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24 mars 2009

VAN GOGH A AUVERS - 12. L'art de l'avenir

 

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Paul Cézanne – Auvers, vue panoramique, 1873, The Art Institute of Chicago

La maison blanche du docteur Gachet est la plus haute sur la gauche

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                                                 V. Van Gogh – Vue d’Auvers (vignes et maisons), juin 1890, City Art Museum, Saint Louis

                                                                                               L’on aperçoit en haut à gauche la maison du docteur Gachet

 

 Suite...

 

Vendredi 6 juin 1890.      

 

      Martinez secoue violemment la chaise qui me fait face et s'assoit lourdement. Je ne l'ai pas entendu arriver.

      - Vous semblez tout drôle ce soir, me dit mon compagnon de table sur un ton jovial ? Je ne suis pas venu hier soir. Affaire de famille... Deux repas sans vous voir...  Vous m'avez manqué, mon ami !  Je vous ai attendu tard mercredi. Personne...

      - C'est l'église d'Auvers qui m'a retardé mercredi soir. Elle m'a donné du mal la bougresse, mais cela en valait la peine ! Je vous montrerai. Elle sèche...

      Je lui adresse une moue malicieuse.

      - Je suis heureux Martinez ! J'ai appris hier matin une nouvelle qui me réjouit : mon frère Théo, sa femme et leur bébé viennent passer la journée à Auvers dimanche prochain. Je les aime tant ! Le docteur Gachet, que vous devez connaître, nous invite à déjeuner dans sa grande maison de la rue des Vessenots.  

      Martinez s'esclaffe bruyamment.

      - Safran ! C'est le surnom que les gens donnent au docteur à Auvers à cause de ses cheveux roux toujours ébouriffés. Celui-là, c'est un original ! Il se balade souvent dans les rues du village habillé d'une sorte de blouse d'ambulancier et coiffé d'une étonnante casquette d'officier de marine... Parfois, il traîne derrière lui sa chèvre qu'il appelle Henriette. Elle bêle à chaque fois qu'elle voit quelqu'un. Surprenant personnage... Il n'a rien d'un docteur !  Il est venu une fois chez moi alors que j'étais cloué au lit par une mauvaise grippe. Et bien, devinez ? Je n'ai rien payé ! Il donne souvent des consultations gratuitement, pour rendre service... Mais n'était-ce pas son portrait que vous m'avez montré dans la souillarde mercredi après-midi ? L'homme que vous avez peint avec une figure mélancolique ?

      - C'était bien son portrait, coiffé de sa casquette blanche. Ma technique directe et colorée a littéralement envoûté ce passionné d'art moderne qui connaît la plupart des peintres avant-gardistes. Nous sommes devenus amis. A propos de son portrait... vous ne sembliez pas très enthousiaste en le voyant ?

       La réponse se bloqua dans la gorge de Martinez car madame Ravoux arrivait toute pimpante. Il faut dire qu'elle savait se mettre en valeur. Le corsage à manche courte qu'elle portait aujourd'hui la moulait à ravir. Un liseré de dentelle pourpre courait le long du décolleté soulignant la blancheur de sa peau nacrée.

       Le regard fripon de Martinez s'attarda un instant sur l'échancrure du corsage, puis il se reprit. Ils échangèrent quelques banalités devant moi. Madame Ravoux déposa deux carafes de vin et repartit en chantonnant vers la cuisine.

      Martinez me regarde, troublé. Il met un certain temps avant de retrouver le sujet de notre conversation.

      - Oui !... Le portrait ! Je n'ai pas osé vous le dire, mais votre peinture me déconcerte. Pourtant j'apprécie la peinture moderne. Comme vous le savez, je peins et j'ai exposé plusieurs fois à Paris. Cela remonte déjà à loin : 1878. La gravure reste mon activité principale. Il faudra que vous veniez voir mon travail un de ces jours ! Nombre de mes amis sont des peintres, dont Pissarro que vous connaissez... Mais vous, Vincent, c'est autre chose ? Différent ?... Votre technique est si spontanée. Vous ne faites pas dans la finesse !

      - Parce que je peins d'instinct, mon ami... sans influence extérieure. J'ai beaucoup travaillé. Les modernes et l'art japonais m'ont inspiré, mais, aujourd'hui, je suis arrivé au bout de ma démarche. J'ai trouvé ce que je cherchais.

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Vincent Van Gogh – La ferme du père Eloi, 1890, dessin, Musée du Louvre, Paris

      J'avais envie de parler ce soir.

      - Ma peinture est simple, Martinez !... Il faut peindre en une seule fois, en se donnant tout entier. Exagérer l'essentiel et laisser dans le vague, exprès, le banal. Un tableau doit être autre chose qu'un reflet de la nature dans un miroir, une copie, une imitation, mais plutôt une recréation... J'ai compris qu'il ne fallait pas dessiner une main, mais un geste, pas une tête parfaitement exacte, mais l'expression profonde qui se dégage, comme celle d'un bêcheur reniflant le vent quand il se redresse fatigué... Je peins la vie telle que je la ressens.

