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07 avril 2011

L'OBSESSION VERMEER - 4. Le siècle d'or

 

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Johannes Vermeer – L’officier et la jeune fille riant, 1658, The Frick collection, New York

 

Suite…

 

      Flo a raison ! Cette passion me ronge…

      Je me saisis du gros catalogue de l’exposition qui séjourne imperturbablement à l’extrémité gauche de mon bureau depuis le début de mes recherches. Cet ouvrage est vraiment à la hauteur de l’événement qui se déroule en ce moment à La Haye. Je prends le temps d’apprécier chaque toile, toutes plus belles les unes que les autres. Je vérifie à nouveau la présence de La dentellière. Elle figure en bonne compagnie, coincée entre Le géographe et La lettre d’amour. Penchée sur son travail, sa main gauche tient les fuseaux, concentrée…

      Pénétrer dans l’art de Vermeer me fait l’effet d’entrer en religion : les vanités, les futilités de la vie terrestre s’effacent. Un autre monde se dévoile : silencieux, pur, pudique, presque chaste. Une douce lumière allume des feux tamisés sur les vitraux…

      Je dois continuer mes investigations pour tenter d’élucider ce qui a bien pu se passer durant cette courte période d’une quarantaine d’années dans cette bonne ville de Delft… La vie de l’homme Vermeer m’a déjà fournie quelques renseignements intéressants que je ne mésestime pas mais j’ai parfaitement conscience que « La réponse » est dans sa peinture si dérangeante.

      Je souhaite éclaircir encore deux points essentiels qui me permettront de clore mon étude. Je ressors mon carnet d’enquêteur, le stylo aux aguets. Sans plus attendre, j’interroge :

 

      Vermeer a-t-il été en relation avec les peintres du siècle d’or hollandais ?     

      Le siècle d’or hollandais…

      Lorsque Vermeer meurt en 1675, la Hollande, du fait de guerres incessantes, va vers son déclin. Mais auparavant, quel éclat ! La République des Provinces-Unies est à son apogée et domine l’Europe, aussi bien dans les domaines économique et social, que littéraire, scientifique et artistique. La marine néerlandaise sillonne les routes maritimes mondiales où ses navires de la Compagnie des Indes implantent de nombreux comptoirs commerciaux. A leur retour, les cales sont pleines de pierres précieuses, d’or, de porcelaines, de soieries, d’épices…

      A la veille de l’âge d’or, la peinture italienne est la référence pour les artistes des Pays-Bas du Nord qui partent en Italie pour s’inspirer des plus grands maîtres dont les noms raisonnent encore à nos oreilles : Giotto, Boticelli, Raphaël, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Véronèse, Titien.

      Ce siècle d’or hollandais du 17e va voir s’épanouir quelques-uns des peintres les plus importants de l’histoire de la peinture. Outre Vermeer, Rembrandt et Frans Hals vont rayonner, accompagnés par de nombreux autres peintres exceptionnels. Le reste de l’Europe ne pourra rivaliser qu’avec quelques talents : la France avec Poussin, La Tour et Claude Gelée dit « Le Lorrain », l’Espagne avec Velasquez et Murillo, la Flandre avec Van Dyck et Rubens.

      En ce début de siècle, le dernier grand peintre religieux italien Le Caravage meurt mystérieusement en 1610 seul et abandonné. Après lui, Le choix des thèmes religieux s’altère et un grand marché de l’art libre s’installe. Le peuple néerlandais est sédentaire et la demeure familiale s’impose comme le modèle idéal pour le pays. Les principaux acheteurs deviennent des bourgeois. Il en résulte une demande accrue de portraits, paysages, natures mortes et peintures de genre qui, de dimensions réduites, s’accrochent plus facilement dans les salons.

