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03 mars 2010

VAN GOGH A AUVERS - 28. Femme nue couchée

 

Van gogh - Auvers sous la pluie.jpg

Vincent Van Gogh – La pluie, juillet 1890, National Museum of Wales, Cardiff

Suite...

 

Dimanche 20 juillet 1890.  

 

      Madame Chevalier dépose une tranche de dindonneau dans mon assiette. Le silence est pesant autour de la table.

     

     

      Depuis le jour de juin où j'avais peint Marguerite, je n'étais pas retourné chez Gachet. Je l'ignorais ostensiblement. Quelque chose s'était cassé dans nos rapports depuis l'épisode fâcheux du tableau de Guillaumin représentant une femme nue allongée sur un lit que le docteur n'avait pas encadré malgré mes nombreuses remarques.

      Ce dimanche, je n'avais pas osé refuser son invitation.

Van gogh - carriole avec un cheval.jpg

     Van gogh - bébé dans voiture juillet.jpg Afin de ne pas perdre totalement une journée de travail, j'étais parti tôt en  emportaVan gogh - une femme debout.jpgnt mon carnet de croquis. Le long du chemin menant à la maison du docteur j'avais dessiné quelques femmes marchant, un bébé dans une voiture, une carriole et une bourgeoise endimanchée. 

 

                                          Van gogh - dame avec une robe à carreaux et un chapeau.jpg

Vincent Van gogh – dessins

          J'avais peint un curieux tableau cette semaine. J'errais sur les pentes raides qui séparent la plaine d'Auvers et la vallée de l'Oise quand je tombais sur des arbres dont le ruissellement de l'eau avait découvert les racines. Ce spectacle m'avait inspiré. Ainsi, je n'avais pas hésité à immortaliser des racines nues, seules, dans une étrange abstraction aux teintes bigarrées.

Van gogh - arbres aux racines découvertes.jpg

Vincent Van Gogh – Sous-bois (arbres aux racines découvertes), 1890, Van Gogh Museum, Amsterdam

      J'étais arrivé vers midi chez Gachet. En entrant dans le couloir de la maison, j'avais remarqué de suite que le tableau de Guillaumin pendouillait toujours sans cadre. La colère m'avait laissé muet durant tout le début du repas. Voyant ma mauvaise humeur, Paul et Marguerite n'avaient pas levé le nez de leurs assiettes.

 

     

      Le vin rosé aidant, au milieu du repas, mon hôte s'enflamme d'un coup. Il se lève et s'exclame fortement :

      - Mes amis, nous vivons dans un 19ème siècle béni des dieux !

      Je le regarde, surpris. Il se rassoit et continue sur un ton grandiloquent :

      - Avons-nous déjà dans notre histoire de France possédé autant d'immenses artistes : écrivains, peintres, sculpteurs ? Nos écrivains... Dans plusieurs siècles, on en parlera toujours avec des sanglots dans la voix... Flaubert et son écriture ciselée, brillante, étincelante... Le « Tartarin de Tarascon » de Daudet, cette farce méridionale absolument géniale ! Quant à Maupassant, c'est un joyau... Son « Bel-ami », quel chef-d'œuvre !

      Passionné de littérature, je ne pouvais rester indifférent aux phrases enfiévrées de Gachet. Je lui coupe la parole :

       - Oh là, docteur ! Il n'y a pas que les français qui savent écrire ! Vous savez que je lis comme j'écris et peins : beaucoup et souvent... J'aime la littérature anglaise : le classique Shakespeare et, surtout, le moderne Dickens dont toute l'œuvre est consacrée à dénoncer les inégalités et injustices sociales.

      Marguerite me sourit et lance un timide : « Zola... ».

      - Zola, bien sûr Marguerite, dis-je ! Récemment, j'ai relu son « Germinal ». Cette histoire dans les mines a une force ! Cela me rappelait le borinage où je vécus autrefois. Sa série de romans sur la famille des Rougon-Macquart connaît un succès énorme.

      La colère qui m'habitait en arrivant s'était calmée. J'insistai :

      - Pierre Loti est ma dernière découverte littéraire. A Arles, j'ai dévoré son roman « Pêcheur d'Islande » qui décrit avec réalisme la dure vie des marins... Il ne faut pas oublier Balzac et sa « Comédie humaine ». Un monstre de travail ! Il paraît qu'il travaillait la nuit, éveillé par des tonnes de cafés.

      Gachet avale d'un trait un nouveau verre de vin et s'en sert un autre aussitôt. Je le sentais heureux de me voir réagir à sa conversation.

