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L'OBSESSION VERMEER - 9. Balade hollandaise

 

 

Suite…

 

Mercredi 15 mai – 10 heures

  

      Je viens d’apprécier la peinture des maîtres du siècle d’or hollandais. Les quatre Vermeer appartenant au Rijksmuseum ont déserté les salles : La laitière, La lettre d’amour, La ruelle et La femme en bleu lisant une lettre sont partis pour La Haye. J’ai hâte de les retrouver insérés dans l’exposition que nous visiterons demain.

      En fait, aujourd'hui, je suis venu spécialement pour Rembrandt. Au premier étage du Rijksmuseum, j’ai suivi la foule. Pas besoin de boussole, tout le monde partait dans la même direction. Il faut dire que le point de fuite de l’immense galerie centrale, bordée de petites pièces disséminées de chaque côté, se remarquait dès l’entrée : La ronde de nuit accrochée au fond de la galerie, en plein centre, était le phare qui guidait les pas pressés des visiteurs.

 

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Rembrandt van Rijn - La ronde de nuit, 1642, Rijksmuseum, Amsterdam

 

      A distance, la plus fameuse peinture du musée m’apparaissait monumentale. La ronde de nuit est, sans conteste, le tableau le plus célèbre et le plus admiré de Rembrandt. Un portrait collectif : des membres d’une société de tir affublés en gardes civiques, commandés par deux officiers, se mettent en marche.

      Les commanditaires étaient nombreux à cette époque pour ce type de tableau. Chaque personnage souhaitait être représenté à son avantage, la figure bien visible, les traits plus ou moins figés. Je repensais aux photos de mariage de nos jours : les personnes sont alignées sur deux ou trois rangs, les plus petits devant, les grands à l’arrière, les couples formés, la tenue du dimanche, le corps rigide et le sourire « cheese »… « Ne bougez plus le petit oiseau va sortir ! »

      peinture,rembrandt,amsterdamLe peintre n’avait pas respecté la commande, pensai-je ? Il semblait en avoir fait à sa guise. En dehors des deux officiers - eu égard à leur rang peut-être ? - qui étaient superbement représentés, les autres personnages gesticulaient dans tous les sens, regardaient dans des directions opposées, les lances montaient, descendaient, penchaient ; certains, indifférents, s’occupaient de leur mousquet. Pour ajouter à la confusion, Rembrandt avait rajouté au milieu de la troupe unpeinture,rembrandt,amsterdam malheureux chien effrayé par le son du tambour et une fillette, lumineuse en jaune, portant une volaille accrochée à sa ceinture.

      Difficile de faire plus discordant ! Malgré tout, en dehors de l’aspect un peu caricatural des personnages, j’étais bien obligé de reconnaître que la beauté du tableau provenait justement de ce joyeux désordre qui lui donnait son harmonie.

 

 

 

 

      Cette majestueuse toile illuminait la grande salle. Puissance, vivacité des tons, lumière, poésie… C’était Rembrandt jeune, au sommet de sa forme en 1642.

      Je décide, en repartant, de faire une ultime visite à La fiancée juive considérée comme l’une des œuvres les plus belles de l’artiste. Je la cherche longtemps et finis par la trouver dans la salle contiguë à la grande pièce que je viens de quitter.

 

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Rembrandt van Rijn – La fiancée juive, 1665, Rijksmuseum, Amsterdam

 

      Pourquoi le nom de Fiancée juive ? L’homme penché vers la jeune femme l’enlace tendrement. Une atmosphère spirituelle se dégageait du tableau brossé dans un clair-obscur habituel chez Rembrandt avec, en pleine lumière, les couleurs fétiches du maître : un rouge puissant sur la robe et de l’or finement répandu sur le personnage. Le tout était synonyme de chef-d’œuvre…

      En revenant vers l’hôtel, je longe le canal. Des bateaux chargés de touristes secouaient l’eau verdâtre qui venait s’écraser sur la berge en gros bouillons. Derrière les embarcations, un profond sillon laissait une trace argentée, puis s’évanouissait.