      Vermeer va vivre ce bouillonnement artistique exceptionnel. Je cherche dans mes documents les peintres avec lesquels Vermeer aurait pu entrer en relation dans sa bonne ville de Delft qu’il quittera peu.

      peinture,delft,ter borch,Il semble que Leonard Bramer, témoin à son mariage, et Gerrit Ter Borch soient les seuls peintres avec lesquels Vermeer eut un lien certain. Il co-signa d’ailleurs un document avec Ter Borch dont le style était voisin du sien au point que leurs toiles furent souvent confondues.

 

 

 

 

 

 

 

Gerrit Ter Borch – Jeune fille en costume de paysanne, 1650, Rijksmuseum, Amsterdam

 

      Carel Fabritius, une personnalité importante de Delft, élève de Rembrandt, inspirapeinture,fabritius, certainement le jeune Johannes à ses débuts et le formera peut-être. Malheureusement, il mourut trop jeune dans l’explosion de la poudrière de Delft en 1654. Vermeer eut-il, par l’intermédiaire de Fabritius, la possibilité de connaître l’immense Rembrandt ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Carel Fabritius - Le chardonneret, 1654, Mauritshuis, La Haye

 

       peinture,delft,de hoochPieter de Hooch fut le peintre novateur de cette nouvelle peinture de genre hollandaise représentant la vie populaire dans des scènes familiales d’intérieurs bourgeois ouverts sur des cours illuminées où des enfants s’amusent. Il arriva à Delft en 1654 et Vermeer le connut obligatoirement. Cet artiste sera d’ailleurs le peintre hollandais dont la sensibilité sera la plus proche de Vermeer.

 

 

 

 

 

Pieter de Hooch – La cour d’une maison à Delft, 1658, The national Gallery, Londres

 

      Johannes a certainement connu aussi Jan Steen cet homme original peignant despeinture,delft,steen, scènes de beuveries et de paillardises du plus grand comique dans ce siècle puritain. Il teint un moment une brasserie à Delft.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jan Steen – La femme malade, 1665, Rijksmuseum, Amsterdam

 

 

      Quel environnement stimulant pour Vermeer, pensai-je ! Même s’il ne fréquentait pas les nombreux artistes de talent travaillant ailleurs qu’à Delft, il devait, en tant que marchand d’art, connaître leur peinture.

      J’inscris quelques notes sur mon carnet. Mon attention se relâche légèrement. Je décide de faire un break.

 

 

      Je vais faire un tour dans mon atelier, en quête de détente.

      Depuis ma nouvelle passion dévorante pour Vermeer, j’ai complètement délaissé mes peintures. Plus envie… De quoi ai-je l’air avec mes petits tableautins à côté de ce génie ?

      Mes boîtes sont bien alignées sur une table, prêtes à servir. Il suffit d’en avoir la volonté… J’en ouvre une.

      La vision de toutes ces couleurs méticuleusement rangées dans un savant dégradé de pimpantes tonalités, me fit du bien. Je me fis la réflexion : « lorsque j’aurai compris Vermeer, j’y reviendrai ! »

 

 

      Requinqué par la vue de mes pastels, je lance la dernière interrogation de mon enquête sur le peintre. J’ai besoin de connaître l’itinéraire pictural, le cheminement qui permettra d’enfanter un jour la gracieuse Dentellière et la magnifique Jeune fille à la perle.

 

Qu’en est-il de l’évolution artistique du peintre ?

      Vers le milieu des années 1650, l’artiste abandonne les scènes bibliques et mythologiques de ses débuts, qui s’inspirent de la manière de peindre caravagesque très en vogue, pour s’adonner à la peinture de genre. J’examine une Sainte Praxède signée et datée de 1655 par Vermeer. Les couleurs éclatent.

