonnant placé au deuxième rang qui, les yeux rivés sur la toile ne se rend compte de rien, et m’empare du premier rang inespéré qu’un jeune couple vient tout juste de déserter. Tout s’est passé très vite. Deux touristes basanés, qui étaient postés en embuscade pour prendre la place du couple, sont grillés sur le poteau et nous dévisagent incrédules. Flo qui m’a suivi, passive, n’en revient pas.

      - Tu es gonflé ! J’avais déjà vu çà dans un France-Irlande de rugby à Paris. Quel talent !

      Je lui souris fièrement.

  

      La clarté rase qui enveloppe la Vue de Delft est incroyablement lumineuse. Je n’avais encore jamais vu une peinture de paysage présentée de cette façon. Une sorte de vue panoramique que l’on retrouve fréquemment sur les cartes urbaines de cette époque. Coincée entre l’immensité du ciel et l’eau sombre du canal, cette ville toute en longueur, comme une frise, aimantait le regard.

 

vermeer,mauritshuis,la haye,vue de delft

 

      Flo, surprise de se retrouver à une fête qui lui paraissait inaccessible quelques instants auparavant, est radieuse. Depuis le temps que je lui parlais de cette Vue de Delft que le Mauritshuis s’enorgueillit de posséder.

      vermeer,mauritshuis,la haye,vue de delftAu premier plan du tableau, des petits personnages bavardent sur la bande de sable rosée. Ces obscurs lilliputiens habitants de Delft prennent l’air à l’extérieur des murailles par cette belle journée.

      - Tu sens la respiration de la ville, dis-je à Flo pas encore complètement remise de notre passage en force ? Imprègne-toi de cette présence physique étonnante… Regarde bien les maisons, la muraille, les portes de la ville et le pont au centre.

      Elle m’écoute attentionnée.

      - La matière des murs en briques et des vieilles pierres déformées est exprimée par des empâtements rugueux de différentes tonalités dispersés un peu partout… Tu distingues l’ondulation des tuiles sur les toits rouges dans l’ombre, sur la gauche ?  Du sable a été mélangé exprès à la peinture pour donner du relief...

      Flo s’approche pour vérifier.

      - Remarque ces bateaux très sombres à droite. L’aspect granuleux de leurs coquesvermeer,mauritshuis,la haye,vue de delft s’oppose fortement à la transparence lisse de l’eau. Le peintre les a  bombardé de petits points lumineux clairs et de rehauts bleutés. Bon ! Maintenant, recule-toi à nouveau et examine la vue d’ensemble… N’est-ce pas que cette ville  respire ?

      Je me félicitais d’avoir bien étudié la toile avant de venir ce qui apportait de la précision à ma description. Séduite, Flo se passionnait vraiment pour cette peinture. Tour à tour, elle s’avançait, reculait, scrutait en experte les murs, les bateaux, se penchait de côté, au risque de gêner son voisin, pour voir de plus près les paysannes sur la bande de sable. Elle tentait de comprendre, soucieuse. Au bout d’un moment, elle se hasarda :

  

vermeer,mauritshuis,la haye,vue de delft      - C’est beau… - Je sentis une onde de bonheur m’envahir - Tu as raison, elle vit… Cette lumière éparpillée un peu partout… C’est quoi le petit pan de mur jaune de Proust dont tu m’as parlé ?

      - On ne sait pas bien... C’est peut-être la fin du mur d’enceinte qui longe le canal, là, devant toi, à côté de la porte de Rotterdam sur la droite. A moins que ce ne soit tout simplement un de ces toits dorés, juste au-dessus, en pleine lumière.

  

 

      Quelques instants encore, je contemplai la Delft du 17ème siècle. Vermeer ne me décevait pas.

 

vermeer,mauritshuis,la haye,vue de delft

 Johannes Vermeer - Vue de Delft, 1660, Mautitshuis, La Haye

      L'artiste n’avait peint qu’un seul grand paysage comme celui-ci, mais c’était un coup de maître unique. Aucun paysage de ses contemporains n’approchait cette luminosité exceptionnelle. Je m’expliquais mieux à présent l’éblouissement ressenti devant cette toile, lors d’une visite au Mauritshuis, par le critique français Thoré-Bürger au 19e. Il n’eut plus ensuite qu’une pensée : réhabiliter la peinture du maître hollandais oublié.