 

 

Mercredi 15 mai – 13 heures

 

      En prenant la voiture au garage de l’hôtel, la même petite bise frisquette que ce matin refroidit le soleil printanier. Je referme d’un geste sec le col de mon parka. Du coin de l’œil, j’observe Flo. Notre légère brouille d’hier soir semble oubliée ?

      Avant de partir, la réceptionniste de l’hôtel m’avait signalé que la route des bulbes, de mars à mai, s’étendait sur près de deux cents kilomètres dans la province de Zuid-Holland. Nous laissons l’autoroute. Quelques moulins à vent nous saluent en zébrant le ciel de leurs ailes mouvantes. La terre craquelée crache un magma végétal de fleurs prêtes à être cueillies : tulipes, jacinthes, narcisses, s’éclatent au soleil. Par la vitre avant de la voiture, l’horizon prend une parure violine.

 

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      peinture,hollandeLa chance est avec nous ! A Lisse, le Keukenhof, considéré comme le plus beau et le plus vaste jardin à fleurs du monde, ferme ses portes à la fin de la semaine. Une mer de fleurs de 28 hectares, six millions d’espèces à bulbes s’offraient à nos yeux émerveillés. Un déchaînement de coloris chatoyants s’intercalait entre des arbres séculaires. Un vaste plan d’eau traversé de cygnes majestueux renvoyait des myriades de lueurs irisées. C’était jour de fête pour mon appareil photo.

  peinture,hollande

 

 

       

 

 

 

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      Au retour, nous quittons la route des bulbes et reprenons l’autoroute pour rejoindre plus rapidement Amsterdam.

 

        peinture,amsterdamDans la ville, la méthode la moins rapide mais la plus agréable pour se rendre d’un point à un autre est de profiter de l’omniprésence de l’eau. Nous gagnons les quais de la Beulingstraat où un bateau taxi nous attend. Confortablement installés à l’avant pour jouir de la vue panoramique, nous glissons le long du canal Herengracht, un des plus beaux de la ville.

      Le siècle d’or dérivait lentement au fil de l’eau. Rembrandt devait avoir connu certaines de ces anciennes demeures habilement sculptées, aux pignons découpant le ciel, construites par de riches marchands. Inscrites sur les frontons, les dates de leur implantation remontaient le temps. De vieux ponts étroits caressaient l’eau calme du canal nuancée de tonalités pastel. Une mouette solitaire traversa le ciel et se posa sur le pont du bateau. Le son d’un accordéon au loin… 

      Des vaguelettes secouaient le ventre rebondi des nombreux bateaux accostés le long du théâtre de l’Opéra. Notre promenade fluviale s’arrêtait là.

 

 

      J’indique du doigt à Flo la direction à prendre. Elle avançait, détendue, lorsque, placépeinture,amsterdam quelques mètres derrière elle, j’aperçus le tramway qui fonçait. Mon cri lui fit accélérer le pas, ce qui la sauva in extremis. Paralysée par la frayeur, elle restait plantée au milieu du trottoir n’osant plus bouger. Des cyclistes insouciants débouchaient de partout l’enserrant dans un curieux ballet fait de circonvolutions endiablées. Je fonçai vers elle, lui attrapai le bras et la tirai vers une zone plus calme.

      - Fais attention, dis-je énervé ! A Amsterdam, le cycliste et le tramway sont rois. Impossible de flâner le nez en l’air comme chez nous !

      Nous reprenons notre route prudemment.

 

 

      peinture,amsterdamLa maison de Rembrandt ne semblait guère avoir changé depuis l’époque où il y vécut entre 1639 et 1658 : une large façade rognée par de hautes fenêtres, des volets rouges. J’imaginais l’artiste montant le petit escalier devant la maison… Combien de chef-d’œuvres avaient été peints à l’intérieur de ces murs, dont la Ronde de nuit ?