 

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Johannes Vermeer – Sainte Praxède, 1655, The Barbara Piasecka Johnson Collection, Princeton

 

      Je remarque que l’artiste n’aura peint que deux paysages dans toute son oeuvre : lapeinture,vermeer,delft, fameuse Vue de Delft, puis La ruelle, un minuscule tableau dont je me réjouis de constater la présence à La Haye : Une maison en briques roses, quelques personnages dont deux enfants jouant accroupis sur le sol. J’apprends que ce sont les seuls enfants que Vermeer ait représentés dans ses toiles. Cela me paraît presque incroyable pour un homme qui eut une telle progéniture ! Comment se fait-il que les petits minois espiègles de ses propres enfants ne l’aient jamais inspiré ?

 

 

 

Johannes Vermeer – La ruelle, 1657, Rijksmuseum, Amsterdam

 

 

      La fin des années 1650 est une période charnière entre les premières peintures de jeunesse et celles à venir de la pleine maturité. Je scrute attentivement deux œuvres significatives des premières années du nouveau langage du peintre dont je possède plusieurs reproductions. Je regrette qu’elles ne soient pas du voyage à La Haye.

 

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       Johannes Vermeer – L’entremetteuse, 1656, Staatliche Kunstsammlungen, Gemäldegalerie, Dresde

 

      L’entremetteuse nous montre une scène à plusieurs personnages : un jeune hommepeinture,vermeer,delft, hilare et une vieille femme au regard cupide sont très intéressés par le marché qui va se conclure entre un gentilhomme élégant et une jeune femme. Je pense que Vermeer avait dû souvent observer ce genre de scène à l’auberge Mechelen où il vivait. Il est même généralement admis que l’un des entremetteurs, le jeune homme souriant sur la gauche de la toile, aux cheveux longs ondulés, serait un autoportrait du peintre… Mais rien n’est moins sûr avec ce diable de Vermeer !

 

 

 

 

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                Johannes Vermeer – Une jeune femme assoupie, 1657, Metropolitan Museum of Art, New York

 

peinture,vermeer,delft,      La jeune femme assoupie est la première des nombreuses représentations du peintre d’une jeune femme seule dans une attitude méditative. Son visage ressemble étrangement à celui de la Sainte Praxède des débuts. Assoupie, le corsage légèrement entrouvert, elle semble attendre quelqu’un. La porte derrière elle est entrebâillée. Le silence est troublant, inquiétant…

      J’admire longuement ces deux toiles.

 

 

 

 

      A partir de 1660, j’entre dans la période qui m’enchante. Que voit-on ? : Des personnages, peu nombreux, enfermés dans un monde clos où une fenêtre entrouverte ne montre pas l’environnement extérieur. Nous voici pris au piège… Des accessoires, souvent les mêmes : Au premier plan, un tapis, une table, une chaise à tête de lion. Les personnages tiennent un pichet, un verre, une balance. Accroché au mur, un miroir, une carte ou un tableau. Au sol, parfois, un carrelage en damier accentue la perspective. Les gestes sont suspendus, presque arrêtés.

      Je feuillette le catalogue se rapportant à cette période. Le style est délicat, précis, la lumière douce et diffuse, les couleurs tendres. Les formes sont effleurées. Les ombres demeurent transparentes. L’artiste utilise souvent un coloris qui lui est cher : une opposition de jaunes et bleus clairs lumineux sur un fond gris pâle. Il est le premier, avant les futurs impressionnistes, à utiliser une technique pointilliste dans plusieurs de ses tableaux.

      Je m’aperçois que les hommes tiennent peu de place dans la peinture de Vermeer, à l’exception de quelques toiles, peu nombreuses, comme L’astronome du Louvre, un Géographe, L’atelier du peintre ou L'art de la peinture qui est une allégorie de la peinture.