      - Jules Vernes ! Rajoutez-le sur votre liste, docteur ! Vous qui êtes un scientifique, je suis certain que vous l'appréciez. Tout le monde pense qu'il écrit des livres pour les enfants. C'est faux ! Son « Tour du monde en quatre vingts jours » m'a littéralement conquit. J'ai dévoré ce voyage haletant d'un trait, un jour de pluie où j'étais coincé dans ma chambre. C'est le conteur le plus imaginatif de notre époque, mêlant science et fantastique. Un visionnaire...

      Le docteur était étonné par mes connaissances littéraires.

      - D'accord pour Jules Vernes, Vincent, même si ses pensées scientifiques me déroutent un peu. 

      Il buvait trop vite et, évidemment, avala de travers. Marguerite lui donna de grandes tapes dans le dos. Ecarlate, au bord de l'asphyxie, il mit du temps à se calmer.

      Il inspire profondément et clame avec passion :

      - Je gardais le plus grand de tous pour la fin, mes amis : Victor Hugo ! Un artiste  gigantesque : romancier, poète, dramaturge, photographe, dessinateur... Un génie !

Hugo - les travailleurs de la mer.jpg       Hugo - chateau dans les arbres 1850.jpg
       

Victor Hugo – Les travailleurs de la mer, BNF, Paris

                                                                                            Victor Hugo – Chateau dans les arbres, 1850, collection particulière

       
Hugo - Gallia.jpg

      Gachet s'interrompt et me fixe :

      - J'espère que vous avez pu voir quelques-uns de ses dessins et lavis, Vincent ? Ils sont mystérieux et tourmentés, à son image... Il est mort il n'y a pas si longtemps. Le jour de son enterrement, c'était une pagaille indescriptible dans Paris ! Vous savez que j'ai eu l'immense chance de faire sa connaissance dans des soirées où il m'invita plusieurs fois. J'avais soigné son amie Juliette Drouet. Il eut la gentillesse de dédicacer un livre à Paul et Marguerite que je lui avais présentés... Te rappelles-tu de lui Marguerite ?

     

 

Victor Hugo – Gallia, Maison Victor Hugo, Paris

      Marguerite adresse une moue à son père et reprend des fraises. Son manque d'intérêt pour notre conversation eut pour effet de stopper net le docteur dans sa verve littéraire.

      Je voulais rentrer. Marguerite et Paul sortirent de table.

      Eméché, Gachet lance sa chaise en arrière et se dresse d'un coup comme un pantin sortant de sa boite.

      - On ne va pas se quitter sans que je vous raconte une anecdote qui devrait vous amuser ! Il s'agit d'un accident de train qui m'est arrivé il y a une dizaine d'années.

      Paul et Marguerite se regardèrent. Je compris à leur expression mièvre qu'ils avaient déjà entendu cette histoire de multiples fois.

      Je fixe le docteur, intéressé. Je savais que le bonhomme était un brillant conteur.

      Celui-ci scrute son auditoire en prenant une pose théâtrale. Ses yeux s'humectaient déjà.

      - Je rentrais de Paris à Auvers un soir lorsque mon train accrocha une machine et dérailla. Je n'eus que quelques contusions et perdis mon chapeau et ma canne dans l'affaire. Je me préoccupai de l'état de mes compagnons de voyage qui étaient plus ou moins blessés. Par la suite, je les visitai régulièrement et ceux-ci devinrent mes amis. Grâce à leur aide chaleureuse, j'obtins en 1883 le titre de médecin adjoint à la Compagnie du Chemin de Fer du Nord pour la circonscription d'Herblay à Auvers.

      Il s'interrompt pour jauger notre attention. Satisfait, il reprend :

      -  J'en arrive à la partie cocasse de cette histoire ! Mes amis, que j'appelais « les survivants », organisèrent un dîner en mon honneur. Devant chaque convive, un billet gravé pour l'occasion, encadré de noir, orné d'un train et d'une tête de mort, avait été déposé. En grosses lettres, il était écrit : « Compagnie Générale des Chemins de Fer - Bon pour la mort ». Le bulletin précisait qu'il n'était valable que pour une personne dans ce train et qu'il ne serait admis aucune réclamation sur le genre de mort qui nous attendait... Je vous laisse deviner que la soirée se termina très tard, chacun s'efforçant de rajouter des commentaires de plus en plus macabres dès que les rires retombaient.

      Je pouffais intérieurement mais ne voulais pas le montrer. Paul et Marguerite, épuisés par l'effort qu'ils avaient fait pour ingurgiter une nouvelle fois cette histoire, s'éclipsèrent.