 

 

 

 

 

      D’un commun accord, nous décidons de continuer notre chemin à pied et de musarder dans le centre ville. Silencieuse, Flo ne semblait pas encore remise de l’émotion du tramway. C’était le bon moment pour intervenir.

      - Sais-tu qu’Amsterdam est une des capitales mondiales de la joaillerie, lançai-je, innocemment ? La réputation de ses tailleurs de pierres n’est plus à faire... Je t’offre un diamant, dis-je calmement. Cela te ferait un beau souvenir… non ?  

      Flo possédait toujours en elle cette naïveté naturelle de l’enfance et j’en profitais souvent pour la faire enrager. Elle s’exclama incrédule, consciente de l’énormité de ma proposition :

      - Tu es devenu fou mon pauvre Patrice ! Comme ce malheureux Van Gogh ! Pourtant, ici, le soleil ne cogne pas comme en Provence ! Tu te vois entrer dans une boutique en jean et baskets et dire solennellement au vendeur : « Etant de passage à Amsterdam, je souhaite offrir un diamant à ma femme. »

      Elle prenait un ton précieux, style jet-set, qui m’amusait beaucoup. Je répliquai d’un air grave.

      - J’aperçois une boutique sur le trottoir juste en face qui pourrait faire l’affaire.

      Nous traversons la rue. J’insistai lourdement.

      - Regarde ce collier terminé par une petite pierre taillée en forme de poire. Entourant ton cou gracile, ton succès serait assuré dans tes futures soirées. Agnès va en crever de jalousie.

      Ses yeux verts croisèrent les miens un court instant. Sa moue perplexe libéra l’hilarité que je contenais à grand peine. Nos rires conjoints firent se retourner quelques passants. Nous repartîmes bras dessus, bras dessous, complices.

      Sur les quais du canal Singel, un marché aux fleurs sympa, petit oasis de verdure en plein cœur de la ville, longe les péniches. Un peu plus loin, un jazz rythmé est repris par un orchestre de rue.

      La rue que nous avions prise se terminait en impasse. Nos pas se bloquaient devantpeinture,amsterdam la façade effritée d’un bar mal éclairé. Ne pouvant aller plus loin, je m’apprête à faire demi-tour lorsque je m’aperçois que le hasard avait bien fait les choses. Flo s’éloignait déjà rapidement apeurée par l’aspect sombre, vaguement sinistre, de la ruelle. Je lui lance :

      - Que dirais-tu d’une halte dans ce « café brun » d’apparence très ancienne ? Sais-tu que ces cafés font partie du patrimoine hollandais ?

      Elle hésita un moment. Son désir de repos l’emporta sur ses appréhensions.

 

 

  

      Il n’y avait pas encore grand monde à cette heure. Quelques clients bavards sirotaient je ne sais quoi. Une table carrée dans un angle de la salle semblait nous attendre. Au milieu de celle-ci, une lampe à huile rougeâtre luisait faiblement.

      - J’ai lu que l’ancienneté d’un « café brun » se vérifie au niveau d’incrustation de la nicotine répandue sur les boiseries des murs et des plafonds qui, paraît-il, ne sont jamais nettoyés par souci d’authenticité, dis-je à Flo. Nous sommes bien tombés, les boiseries sont imbibées comme du papier buvard couleur ocre brun.

      Un barman nous apporte divers gâteaux régionaux. Le flair aiguisé de Flo les avait repérés sur une table en entrant. Deux grands verres de bière accompagnaient les pâtisseries.

      J’avalai la bière à petites gorgées. Flo me demanda d’aller prendre des serviettes en papier déposées sur un buffet au fond de la salle.

