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Camille Monet - 2/3 Femmes au jardin

 

 

EXCELLENTE ANNEE 2011

Je vous souhaite des moments inattendus, des rencontrantes excitantes, des curiosités satisfaites, des envies partagées, bref, tout ce qui donne de la joie et un sens à l'existence.

 

 

 

Suite... 

 

Printemps 1867. Chemin des Closeaux à Sèvres.

 

       Camille et Claude vivent depuis un an leur histoire d’amour dans une petite maison de banlieue entourée d’un jardin. Les lilas embaument l'air.

      Fort du succès obtenu au Salon précédent avec sa Camille à la robe verte, l’artiste s’obstine à peindre de nouveau un tableau grand format, une sorte de rattrapage à son Déjeuner sur l’herbe inachevé.

 

Monet - femmes au jardin 1866 orsay.JPEG

                                                 Claude Monet – Femmes au jardin, 1866, Musée d’Orsay, Paris

      

      Le projet est d’importance : 2,50 mètres de hauteur. Des figures en plein air de jeunes femmes grandeur nature installées au bord d’une allée sur une pelouse ensoleillée.

      Monet souhaite peindre la toile entièrement sur le motif, dans le jardin. Il n’a pas lésiné sur les moyens pour réussir son travail. Un fossé a été creusé dans la terre pour pouvoir enfouir progressivement la peinture lorsqu’il en peint le haut. Un système de poulies permet de faire monter ou descendre la toile à la manivelle.

 

      Monet - femmes au jardin détail -1867 orsay.jpgCamille pose toute la journée. « Tu seras les trois femmes qui seront sur la gauche de la toile, lui a dit Le peintre ! » Elle s’exécute. Chaque jour, elle change de robe comme de personnage.

      Assise au centre, elle porte une robe et une veste blanches ornées d’élégantes broderies en arabesques noires. Son regard se penche vers le bouquet de fleurs blotti au creux de sa robe dont le jupon blanc déborde de l’allée. La tendance de l’été est au petit chapeau à galettes qui lui enserre les cheveux. Paupières baissées sous l’ombrelle saumon, son visage s’éclaire d’une lumière chaude.

             Monet - femmes au jardin détail 1867 orsay.jpg

     Derrière Camille, c’est encore elle qui pose pour les deux femmes : de profil, en crinoline blanche rayée de vert, coiffée d’un autre curieux petit chapeau posé sur le chignon dont le ruban blanc lui tombe jusqu’au bas du dos ; de face, jupe droite beige, le visage enfouit dans un bouquet de fleurs, ses grands yeux bruns regardant le peintre qui travaille inlassablement. Au fond de l’allée rosâtre, une quatrième femme aux cheveux roux cueille une rose. Sa robe en mousseline blanche à pois noirs illumine tout le tableau.

     

      " Qu'ils aillent se faire... éructe Monet en apprenant la décision du jury du Salon de 1867 ! ". Il n'a plus les faveurs du jury et ses Femmes au jardin ne sont pas acceptées. Il est d'autant plus furieux qu'il ressent ce rejet comme une insulte envers sa gracieuse compagne, omniprésente sur la grande toile, elle qui avait fait l'objet de commentaires grandoliquents au même Salon de l'année précédente.

      La nouvelle manière de peindre de l'artiste ne plait pas au monde poussiéreux du Salon. Tous ses amis sont également refusés. Une douzaine d’entre eux envisagent d’ailleurs de montrer leur travail dans une Exposition des refusés.

      C’est le premier échec du peintre. Les ennuis financiers du couple s’accumulent. Finalement, Bazille aidera son ami en achetant Femmes au jardin.

  

      En août de cette même année, Camille donne naissance à son fils Jean. Elle a vingt ans, Claude n’en a pas encore vingt-sept. Il est loin d'elle. Le travail... Occupé à peindre des paysages chez ses parents à Sainte-Adresse en Normandie, il ne pourra être présent à l’accouchement. Le fidèle Bazille sera le parrain de l’enfant.

      La vie échappe à Monet, manque d’argent, indifférence égoïste de ses proches envers Camille et son enfant dont ils ne veulent pas entendre parler. Le peintre souffre. Il tente d’oublier ses problèmes en continuant de fréquenter le café Guerbois où il retrouve le « Groupe des Batignolles », des amis composés d’artistes et d’écrivains.