 

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 Johannes Vermeer – L’art de la peinture, 1666, Kunsthistorisches Museum, Vienne

 

      Dans cette dernière toile, l’artiste, de dos, qui pourrait bien être Vermeer lui-même,peinture,vermeer,delft, se tient au milieu de la toile. Il peint près de la fenêtre une jeune femme, qui joue le rôle de Clio, la muse de la poésie et de l’histoire éclairée par une lumière délicatement colorée. Elle esquisse un curieux sourire…

 

 

 

 

 

 

 

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                        Johannes Vermeer – La maîtresse et la servante, 1667, The Frick collection, New York

 

      A l’évidence, les rares hommes représentés ne servent que de faire valoir aux femmes de Vermeer. Ses femmes… Elles sont transfigurées, le plus souvent seules, méditatives. Elles ont des occupations toutes simples : elles lisent des lettres ou écrivent sous l’œil d’une servante. Parfois, elles pèsent de l’or sur une balance ou jouent du virginal et même de la guitare. Une laitière verse du lait dans une jatte. Une autre admire son collier de perles dans un miroir ou s’apprête à faire sa toilette. Et voici qu’une jeune fille sourit, séduite par ce gentilhomme au large chapeau. Une perle étincelle…

 

 

      A travers la vitre, j’aperçois Flo plantée devant le massif de tulipes, dont je suis si fier, qu’Agnès m’avait aidé à installer à l’automne. Elle m’interroge ironiquement du regard. Sûr qu’elle se moque encore de ma fièvre Vermeerienne ? Elle voit que je la fixe bizarrement. Prudente, elle s’éclipse.

      Demain, j’attaquerai une investigation plus précise des œuvres de Vermeer. Puisque les deux tiers de ses tableaux connus sont à La Haye, je limiterai celle-ci à quelques-unes des toiles, les plus représentatives de l’art du peintre, celles de la pleine maturité à partir des années 1660.

      Le peintre sera peut-être plus bavard que l’homme ?

      Une idée inattendue apparaît dans mon esprit fatigué… Je pourrais scanner ?

      Je possédais depuis peu un scanner d’excellente qualité que j’utilisais habituellement pour agrandir mes plus belles photos personnelles. Il me suffirait de scanner les meilleures reproductions des toiles de Vermeer que je possédais pour obtenir une image parfaite sur mon grand écran de 19 pouces. De plus, je pourrais zoomer sur certaines parties de la toile afin de mieux comprendre la technique du peintre.

       Aussitôt dit, aussitôt réalisé. Parmi les trois ou quatre photos de La jeune fille à la perle que j’ai sous les yeux, je choisis la plus belle, la plus saturée en couleurs. Le turban bleu et jaune éclabousse. Le regard est troublant. J’hésite à l’enfermer dans l’appareil… Allez, c’est pour son bien ! Je la scanne et allume l’ordinateur. Celui-ci, flambant neuf comme le scanner, répond dès la première sollicitation. Il était temps que je change mon matériel informatique dont la décrépitude faisait peine à voir. Notre complicité est telle dans les moments difficiles où je m’efforce de rattraper l’aspect cadavérique d’une image anémiée que je me suis permis d’appeler familièrement mon ami ordinateur « Jojo ».

      Au bout de quelques instants, la jeune fille envahit l’écran, lumineuse. La grande dimension de l’image numérique est extrêmement confortable à regarder et complète admirablement la qualité des photos sur papier glacé.

      Devant mon bureau, les petits carreaux jaunes de la double porte scintillent. C’est pile l’heure où le soleil, en fin de journée, s’enfonce dans les vitres du colombage donnant dans le salon. Les vitraux s’empourprent incrustés de petites paillettes dorées. Cela me rappelle quelque chose, pensai-je rêveur…

 

A suivre…

 

1. Deux petits tableaux    2. Hantise      3. Un peintre sans visage   4. Le siècle d'or

 

 

Commentaires

Que de découvertes à ainsi te suivre dans cette enquête quasiment policière : certes, il n'y a pas d'assassin. Mais il y a un immense personnage pourtant présent qui a quand même disparu : là et pourtant pas vraiment là !