      D’une démarche qui se voulait souple, je me lève et prends la direction du meuble quand la pointe de ma chaussure de tennis droite a la malchance d’accrocher le pied d’une chaise qui débordait sur le passage. La jambe bloquée, le corps penché, mes bras battent l’air désespérément et je m’étale de tout mon long devant une table proche de la nôtre, manquant de la renverser sur une femme qui lisait tranquillement son journal. Elle se leva précipitamment pour me venir en aide.

      - Vous vous êtes fait mal ?

      - Non, je ne crois pas, balbutiai-je rouge de honte.

      Je me relève le plus vite possible, vais chercher précipitamment quelques serviettes en papier et reviens m’asseoir discrètement à côté de Flo désemparée.

      Notre voisine, la quarantaine joviale, nous regardait compatissante.

      - Vous devriez boire un petit verre de genièvre, cela vous remontera, c’est la spécialité de la maison, me dit-elle dans un français parfait, teinté d’un léger accent local. Vous êtes de passage à Amsterdam ?

      Je me recoiffe d’un geste de la main. Je lui réponds plus détendu :

      - Nous restons jusqu’à vendredi où nous terminerons notre séjour hollandais à Delft. Nous sommes venus spécialement pour l’exposition Vermeer de La Haye où nous allons demain.

      - Vermeer ! Grandiose ! J’y suis allée à l’ouverture en mars. Une foule pas possible ! L’exposition durerait des années qu’il y aurait toujours autant de monde pour admirer ces chef-d’œuvres. Ah, les femmes de Vermeer ! Il est le peintre qui a su le mieux les représenter. Elles sont réservées… et pourtant quelle présence. Elles vivent de l’intérieur… Comment dire ?... Vermeer fait parler leurs âmes…

      Nous nous présentâmes mutuellement. Elle s’appelait Claudia et habitait Amsterdam. Elle était charmante et volubile. Je la fixai soudainement.

      - Claudia, j’ai vraiment hâte d’être à demain au Mauritshuis. Depuis que Vermeer est entré en moi, je n’arrive plus à m’en débarrasser... Il m’a envoûté…

      Claudia souriait. Je goûtai le genièvre.

      - Vous n’êtes pas le premier, dit-elle. Sa peinture trouble la plupart de ceux qui l’approchent. Curieux peintre…

      Flo semblait apprécier la liqueur. Le genièvre venant après la bière allumait une petite flamme dans ses yeux. Je me tourne vers Claudia.

      - J’aime votre pays et plus particulièrement Amsterdam dont l’histoire a été si bien conservée. Ici, impossible d’ignorer l’art, il est partout… Est-il vrai que votre ville possède 42 musées ?

      - C’est exact Patrice. L’art est présent dans la rue comme dans les musées à Amsterdam. Les peintres du siècle d’or sont notre fierté et l’on peut facilement parler peinture avec les hollandais qui en connaissent les subtilités. Notre riche passé nous a appris que, contrairement aux nombreuses matières parfois inutiles enseignées dans les écoles et que l’on oublie vite, l’art, lui, n’est pas volatile. Vous savez bien Patrice que l’art nous aide à transcender notre courte existence…

      La voix chaude de Claudia s’animait. Je ne regrettais pas de m’être flanqué par terre tout à l’heure car nous serions restés chacun dans notre coin, elle à lire son journal et nous à nous gaver de gâteaux.

      L’on était entré dans le vif du sujet. Je repris la parole :

      - Quelle chance vous avez ! Lorsque je tente de parler de peinture en France, qui a un passé artistique aussi riche que le vôtre, j’ai parfois l’impression de passer pour un extraterrestre… L’histoire des arts commence seulement à être enseignée dans les collèges et lycées. Quelques rares émissions de télévision, la plupart du temps tardives, peuvent être vues. Il reste les magazines et livres, souvent trop techniques… Et pourtant, il ne faudrait pas grand chose pour inverser la tendance : les musées sont pleins et il faut poireauter longtemps avant d’entrer dans les grandes expositions.