      - J'aime les histoires macabres, dit le docteur les yeux embués de larmes. Au cours de mes études chirurgicales, je fus amené à pratiquer des séances de dissection de cadavres. Je devins membre de la Société d'Anthropologie, ce qui m'amena à collectionner ces moulages de têtes d'assassins guillotinés que je vous ai déjà montrés... Avez-vous remarqué, Vincent, que les falaises derrière vous regorgent d'ossements vieux de plusieurs siècles... peut-être même gallo-romains ? Il m'arrive parfois d'en trouver dans le jardin, tombés du haut des falaises. Des poules s'aiguisent le bec sur ces fragments d'os rongés par le temps...

      Cet homme bizarre me fatiguait avec ses histoires et farces idiotes. Je ne supportais plus ses manies, ses excentricités et sa jovialité béate. J'étais venu à Auvers pour qu'il me soigne et, maintenant, je pensais vraiment qu'il était plus malade que moi. Je n'avais plus qu'une idée en tête : partir.

      - Et votre peinture, Vincent ! Qu'avez-vous fait de beau depuis notre dernière rencontre ? Ma presse se languit de vous depuis mon portrait que vous aviez tracé à la pointe sèche sur une plaque de cuivre. Je pensais que vous vouliez graver vos meilleures toiles et les reproduire en quantités. Les eaux-fortes sont très demandées de nos jours.

      - Je n'ai plus envie docteur. Un peu fatigué...

Guillaumin - femme nue couchée.jpg

     Armand Guillaumin – Femme nue couchée, 1872/1877, Musée d’Orsay, Paris

       

      Je repris le long couloir menant à la porte de la maison. La vision de la « Femme nue couchée » de mon ami Guillaumin raviva mon ressentiment envers le médecin. Je me retournai vers Gachet le regard méchant.

      - Vous le faites exprès, docteur ! Vous attendez peut-être que je vienne l'encadrer moi-même ? Vous avez la chance de posséder un tableau d'un de nos meilleurs peintres avant-gardistes. Théo l'avait trouvé magnifique quand il est venu. Monsieur, vous laissez cette toile à l'abandon avec un mépris inacceptable !

      En bas des marches, je poussai le portail qui grinça lugubrement. Je fixai le docteur à distance. Je crus voir de la tristesse dans son regard. Il baissa la tête.

      - A jamais, dis-je en tirant le portail puissamment !

      Je repris la route d'un pas mécanique.

  

A suivre...

 

Projet   Mise en oeuvre du projet  1. Le retour de Provence  2. L'auberge Ravoux   3. Un étrange docteur   4. L'installation dans le village   5. Martinez   6. Les marronniers  7. La famille Gachet   8. L'homme à la pipe   9. Le portrait du docteur Gachet  10. L'église d'Auvers  11. Ils viennent... 12. L'art de l'avenir   13. La halte de Chaponval    14. Jo   15. Théo  16. Un travail de forcené   17. La Grenouillère  18. Un nouveau locataire  19. Adeline Ravoux   20. Tom   21. Marguerite Gachet   22. Mauvaises nouvelles   23. Les yoles   24. Cité Pigalle   25. Violette   26. Les gerbes   27. Un 14 juillet   28. Femme nue couchée

 

 

 

Commentaires

Très intéressante relation d'un dîner - non, Alain, je ne me suis pas trompé : je sais que ce repas que tu nous racontes se passe à midi ; mais en Belgique, précisément, à la différence de la France, c'est ainsi qu'on le nomme, préférant réserver le terme "souper" à celui du soir, vers 19 ou 20 H. Les grammairiens appellent cela un belgicisme ; et très honnêtement, je le revendique : cela donne un particularisme à "notre" langue française !

Très intéressante, notais-je, parce qu'on la croirait actuelle, un repas entre amis : on peut parler peinture, littérature, ce qui en ravit certains alors que d'autres, probablement, s'ennuient ; on raconte une blague ; on change de sujet ; parfois un silence s'installe, plus ou moins pesant ; puis c'est reparti : on évoque un fait divers, préoccupant souvent, catastrophique parfois - comme ici l'accident ferroviaire, déjà, à l'instar de ce qui vient d'endeuiller la Belgique -, et il y a toujours bien quelqu'un, autour de la table, pour tenter de dédramatiser, quand c'est possible ...
Bref, une tranche de vie universelle que ton récit ...


Tout autre chose : je ne connaissais absolument pas la première toile. Vue ainsi, en réduction, on la dirait lacérée ! Bizarre sa façon de traiter la pluie. Mais il faudrait évidemment pouvoir la regarder dans le musée ... et peut-être là, cette impression disparaîtrait.