Et par petites touches - didactiques, parfois avec l'éventail de peintres qu'il aurait pu rencontrer et que nous abordons pour la première fois, ou presque, grâce à toi -, tu nous amènes vers cet artiste que tout le monde connaît, ou plutôt croit connaître.

Son oeuvre n'est pas énorme, tu l'as précédemment mentionné à juste titre, et pourtant, aujourd'hui j'ai vu des toiles que jamais je n'avais croisées ...

Ce qui signifie qu'au départ, si l'on te lisait pour le plaisir de ton écriture, maintenant on te suit pour les leçons que tu prodigues.

Du grand art à nouveau que cette série !

Merci ...

Écrit par : Richard LEJEUNE | 08 avril 2011

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La présence constante de Vermeer est bien le problème de notre ami Patrice qui n’arrive pas à se débarrasser de ce génial gêneur. Tiens, curieusement, cela me fait penser à Ptahhotep est ses polémistes qui peuvent être également des gêneurs ?
Nombre des excellents peintres hollandais de cette époque sont passés ou ont vécus à Delft. Les peintures de genre de Ter Borch et De Hooch, ou Metsu dont je n’ai pas parlé, sont proches de celles de Vermeer. Mais, pour moi, elles n’ont pas ce petit quelque chose qui distingue Vermeer que le monde entier connaît. Le connaît-on vraiment ?
Je montre des toiles dont certaines sont un peu moins connues malgré la faible quantité de l’œuvre totale de l’artiste. Je suis heureux de t’en faire découvrir de nouvelles.
Bon week-end ensoleillé.

Écrit par : Alain | 09 avril 2011

Sur les relations entre Vermeer et les autres peintres il est possible de faire un parallèle avec ce qui se passait à Rome au début du XVIIe. Plusieurs grands peintres étaient présents simultanément mais l'on a aucune preuve de leurs éventuelles relations. Toutefois les spécialistes sont à peu près sûrs qu'ils visitaient leurs ateliers réciproques et s'échangeaient des techniques.

Écrit par : Louvre-passion | 10 avril 2011

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De tous temps les peintres ont échangés entre eux car ils avaient besoin de savoir ce qui se faisait ailleurs pour pouvoir avancer. L’Italie était un lieu de formation presque obligé à la renaissance pour les artistes.
Dans le cas de Vermeer, c’est un peu spécial. D’après le peu que l’on sait sur lui, il ne bougea guère de Delft et fréquenta essentiellement les peintres ayant séjournés dans sa ville. Il connut à coup sûr ceux que j’ai indiqués. Le fait également d’avoir été par deux fois doyen de la guilde de Saint-Luc favorisa ces rencontres. Les thèmes de certaines toiles de De Hooch étaient parfois voisins et les deux artistes s’inspiraient l’un de l’autre.
Bonne journée.

Écrit par : Alain | 11 avril 2011

Bonsoir Alain,

Il y a de la grâce, aussi dans ses peintures. Qu'il me semble redécouvrir, à chaque fois.

Et ce que je ne vois pas, ce qui semble manquer dans les autres peintures, de Gerrit Ter Borch, de Carel Fabritius, de Jan Steen, ou même dans celles de Pieter de Hooc, se sont ces infimes parcelles de blanches que l’on vit plus que l’on ne voit, dans les peintures de Vermeer. Paillettes d’espace qui apporte juste ce qu’il faut de douceur, d’atténuation, qui peut-être donnent cette dimension céleste, cet essentiel, jusque même dans ces paysages. Je ne sais pas. Réflexions spontanées, peut-être déformées ; je n’ai jamais vu « en vrai » aucunes des toiles de tous ces artistes…