      Flo montrait des signes de lassitude. Je ne pouvais quand même pas lui commander un deuxième verre de genièvre pour la faire patienter ? Je décide de conclure de façon magistrale :

      - Claudia, comme souvent en matière d’art, seuls les initiés, ceux qui savent, peuvent en tirer un véritable épanouissement personnel. Les autres, si personne ne les a aidés à éveiller leur curiosité, ont difficilement accès, sans d’ailleurs sans rendre compte, à cette connaissance essentielle. Heureusement, je m’aperçois qu’avec les nouveaux médias, comme internet, l’avenir s’annonce meilleur.

      Le noir teintait depuis longtemps les vitres du café. Je pensai d’un seul coup qu’il nous fallait rentrer à pied, notre voiture ayant été déposée au garage en rentrant du Keukenhof.

      Nous remerciâmes Claudia pour tout et surtout le secours qu’elle m’avait apporté dans un moment délicat pour ma fierté personnelle. Les deux femmes s’embrassèrent. Nous échangeâmes nos adresses.

      Dehors, la bise glaciale nous incita à accélérer nos pas. Les paroles d’une chanson trottaient dans ma tête. Je reconnaissais la voix grave :

« Dans le port d’Amsterdam

Y a des marins qui chantent

Les rêves qui les hantent

Au large d’Amsterdam... »

 

 

A suivre…

 

       Vous avez dû remarquer, comme moi, que l’été arrive officiellement la semaine prochaine. De nombreuses personnes préparent impatiemment leurs valises pour la grande migration annuelle. Une immense léthargie estivale va envahir notre pays. Pour cette raison, j’ai décidé, moi aussi, de faire un break pendant cette douce saison. Je reprendrai donc le 10ème chapitre de « L’obsession Vermeer » le mardi 27 septembre au retour de mes propres vacances que, par habitude, je prends toujours en septembre.

      Des surprises inattendues attendent Patrice et Flo sur la terre de Vermeer…

      Je publierai, durant les mois de juillet et août, quelques « coups de cœur » de l’été se rapportant à  mes visites d’expositions récentes ou à venir. Il en y en a de superbes cette année dans ma région. J’aurai le plaisir de les partager avec ceux qui ne seront pas occupés à griller sur une plage, à crapahuter vers des cimes inacessibles, ou à naviguer sur une mer fougueuse en rêvant d'horizons quasi inconnus.

      Je vous souhaite d’agréables vacances à venir. A bientôt.

 

Alain

 

  

1. Deux petits tableaux   2. Hantise  3. Un peintre sans visage   4. Le siècle d'or   5. Vue de Delft  6. La leçon de musique   7. La Joconde du Nord   8. Amsterdam   9. Balade hollandaise

 

Commentaires

  • Sur cette « Ronde de nuit », est-ce que l’on sait pourquoi le personnage de droite et la jeune fille semblent illuminés chacun par un faisceau qui les fait ressortir de cette ombre régnant au tableau ? On dirait que la toile n’a été peinte que pour qu’ils ressortent tous deux.

    Je n’ai pas encore eu l’occasion de t’écrire que j’ai a-do-ré ma visite au Louvre, voici bientôt deux semaine… J'y ai passé de belles heures et mis à part les deux tableaux de Vermeer, je me suis, entre autres, arrêté de longues minutes devant la « Bethsabée au bain » de Rembrandt, et sa lettre de David à la main. J’ai écouté son histoire en contemplant ce tableau.

    J’ai eu également l’occasion de visiter l’Espace Dali, à Montmartre. D’un tout autre style, mais je dois avouer que j’aime énormément.

    Je te souhaite un très belle période estivale et me réjouis de lire la suite de Vermeer en septembre, et d'ici là, de te lire dans quelques autres billets, je l'espère!