 

Monet - au bord de l'eau bennecourt 1868 chicago.jpg

   Claude Monet – Au bord de l’eau, Bennecourt, 1868, Art Institute of Chicago, Chicago

 

      L'année suivante, sur les conseils d'Emile Zola, le couple loue une maison à Bennecourt, un petit village non loin de Bonnières-sur-Seine. Les reflets chatoyants de la Seine face à sa maison inspirent le peintre. Il brosse Camille assise dans une île au pied d'un arbre regardant vers la rive opposée. Elle est songeuse. L'arbre filtre la lumière du ciel qui tombe sur elle et l'enveloppe, ainsi que la rivière, d'un ruban bleu cobalt. Tout est mouvance, reflets, vibrations colorées...

              Monet - le déjeuner 1868 städel museum francfort.JPEG

     

      Durant les longs mois d'hiver, et pour la première fois, Monet va peindre sa petite famille dans un Déjeuner, une scène d'intimité familiale. La toile est audacieuse par son format important qui surprend car il s'agit d'une scène de genre habituellement destinée aux petits formats. Sa compagne sert de modèle à deux personnages : la femme assise au centre faisant manger le bébé Jean et une curieuse visiteuse voilée observant la scène debout devant la fenêtre, apportant une note de mystère. Une belle lumière blonde illumine la table.

     

 

  Claude Monet – Le déjeuner, 1868, Städel Museum, Francfort     

 

       C’est décidé ! Malgré la désapprobation marquée de ses parents, Claude Monet a décidé de régulariser sa liaison. Le 18 juin 1870, à la mairie du 17e arrondissement à Paris, il se marie civilement avec Camille. Le déjà célèbre peintre Gustave Courbet signe le registre. Seul les parents de Camille Doncieux assisteront à la cérémonie car les Monet, indifférents à ce mariage, resteront en Normandie. La douce et discrète Camille est devenue officiellement madame Monet.

      Monet - la plage à trouville 1870 - nat.galley london.jpgC’est l’été. Ils sont jeunes mariés. Un voyage de noce… Pourquoi pas Trouville ? C’est proche de chez les parents de Monet. Il espère encore que ceux-ci pourraient accepter de rencontrer leur nouvelle belle-fille et leur petit-fils.

      Pension Tivoli. Les mariés s’y sont installés avec Jean qui a trois ans. Il fait beau. Monet aime cette côte normande. Il peint la mer, les voiliers colorés, l’entrée du port, le luxueux hôtel des Roches Noires face à la mer, et puis… sa petite femme, Camille.

 Claude Monet – La plage à Trouville ,1870, National Gallery of London, Londres

     

      Ce bel été semble marquer un tournant dans le style de Monet. Sur la plage deMonet - camille assise sur plage 1870 particulier.jpg Trouville, il retrouve Eugène Boudin, son initiateur de jeunesse à la peinture de paysage. Désormais, l’étude de la lumière devient sa préoccupation essentielle.

      « Camille, installe toi ici !… Jette ton ombrelle en arrière, ton visage doit rester dans l’ombre !… Accroche bien ton chapeau, le vent souffle !… Mets-toi dos à la mer !… Descends ta voilette sur le nez !… Penche-toi en avant !… Tu vois bien qu’il n’y a plus de soleil, referme ton ombrelle !... »

      Camille passe des journées entières à poser sur la plage, au point que sa robe se teinte d’une couleur sable. Obéissante, elle se prête à toutes les demandes de son mari qui la croque dans toutes les positions en regardant la mer. Elle est si heureuse d’avoir Claude et son fils Jean toute la journée auprès d’elle.

                                

                                             Claude Monet – Camille assise sur la plage de Trouville, 1870, collection particulière

 

      Monet - camille à la plage de trouville 1870 particulier.jpg

                           Claude Monet – Camille sur la plage de Trouville, 1870, collection particulière

 

      La France a déclaré la guerre à La Prusse en ce mois de juillet 1870. Les amis, Manet, Degas, Renoir et Bazille sont aux armées. Ce sera une guerre éclair. Rapidement, la capitale est encerclée et prise. C'est le désastre de Sedan et bientôt la capitulation. Monet n'a plus de maison et de ressources et décide, à l'automne, de partir en Angleterre avec sa famille.