Excellente initiative qui est ici la tienne de porter l'éclairage sur les dessins de Victor Hugo, trop peu connus me semble-t-il.
Adolescent, mon père m'avait acheté par abonnement, dans une collection suisse je pense, les volumes embrasssant la totalité de l'oeuvre de Hugo. Ses dessins (ou certains d'entre eux, je ne sais trop) y figuraient aussi : et je me souviens avoir été d'abord éberlué qu'un écrivain puisse dessiner - j'étais fort jeune et peu au fait de l'art, évidemment, que je catégorisais : les uns sont ceci et les autres cela ; je comprendrai très vite, en abordant la Renaissance italienne un peu plus tard, que des artistes protéiformes existèrent bel et bien -; mais surtout, j'étais intrigué par l'atmosphère qui se dégageait des dessins de Hugo.

Souvenirs, souvenirs des premiers pas vers la Connaissance ...

Merci de m'avoir remis cela en mémoire : je vais, ce matin, monter dans la bibliothèque de l'étage pour feuilleter et me plonger à nouveau - depuis tellement d'années - dans cet univers hugolien très particulier.

Écrit par : Richard LEJEUNE | 04 mars 2010

En France aussi, autrefois, le dîner se prenait à midi et le souper le soir. Les soupers de Louis XIV… Apparemment, l’utilisation du mot pour le repas du midi est restée en Belgique et, je crois, dans d’autres pays francophones.
L’accident de train de Gachet est véridique. C’est lui qui l’a rapporté.
Vincent s’inspirait beaucoup dans son travail des estampes japonaises très à la mode au 19e. Il les collectionnait et avait reproduit plusieurs d’entre elles dont le « Pont sous la pluie » de Hiroshige où l’on voit la pluie rayant la toile. Il s’efforçait donc de voir la nature, comme il le dit lui-même, avec un « œil japonais », ce qu’il fait dans cette toile d’Auvers un jour de pluie.
Moi aussi, cet épisode m’a permis de revoir quelques dessins de Victor Hugo. Je trouve que l’on y retrouve l’imaginaire débordant de l’écrivain. Comme tu le dis, il s’en dégage une « atmosphère » étonnante, fantastique, irréelle, qui nous transporte dans un monde mystérieux. Les couleurs aquarellées accentuent cette impression.
Grâce à moi, ta matinée va être hugolienne. C’est un bon début de journée…

Écrit par : Alain | 04 mars 2010

Richard va se replonger dans l'univers du grand Victor Hugo!! Bravo Alain, ce post est de toute beauté tant par le verbe que par l'illustration qui l'accompagne!! J'ai découvert deux tableaux de Vincent dont j'adore celui où les racines d'arbres sont vivantes à souhait et je ne me souvenais plus des dessins d'Hugo et son for intérieur si torturé. Il est certain que Vincent se lasse de la personnalité goguenarde du Dr Gachet et je le comprends mais ce repas où l'on papote de tout pour exposer ses connaissances en littérrature fut pour le moins attrayant et instructif, on se croirait dans un dîner contemporain sauf que les auteurs nommés font désormais parti des "classiques" comme la musique!! J'ai adoré, merci ALAIN!! BISOUS FAN

Écrit par : FAN | 04 mars 2010

Le tableau des racines d’arbres est un peu déroutant à la première vision. Finalement, Vincent donne vie à ces racines grisâtres par un chatoiement de couleurs étonnantes. Cette abstraction des formes et couleurs va inspirer les peintres à venir.
Effectivement, tous ces auteurs exceptionnels de notre 19e siècle sont devenus des « classiques » que l’on relit continuellement. J’aurais pu allonger de beaucoup la longueur de la liste tellement ce siècle a été riche artistiquement dans notre pays.

Écrit par : Alain | 04 mars 2010

Et puis aussi, en complèment de mon commentaire sur le deuxième épisode, votre plume y est pour queqlue chose dans l'intérêt que je porte à ce récit! Vous êtes agréable à lire.

De plus, je prend plaisir à découvrir ses multiples oeuvres inconnue pour moi jusqu'à présent, ouvrant mon esprit sur la richesse de sa créativité. Je ne connaissais de lui que les plus célèbres, son autoportrait, sa chambre, les mangeurs de pommes de terres, etc...