    Amitiés

  • En fait, cette toile est censée se dérouler en plein jour. Le côté nocturne n’est apparu que plus tard par suite de l’assombrissement des diverses couches de vernis dont la toile a été recouverte par la suite.
    Rembrandt dirige la lumière pour faire ressortir tel ou tel personnage. Il a équilibré la lumière chaude éclairant l’uniforme du lieutenant, qui aurait été trop isolée au centre, en rajoutant la tache claire de la petite fille qui ressemble d’ailleurs à sa femme Siaska qui vient de mourir. Voir ma nouvelle titrée « Ronde de nuit » dans la catégorie Rembrandt où je parle déjà de ce tableau et de Siaska.
    Déjà deux semaines pour ta visite au Louvre ! Cela a dû se dérouler lorsque j’étais dans les Landes, comme celle de mon ami Richard, notre égyptologue, car je suis moi aussi retourné faire la visite conduisant à Vermeer récemment, pour le plaisir. Un peu plus, on aurait pu se retrouver tous les trois.
    Je suis heureux que tu aies apprécié. La « Bethsabée » est une autre superbe toile de Rembrandt. Peut-être as-tu eu le temps de voir les « Pèlerins d’Emmaüs » dans l’expo temporaire ? Il faudra revenir pour le reste.
    Je prépare un billet sur un peintre que je connaissais peu et dont je viens de voir l’expo au Grand Palais qui m’a fortement impressionnée.
    A quand ta douce voix sur le site Litteratureaudio.com ? Tu as donné ta voix à l’écrivaine suisse de Grand talent Anne-Lise Grobéty avec une émotion palpable qui m’a touché.
    Je conseille à mes lecteurs d’aller écouter la conteuse Esperiidae sur ce site, ou faire connaissance avec Anne-Lise Grobéty sur le tien : antre-ciel-ether.ch, ils ne le regretteront pas.
    A bientôt

  • Une nouvelle digression, pour nous faire patienter : excellente technique que celle-là !

    Très beau texte aussi, très poétique.

    Un seul (petit) regret : toutes tes photos mériteraient un autre cadrage, beaucoup plus large : que ce soient les fleurs ou la ville d'Amsterdam, les voir dans le format du Rembrandt apporterait, me semble-t-il, un "plus" à cet excellent article.

    Paris. Le Louvre et l'expo Rembrandt : encore un superbe moment dans mon séjour parisien fin mai ...

    Je présume que tu vas un jour nous en toucher un mot.

    Je me tais donc, et attends impatiemment le spécialiste que tu es.

    Bonnes vacances à toi.

    Amicalement,
    Richard

  • J’ai exaucé tes souhaits Richard en élargissant les photos. J’en ai même rajouté une sur les fleurs du magnifique jardin du Kukenhauf qui éblouit tous les visiteurs. Le texte de ce chapitre était plus long que les autres et je ne voulais pas trop charger avec les photos. Finalement, tu as raison, le résultat est meilleur.
    Je ne cherche pas à faire de digressions pour faire patienter dans cette histoire romancée. Je donne du corps au récit en parlant d’Amsterdam, de son charme, des cafés bruns, en glissant un dialogue bref sur l’art entre Patrice et une habitante d’Amsterdam. Il était également impossible de ne pas insérer une touche de Brel qui a chanté cette ville dans ce texte inoubliable.
    Et oui, l’été et ses langueurs ensoleillées arrive ! L’occasion de retrouver un peu de tonus avant ces mois d’automne que je supporte assez mal.
    Bon dimanche

  • Pourquoi le nom de Fiancée juive ? Demandes-tu à propos de ce tableau de Rembrandt.
    La réponse se trouve sans doute à l'exposition "Rembrandt et la figure du Christ" actuellement au Louvre. En effet Rembrandt s'était rapproché de la communauté juive afin de trouver un modèle pour ses représentation de Jésus.