Bonne nuit et bon début de semaine
Amitiés

Écrit par : Esperiidae | 10 avril 2011

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La grâce, la dimension céleste, ce petit quelque chose pas facile à comprendre qui différencie un artiste d’un autre…
Si tu aimes cette peinture hollandaise, je te conseille de visiter les musées de ce pays ou de faire, un jour, le parcours qu’effectue Patrice au Louvre dans le premier chapitre. Lui non plus n’avait jamais vu de toiles de l’artiste « en vrai ». Il est sorti du musée très mal en point après ce choc. Il ressentait une profonde différence entre ce peintre et les autres sans en comprendre vraiment la raison tellement leur style de peinture était semblable.
La création artistique se perçoit souvent difficilement mais l’on sent intimement devant une œuvre qu’il se passe quelque chose qui nous fait du bien. Parfois, cela vient avec le temps, comme pour moi avec Van Gogh dont je ne perçu pas le talent si particulier la première fois que je l’ai rencontré. Ta poésie si originale peut surprendre également de prime abord…
Bonne semaine.

Écrit par : Alain | 11 avril 2011

Bonsoir Alain

Magnifique enquête !
j'ai plus appris sur notre ami
en lisant ton article que dans les livres qui lui sont consacrés
il faut dire qu'il n'y a pas grand chose de certain sur Vermeer
et que les chercheurs doivent souvent se contenter d'hypothèses

bravo ! je vibre en suivant ce pasionnant feuilleton
a+
Jacky

Écrit par : jacky | 10 avril 2011

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A l’heure où tu écris, ne vibre pas trop, cela nuit à l’endormissement…
Cela me fait toujours plaisir lorsque l’on me dit que mon récit tout simple apprend plus sur le peintre que certains livres spécialisés. Pourtant, je pense que tu dois bien connaître Vermeer, ou ce que l'on en sait, qui fait partie des peintres qui te touchent.
Bonne journée.

Écrit par : Alain | 11 avril 2011

Cela fait la 3ème fois que je tente de t'écrire un com et qui ne part pas vers ton blog!!! J'attendrai donc que celui tente de partir et puis ensuite de lire la suite des aventures de Patrice avec Vermeer!!BISOUS FAN

Écrit par : FAN | 12 avril 2011

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Pas de problèmes, tout semble bien marcher chez moi...

Écrit par : Alain | 13 avril 2011

Bonjour Alain,

Tout va trop vite pour moi et j'ai à déplorer un énorme retard de lecture chez vous depuis votre roman sur Van Gogh, ce que je me promets de tenter de rattraper sous peu. C'est d'ailleurs la même chose pour beaucoup de mes blogs préférés qui, présentant des billets fouillés tels que les vôtres, demandent un certain temps de lecture.

Mon dernier billet en ligne (tout petit celui-là !) porte en partie sur la collection Maximilien Luce du musée de Mantes-la-Jolie. N'ayant pas trouvé ailleurs d'information à propos du tableau "Madame Bouin à sa toilette", je me suis permis de faire un lien vers votre billet de l'automne dernier sur l'expo Luce à Giverny. Je ne pense pas que cela vous contrarie, mais si c'était le cas, faites le moi savoir.

Enfin, laissez moi vous remercier et vous redire toute mon admiration pour votre travail si approfondi sur les peintres que vous analysez avec tant de pertinence.

Écrit par : Tilia | 15 avril 2011

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Pas de problèmes Tilia pour le lien sur mon billet se rapportant à l’expo Maximilien Luce. Mon but était de faire connaître ce superbe peintre néo-impressionniste un peu ignoré que j’avais moi-même redécouvert à Giverny.
Je n’écris effectivement pas très souvent et mes notes longues prennent du temps à lire. Quand on aime on ne compte pas… Je tente de me faire plaisir en parlant des peintres que j’aime à ma manière. Si je peux faire partager ce plaisir, c’est gagné !
J’ai lu votre belle note sur le Quattrocento italien. Beau travail ! J’attends avec impatience l’expo Fra Angelico du charmant musée Jacquemart-André où je vais tous les ans.
Bon week-end.

Écrit par : Alain | 16 avril 2011

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