      Londres…

      C’est une période très difficile financièrement pour la famille. Le peintre visite les musées anglais et retrouve les peintres Daubigny et Pissarro. Il peint des paysages londoniens : les parcs, la Tamise, le parlement, les effets de brouillard, les ciels grisâtres. Sa peinture est plus claire, aérienne, lumineuse. Pas plus que le jury du Salon annuel parisien, les anglais n’apprécient son style… Il est refusé par le jury de l’exposition de la Royal Academy.

      

      - Que fais-tu, Claude ?

      Camille était nonchalamment allongée sur un divan, la tête coincée sur un rebord pour lire plus à l'aise, lorsque Monet la saisit brusquement par les épaules, la soulève rudement, la retourne et l'assoit dans l'angle du divan. Elle rit croyant à un jeu.

       - Oui ! Reste dans cette position, le livre dans les mains ! Baisse légèrement le regard, la tête tournée vers la lumière venant de l'extérieur ! Il faut que je m'occupe Camille...

      Elle prend la pose, souriante. Elle ne pouvait rien refuser à son Claude. Elle le sentait dépressif depuis la fin de l'hiver. Coincé dans l'appartement qu'ils occupaient à Londres, le peintre ne cessait de pester depuis plusieurs semaines contre ce printemps londonien pourri. Le froid, de grosses pluies, interrompues parfois par quelques rayons de soleil peu engageants, l'obligeaient à rester enfermé, oisif.

      Sur la toile, Camille, installée dans une attitude méditative, le profil éclairé de trois-quarts, ressemble à une lady anglaise. Il y a encore de la jeunesse enfantine dans l'expression du visage, la chevelure tordue, le col blanc et le ruban rouge en noeud sous le menton.  

Monet - madame monet au canapé 1870 orsay.JPEG

                                    Claude Monet – Méditation ou Madame Monet au canapé, 1870, Musée d’Orsay, Paris

      

 

      La terrible nouvelle qui vient d’arriver accable Monet. Frédéric Bazille, le grand ami de ses débuts à l’atelier Gleyre, le modèle qui posait inlassablement en chapeau melon dans le Déjeuner sur l’herbe au côté de Camille, le parrain de son fils Jean, s’en est allé mourir face aux prussiens dans le Gâtinais devant un motif qu’il aurait pu peindre.

      Paris est meurtri, dévasté. Le couple rentrera en France peu de temps après les événements sanglants de la Commune en mai 1871 pour repartir à nouveau vers le petit port de Zaandam en Hmonet - moulin près de zaandam 1871 particulier.jpgollande. 

 

      Tout au long de cet été 1871, Monet délaisse sa femme. Il la trompe avec les paysages hollandais dont il jouit égoïstement. Ils accaparent tout son temps. Camille s'ennuie. Pour s’occuper, elle donne des leçons de conversation française dans les familles bourgeoises de Zaandam.

 Claude Monet – Moulin près de Zaandam, 1871, collection particulière

      La production de l’artiste est intense. Il ne voit que des motifs autour de lui :Monet - zaandam 1871 metropolitan new york.jpg maisons, églises, moulins, digues, ports. Un enchantement… A perte de vue, les prairies sont parcourues de canaux s’enfonçant dans le ciel. Les ailes rouges, bleues, noires des moulins tournent inlassablement et se reflètent dans l’eau ridée par le vent.

       Les toiles du peintre sont légères, tout est flottant, vibrant, diffus. Sensation… Impression…

      

                                                     Claude Monet – Zaandam, 1871, The Metropolitan Museum of Art, New York

  

   

      « Je suis ici à merveille pour peindre, c’est tout ce que l’on peut trouver de plus amusant. Des maisons de toutes les couleurs, des moulins par centaines et des bateaux ravissants, écrit-il. »

Monet - zaandam 1871 orsay.jpg

                                 Claude Monet – Zaandam, 1871, Musée d’Orsay, Paris

 

      En décembre, la famille va rentrer définitivement en France et emménager dans une maison à Argenteuil. Ils vont y rester six années. Une période heureuse se prépare pour eux.

      L’âge d’or de ceux que l’on appellera bientôt « les impressionnistes » va commencer…

 

A suivre...