 

 A suivre…

 

 1. Deux petits tableaux   2. Hantise  3. Un peintre sans visage   4. Le siècle d'or   5. Vue de Delft  6. La leçon de musique   7. La Joconde du Nord   8. Amsterdam   9. Balade hollandaise   10. Une lumière dorée

 

 

Commentaires

Merci Alain, la rentrée est magnifique!!Bien sûr, comme à la cantine, il faut jouer des coudes pour avoir et voir le meilleur morceau!! Cette vue de Delft est un pur chef d'oeuvre!!Comment avec juste quelques touches de jaune, tout le tableau resplendit de luminosité!!On reste bouche bée devant tant de génie!!! BISOUS FAN

Écrit par : FAN | 29 septembre 2011

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La rentrée est effectivement magnifique avec ce ciel estival aussi lumineux que la « Vue de Delft ».
Attention Fan ! Il ne faut pas focaliser sur « le petit pan de mur jaune », trop connu, pour expliquer la lumière dégagée par cette toile.
Cette luminosité est due à une vision d’ensemble du paysage que l’artiste a restitué avec son talent unique : le jaune bien sûr sur les toits des maisons et la Nieuwe kerk en plein soleil, mais aussi le bleu complémentaire accolé des tours de la porte de Rotterdam et de la bastide proche, le rouge des toits sur la gauche, et, surtout, ce magnifique ciel prenant les deux tiers de la toile, contrastant avec la partie ombrée de la muraille et de l’eau du canal.
Du grand art !
Bon week-end.

Écrit par : Alain | 01 octobre 2011

Certes, cerise sur un gâteau qui ne demande qu'à être dévoré, il y a LE tableau, que Patrice commente pour son épouse : un chef d'oeuvre qui ne peut laisser personne indifférent.

Mais ce que j'ai ce matin en te lisant particulièrement apprécié, c'est l'ambiance recréée, les notes empreintes d'un humour quasi caustique qui teintent, ça et là, d'une véracité exceptionnelle cette visite tant attendue.

En premier lieu, la présence de quelques touristes français "seuls au monde". Personnellement, je n'aurais probablement pas osé cette anecdote mais sous la plume d'un de leurs compatriotes, j'acquiesce ! Et confirme ... malheureusement.

En second lieu, la méthode on ne peut plus autoritaire, voire sportive, pour "arriver à Delft" m'a aussi beaucoup amusé : rien n'arrêterait Patrice, semble-t-il, pour faire partager son émotion ...


A nouveau un beau moment de lecture.
Merci Alain !

Écrit par : Richard LEJEUNE | 30 septembre 2011

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Un ton léger et humoristique donne souvent de la véracité à des histoires un peu sérieuses ou même, parfois, tristes, et les émotions éventuelles ressenties s’en trouvent souvent renforcées.
Les touristes français auraient pu être belges également… J’ai préféré utiliser des français souvent effectivement plus fantasques.
Ce vaurien de Patrice utilise des méthodes musclées pour atteindre Delft. Depuis le temps qu’il attendait cette expo. Cela en valait la peine car j’ai l’impression que Flo a ressenti un début d’émotion. Alors… C’est bon signe pour la suite…
Bon week-end ensoleillé.

Écrit par : Alain | 01 octobre 2011

Bonjour Alain

Je me suis beaucoup amusée en imaginant la scène qui a inspiré à Flo cette réflexion : « J’avais déjà vu çà dans un France-Irlande de rugby à Paris. Quel talent ». J’adore l’audace généreuse et la noble fougue qu’inspire à Patrice l’amour de Veermer !

J’ai vraiment apprécié la qualité de ce billet, les descriptions et l’ambiance, comme le relève Richard Lejeune, ainsi que l’humour et la bonne humeur l’imprègne,.