Écrit par : Esperiidae | 04 mars 2010

J’espère être agréable à lire !
Je pense que mon récit vous permettra de mieux connaître l’homme et le peintre en les replaçant dans un contexte historique. Vincent en vaut la peine. Si vous en avez l’occasion, allez au Van Gogh Museum à Amsterdam, le musée le plus important au monde en œuvres de Van Gogh. C’est là que j’ai vraiment découvert et compris l’artiste.
Le musée d’Orsay à Paris a une belle salle des peintures réalisées en Provence et à Auvers. Les touristes admiratifs s’y pressent sans discontinuer.
A bientôt.

Écrit par : Alain | 04 mars 2010

bonsoir Alain

ca y est l'année prochaine nous projettons d'aller à Amsterdam
wouah j'en rêve !
tu l'a vu ? quelle chance !
trés bel article, j'ai appris plein de choses
C'est vrai que vincent était en plus un littéraire
tous ceux qui ont lu ses lettres à Théo le savent
a+
Jacky
PS je viens d'écrire un texte sur un thème cher à Vincent
l'étincelle de vie
et...donc les yeux des hommes et les cathédrales

Écrit par : jacky | 06 mars 2010

Excellente idée d’aller à Amsterdam !
Le Van Gogh Museum est un très beau musée consacré entièrement à Van Gogh ainsi qu’à quelques impressionnistes. On suit la carrière de l’artiste depuis ses premiers essais, un peu ternes, jusqu’à l’explosion colorée de sa peinture à compter de son arrivée à Paris en 1886. Superbe…
A Amsterdam, il faut aussi faire le Rijksmuseum placé à côté du musée Van Gogh où sont plusieurs Vermeer, dont la « Lettre d’amour » et la « Laitière », sans oublier Rembrandt et les autres. Le Mauritshuis de La Haye est également incontournable avec « La jeune fille à la perle » et la « Vue de Delft ». Le 17e siècle hollandais est présent partout dans ce pays avec ses canaux et maisons anciennes.
Le rêve va se réaliser… Le mien, c’est Florence et l’art italien. Il faut que j’étudie cela de près.
Pour en revenir à Vincent, peu de personnes savent que celui-ci était un homme cultivé, grand lecteur et excellent écrivain. Je tente de le montrer un peu.
J’irai voir ton texte.

Écrit par : Alain | 07 mars 2010

Cher Alain,
Je viens de lire les chapitres 26, 27 et 28. Toujours le même plaisir de la lecture et de la découverte, toujours le même ravissement devant le choix de vos images. On lit quelques mots, on voit la première toile et la magie opère ... Je me dis que cette histoire de Vincent ferait un livre superbe !

Il y avait l'an passé, à Bâle près de chez moi, une exposition de paysages de Van Gogh, que j'ai réussi à manquer, mais ma fille et les amis qui l'ont vue en sont revenus plutôt déçus. Presque toutes les toiles étaient des petits formats, perdues sur des murs immenses et il y avait des liens avec un certains nombres de toiles (soit similaires, soit qui ont inspirées Van Gogh ou inspirées par Van Gogh), qui se trouvaient dans une autre partie du musée. Bref, l'organisation n'était pas des meilleures, mais je pense que quelqu'un qui connaît et aime Van Gogh comme vous, y aurait peut être trouvé son bonheur.

Je salue au passage notre ami Richard, que je vois toujours fidèle.
Avec toute mon amitié.

Écrit par : lady_en_balade | 07 mars 2010

Heureux de vous revoir. Vous disparaissez de la toile, cher Lady !
J’ai vu votre dernière note sur la mer alors que nous étions sous la neige. J’ai bien aimé : « Le ciel et la mer font l’amour dans le lit du vent, bercé par la houle ».
On me dit souvent que cette histoire de Vincent à Auvers ferait un livre. Il est certain que cela serait plus facile à lire et à suivre que dans un blog. Comme je l’explique souvent, l’édition d’art est impossible. Même si, malgré l’handicap de ne pas être un spécialiste de l’art, mes textes étaient acceptés, la mise en image coûterait trop cher. Il est difficile de faire des livres d’art bon marché de nos jours.
J’ai entendu parler de cette expo de Bâle. On m’avait même proposé de m’y rendre. Des expos sur Van Gogh m’intéressent toujours mais je le connais tellement bien maintenant. L’on m’a appris également que plusieurs des toiles qui se trouvaient dans cette expo pouvaient être fausses. La véracité de certaines toiles de Van Gogh est souvent aléatoire car il a été beaucoup copié et imité.
Merci pour votre visite. Vous pouvez lire quelques épisodes par-ci par-là. Ils peuvent se lire séparément et je pense que c’est toujours agréable de revoir certaines toiles peintes à Auvers qui ne sont pas toujours très connues.
A bientôt

Écrit par : Alain | 08 mars 2010

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