  

 

                                                                            Alain

 

                                                                    

Commentaires

  • Tous mes voeux pour cette année 2011 et au plaisir de continuer à te lire, l'année commence fort bien avec la suite de ton récit.

  • Je te renouvelle mes vœux 2011 à toi et tes proches. Que nous apportera cette nouvelle décennie ? Rendez-vous en 2020 pour la commenter…
    Je ne sais si tu as eu le temps de lire mon 2e épisode, tes commentaires étant laconiques ? Ce récit montre plusieurs tableaux que tu as vus au Grand Palais (dont « Femmes au jardin ») où Claude Monet fait un tabac à guichets fermés. Nous avons eu la chance d’en être.
    Bon dimanche.

  • Bonsoir Alain

    en premier lieu et traditionnellement
    tous mes voeux vont vers l'essentiel pour toi L'ART !

    Ce 2eme épisode détaillé historiquement et remis dans le contexte de la france
    me parait particulièrement important
    c'est effectivement la génése du mouvement impressionniste
    qui est,à mon avis,la plus grande mutation artistique des quatres siècles écoulés
    Le figuratif va passer subtilement au second plan
    et préparer l'art moderne.
    Si je m'attache particulièrement à cette période, c'est que je sens intuitivement
    que quelque chose de capital change à ce moment là, comme si l'esprit humain
    était prêt à vivre des émotions et à réfléchir sur des idées plus complexes.
    C'est dans ce sens que je choisis le mot MUTATION.
    L'HOMO SAPIENS sort de la caverne et annonce l'homme moderne.
    il ne peindra plus seulement sur les parois ou même sur des toiles
    Mais dans l'esprit de ses contemporains
    Je perçois cela comme l'évéil d'une nouvelle conscience.
    Monet ètait un des premiers, cela doit être "incroyable" à vivre
    je n'ose pas imaginer la couleur de ses émotions

    Bravo pour ce beau travail
    a bientôt
    Jacky

  • Bonne année 2011 Patrick.
    Tu as raison, en ce 19e siècle quelque chose est en train de changer dans l’art. Je ne sais s’il s’agit d’une nouvelle conscience… Une importante mutation se prépare avec les « impressionnistes » à venir. S’en rendaient-ils vraiment compte car les débuts étaient durs ? Van Gogh n’avait même pas commencé à peindre quand Monet peignit ses lumineuses « Femmes au jardin ».
    Un vent nouveau souffle. Le figuratif va se dissoudre lentement, quoiqu’il reste aujourd’hui de nombreux adeptes de cette façon de peindre en utilisant une façon différente de s’exprimer.
    A mes yeux, l’art peut s’exprimer de multiples façons, même si le « modernisme » permet parfois n’importe quoi. Alors ? Tous les goûts sont respectables.
    Les grands artistes de tous les temps finissent par être reconnus. De nos jours, beaucoup de monde a accès à l’art et celui-ci est intemporel. Il suffit de voir la panique dans les musées ou expos dès que l’on parle de Rembrandt, Van Gogh, Monet, Raphaël, Vermeer, Matisse, Toulouse-Lautrec, Picasso, Dali, et beaucoup d’autres, qui savent toucher le plus grand nombre par la qualité de leurs oeuvres.
    Ton commentaire est passionnant mais nous mènerai si loin…

  • Très bonne année 2011 cher Alain, une année qui va te conduire vers de nouvelles recherches et qui nous conduira à des moments délicieux et émouvants comme celui que je viens de visionner!!
    Merci Alain pour ce texte empli de douceur où Camille semble si amoureuse de son artiste que l'on peut que les admirer! Elle pour son abnégation et lui pour son acharnement à trouver les bonnes couleurs et la bonne lumière qui en fera le Prince des Impressionnistes!!! Encore un peu de patience avant la gloire......... BISOUS FAN

  • Excellente année 2011 à toi aussi Fan !
    Je suis heureux que tu ais apprécié cet épisode mais je savais que tu aimais Claude Monet depuis ta description de tes visites à Giverny.
    Ah Camille ! On sait peu de choses sur elle, mais au vu de ce qu’elle inspirait en peinture à son mari, je pense qu’il devait beaucoup l’aimer.
    Monet peignait surtout des paysages mais il profitait d’une Camille toujours disponible pour lui faire plaisir.
    Les années 1870 sont la période picturale que je préfère du peintre avec celle des Nymphéas en fin de vie
    Pour le moment, la gloire est encore loin…

  • Bonsoir Alain,

    Merci pour ce deuxième épisode et tes voeux qui le débutent.