Un vrai bonheur de te relire et de retrouver Patrice :-))

Merci pour ce très beau billet.
Amitié

Écrit par : Esperiidae | 30 septembre 2011

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J’ai écouté tes deux derniers enregistrements sur Litterature audio.com. Ces courts textes de ce grand écrivain suisse Adolphe Ribaux étaient superbes de sensibilité. Je t’ai laissé un commentaire.
Flo a raison, le slalom vigoureux de Patrice ressemble à un cadrage débordement au rugby. Celui-ci n’avait pas le choix pour profiter de ce magnifique tableau que la foule agglutinée lui cachait. Personnellement, je ne fais jamais cela dans une expo… Trop dangereux…
Je suis heureux que ce texte amuse. Je tente de parler de peinture avec humour car je deviendrais vite ennuyeux en m’épanchant dans de longs commentaires techniques. Je les laisse aux véritables spécialistes de l’art.
Bon week-end dans tes forêts de sapins.

Écrit par : Alain | 01 octobre 2011

On s'y croirait...devant cette toile. C'est vrai, elle est lumineuse et tu sais bien nous en parler

Écrit par : gazou | 02 octobre 2011

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Si j'ai pu faire partager mon plaisir, le bonheur m'envahit.
Bon dimanche

Écrit par : Alain | 02 octobre 2011

Merci beaucoup Alain pour ton commentaire sur litteratureaudio, je viens d'y répondre.

très belle fin de dimanche. J'espère que le soleil rayonne chez toi autant que ce jour dans mes forêts de sapins!! :-)

Amitiés

Écrit par : Esperiidae | 02 octobre 2011

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Un grand bravo aux écrivains suisses qui mériteraient une vraie reconnaissance en France. Ta diction et ta voix leurs ont donné un petit coup de pouce également.
Je rentre aujourd’hui des côtes normandes où je nageais hier encore à cette heure dans une ambiance estivale. J’ai même retrouvé le parfum de Proust en entrant dans le Grand Hôtel de Cabourg où il écrivit une partie de « À La recherche du temps perdu ». Aujourd’hui, les normands ont retrouvé leur grisaille froide habituelle, comme chez moi d’ailleurs très souvent. Heureux méditerranéens…
Bonne soirée

Écrit par : Alain | 04 octobre 2011

Bonsoir Alain

Cet article est l'un des plus beaux de la série !
Eblouissant ou lumineux serait d'ailleurs plus approprié
Je ne sais pas pourquoi nous avons cette passion en commun.
Presonnellement c'est Marcel PROUST qui m' a fait connaître Johannes
Je l'appelle souvent par son prénom comme Vincent ou Amedeo.
C'est trois grands peintres ont tout réussi mais surtout ils ont touché
la perfection dans leur domaine.
Je ne croyais pas que cela soit possible .
Et je n'arrive pas à l'accepter.
Merci Alain
a+
Jacky

Écrit par : Jacky | 08 octobre 2011

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La perfection en art existe t’elle ? Je ne le pense pas. Mais les grands artistes s’approchent parfois de quelque chose de supérieur, d’impalpable, qui peut les élever hors de leur carapace humaine. Cela a un côté religieux…
Johannes a certainement ressenti cela souvent.
Bon dimanche

Écrit par : Alain | 09 octobre 2011

Apparemment tu n'as pas de chance avec les groupes de touristes Français (ah les compatriotes à l'étranger) mais tu as des talents cachés que tu aurais pu exploiter pour la coupe du monde de rugby :-)

Écrit par : Louvre-passion | 16 octobre 2011

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Attention, il ne s’agit pas de moi, mais du héros de cette histoire : Patrice.
Il n’avait pas le choix. Il n’aurait certainement jamais eu l’occasion de revoir une expo réunissant une telle quantité d’œuvres de Vermeer. Il ne pouvait donc louper la « Vue de Delft » en arrivant. Il attendait avec impatience ce moment depuis plusieurs mois.

Écrit par : Alain | 17 octobre 2011

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