  • J’ai vu l’expo « Rembrandt et la figure du Christ ». Effectivement, le peintre s’était rapproché de la communauté juive d’Amsterdam pour son Christ. Le clou de l’expo est les deux « Pèlerins d’Emmaüs », du Louvre et du musée Jacquemard André.
    Le superbe tableau « La fiancée juive » est peint sur la fin de la vie de l’artiste. On ne sait pas très bien quels sont les personnages représentés. Certainement des personnages bibliques. On a même parlé de Titus et de sa femme, ce dont je doute car l’homme paraît bien plus vieux que Titus qui mourra jeune un an avant Rembrandt. Rembrandt, déjà très fatigué, ne s'en remettra pas...
    Cette toile respire la tendresse et est, par ces couleurs et par les sentiments qui s’en dégagent, une des plus belle de l’artiste.
    Bon dimanche

  • Bonsoir Alain

    AHH Rembrandt et Amsterdam
    j'ai vu tous les endroits cités dans cet excellent article !
    sauf le plus grand jardin du monde car ce n'ètait pas la saison
    j'y retournerai certainement
    J'adore ce pays....c'est ici qu'ils sont apparus
    tous ces peintres essentiels à cette peinture porteuse de lumière

    Bravo d'avoir rendu si bien l'ambiance
    a+
    Jacky

  • Si tu retournes au Pays-Bas en mai, ne râte pas le Kukenhof qui est une explosion de couleurs à cette époque. La Hollande est vraiment le pays des fleurs.
    Amsterdam est une ville de rêve autant par les charmes de son décor que par ses musées.
    Ce pays est à déguster sans modération.

  • Ouf, enfin, je peux prendre un moment pour venir lire ton épopée hollandaise!!!Je ne suis pas déçu, un vrai régal avec suspens à la clef!! Je ne savais pas qu'il y avait tant de musées à Amsterdam!!Et la chance d'avoir pu admirer au bon moment les parterres de fleurs printanières!!Juste un bémol, pourquoi, les volet rouges alors que sur la photo ils sont verts??? "La fiancée juive" de Rembrandt doit être intéressant à méditer. Perso, mon regard me fait plutôt penser à un docteur qui ausculterait une jeune fille afin de savoir si son coeur bat correctement, ce personnage à l'air si grave!!!!! J'ai hâte d'être à Septembre pour la suite de cette balade artistique pleine de rebondissements!! Aux premières lueurs, plein de bière et de drames?? Mais non, que de belles découvertes!!!BISOUS FAN

  • Tu parais très occupée depuis quelque temps Fan : un déménagement et le jardinage, je crois ?
    Il y a effectivement beaucoup de musées à Amsterdam. Mais nous sommes également plutôt gâtés à Paris et, plus généralement, en France. Je parlerai bientôt de quelques expos, dont une qui m’a particulièrement séduit. Je ne dis pas le nom du peintre.
    Pour la maison de Rembrandt, j’ai l’impression que les volets ont été repeints car auparavant ils étaient rouges comme beaucoup de volets de maisons ou autres hôtels de ville de cette époque.
    C’est vrai que le personnage semble ausculter sa femme dans « La fiancée juive ». En fait, il s’agit d’une caresse. Si l’on rapproche les visages du couple, l’homme n’est pas grave mais esquisse un sourire. La femme apprécie son geste de tendresse en posant sa main sur celle de l’homme. Ils semblent très unis.
    Dans cet épisode, humoristique parfois, Patrice et Flo hument les charmes de la ville, dont ce fabuleux jardin. Ils ne vont pas tarder à passer aux choses sérieuses…
    A bientôt.

  • Un moment très agréable, instructif - on a l'impression de partir en voyage - on voudrait suivre ou plutôt reprendre le parcours pour apprécier ENCORE PLUS ce peintre dont le talent m'a toujours passionnée.
    MERCI, merci beaucoup. Bien amicalement

  • C'est effectivement un voyage que j'ai fait à Amsterdam et que je raconte sous la forme d'une fiction romanesque dont vous venez de lire le 9e chapitre.
    Johannes Vermeer est mon peintre préféré. Malheureusement, la France ne possède que deux de ses oeuvres : au Louvre.

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