    Je te souhaite à mon tour une année riches en émotions positives et pleine d'inspiration, de la forces et du courage pour les jours d'orage, de la chaleur et des présences pour les jours de pluie, l'amour et l'amitié pour tous les jours de l'année. Santé et joie également, à toi et à tous ceux qui te sont chers.

    Très belle fin de semaine

  • Merci pour tes vœux Esperiidae. C’est fou ce que cette période de l’année peut inspirer de jolies pensées !
    J’espère que la peinture de Claude Monet t’inspire. Cette année 2010 aura été exceptionnelle pour lui en matière d’exposition. On le réclame partout ! Il avait tellement fait, avec ses amis impressionnistes, pour révolutionner le monde de l’art, qu’il méritait de tels éloges.
    Je tente également à ma manière de le faire revivre en montrant ses toiles de jeunesse dans lesquelles sa compagne Camille tient une si grande place.

  • Je découvre ce blog! et je suis "bleuffée" par la qualité de ses articles sur Monet. Je n'ai jamais vu d'expo de Monet "en vrai" malgré mon grand désir et ma passion pour ce peintre... alors merci de me permettre d'en connaitre un peu plus sur ce peintre, sa vie et ses oeuvres.
    j'attends la dernière partie avec impatience. Amitiés
    ghys05

  • Qui n’aime pas Claude Monet ? Il suffit de voir les files d’attente pour visiter sa maison et son jardin à Giverny, ou la foule qui se presse dans les expos, pour comprendre que cet artiste fait partie des grands.
    Je suis heureux de vous permettre de mieux le connaître. C’est le but de ce blog.
    Bonne journée.

  • Bonjour Alain,

    Si la "rentrée" après les fêtes est annoncée pour beaucoup d'entre nous sur les différents blogs, tu es le premier à nous donner à lire un texte qui était attendu parce que dans la continuité de ce qui nous avait précédemment captivé.

    Beaucoup de choses ont ci-dessus été écrites, et de très belles, et de très pertinentes sur ce nouvel épisode de la vie de Monet.
    Les reprendre, les commenter ne serait sous ma plume que redondance inutile. Je m'autorise donc à en partager et l'esprit et la lettre.

    En revanche, ce que personne n'a épinglé et ce qui, personnellement, a particulièrement retenu mon attention, ce sont les toiles qu'ici tu proposes. Certes, tout le monde connaît Monet ; ou plutôt croit le connaître.
    C'est pour m'avoir permis de découvrir - j'insiste : découvrir ! - notamment les deux "Camille assise sur la plage de Trouville" provenant de collections particulières que plus précisément je voudrais aujourd'hui te remercier.

    Aux voeux qu'ici je te réitère, je voudrais, très égoïstement, ajouter celui-ci : puisses-tu, tout au long de ce 2011 qui s'annonce sous d'aussi bons augures me donner à admirer beaucoup de ces oeuvres que les Musées ne possèdent pas et qui sont fort peu souvent publiées dans les livres d'art. Puisse aussi ta plume de connaisseur avisé me proposer un accompagnement qui, à mes yeux, ne pourra que judicieusement éclairer ces toiles méconnues ...

  • Je réitère, avant de passer à autre chose, mes vœux à l’égyptologue averti que tu es, mais aussi à l’éternel curieux et connaisseur d’art.
    Trouville. Cet été 1870 en Normandie avec son joli modèle Camille a beaucoup inspiré Monet. L’amour d’un jeune marié…
    J’ai montré aussi la Camille qui est à la National Gallery à Londres. Il en existe deux autres au musée Marmottan à Paris dont une avec des tresses de cheveux, assise à côté d’une fillette mais je doute que ce soit Camille…
    Il existe encore beaucoup de toiles de Claude Monet dans les collections particulières. J’en montrerai quelques autres dans le dernier épisode.
    Bon week-end.

    Je te rajoute rapidement mes remerciements pour ta carte de voeux sympa du Louvre.

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