      Je sentais Martinez embarrassé.

      - Je ne déteste pas ce que vous faites, Vincent... J'ai simplement du mal à entrer dedans. C'est tellement nouveau !

      Un silence s'installa. Madame Ravoux nous apporta une autre corbeille de pain en frôlant Martinez au passage. C'était discret mais efficace. Celui-ci me sourit, gêné.

      Il engloutit ce qui restait dans son assiette à une vitesse phénoménale, saisit la carafe de vin et emplit très lentement son verre vide. Je le voyais contempler l'écoulement du liquide rubis avec convoitise, les sens en éveil. Il souleva le verre pour observer la couleur et humer le parfum. Sa bouche, son nez, ses yeux, tout son corps, participaient à l'opération. Il prit ensuite tout son temps pour savourer l'auguste breuvage, les yeux mi-clos. C'était un jouisseur.

      Je préparais ma réponse. Je savais ce que je voulais lui dire mais je le laissais à son plaisir. Je finis mon plat. Il reposa son verre. Je l'apostrophai :

      - Martinez, je vais tenter de vous expliquer ce qui m'anime dans mon art...

      Il me regarde, surpris.

      - Je veux faire un art populaire. Je souhaite que ma peinture puisse s'accrocher dans une cuisine, un corridor, un escalier, et je ne serai jamais préoccupé si elle ne figure pas en bonne place dans un salon. Ma technique peut paraître fruste, loin du classicisme qui est encore solidement implanté dans les salons officiels. Heureusement, les peintres contemporains sont en train de changer tout cela... Martinez, l'art a plus évolué dans ce seul siècle que durant tous les siècles précédents !

      Mon ami m'écoutait d'une oreille, distrait une nouvelle fois par le balancement de la large jupe de madame Ravoux qui émettait un bruissement soyeux à chacun de ses passages. Elle ne cessait de circuler précipitamment entre la cuisine et le restaurant et augmentait même le nombre d'aller-retour sans raison précise. J'avais déjà remarqué son manège. Elle revenait des cuisines les mains vides, causait avec un ou deux clients et repartait dans l'autre sens en remontant l'allée. De ce fait, elle passait fréquemment à côté de nous et en profitait pour échanger des regards langoureux avec mon voisin, ce qui, évidemment, le perturbait sérieusement et le rendait inapte à toute réflexion.

      Je voulais absolument terminer mon explication. Pour cela, j'avais besoin d'un Martinez totalement concentré sur mes paroles. J'attendis le moment propice où, tous les soirs, lorsque les dîneurs terminaient leur repas, la femme de l'aubergiste laissait Alice finir le service et s'absentait pour s'occuper du repas de ses filles, la jolie Adeline et la petite Germaine.      

 

      Je profite de cette période de calme soudaine et fixe le bel hidalgo. J'enviais son profil de médaille. J'articule très lentement afin que mes mots s'inscrivent dans sa mémoire :

       - Martinez, je vous demande un court et dernier instant d'attention. Ce que je vais vous dire maintenant est important... Toute ma vie en peinture est résumée dans ces dernières phrases... Ce que je veux, c'est créer un art qui sera celui de l'avenir... Le portrait moderne, c'est ce qui me passionne le plus dans mon métier ! Celui qui permet de révéler l'âme du modèle avant son apparence. Martinez... je voudrais faire des portraits qui apparaîtront aux gens qui les verront dans un siècle comme des apparitions.

      Ma verve surprit à nouveau mon ami dont le niveau de réceptivité restait faible. Je sentais qu'il faisait des efforts pour s'intéresser à mes paroles, mais son esprit était toujours un peu ailleurs. Mes explications dépassaient largement ses capacités mentales actuelles.

       Il cherche une réponse qu'il ne trouve pas et préfère s'orienter vers une conversation moins technique, plus accessible à son cerveau agité.

      - Vous croyez en ce que vous faites, Vincent... Je vous envie et vous admire... Je suis heureux que votre famille vous rejoigne dimanche. Moi aussi, je suis seul. Je ne vois pas grand monde en dehors de quelques amis. C'est dur la solitude ! Heureusement que je peux venir manger à l'auberge. Cela me distrait et je fais quelques parties de billard de temps à autre. De plus, j'ai le plaisir de votre compagnie chaque soir !

      Il s'interrompt pensif, puis s'éveille à nouveau.

      - Tenez, c'est l'heure de l'arrivée prochaine de mes compagnons de jeux ! La petite Germaine ne va pas tarder à venir vous voir. Cette fillette vous adore. Vous allez encore  lui dessiner « Le Marchand de Sable ».

      Nous prenons un fruit dans la corbeille posée sur la table que nous mangeons en silence. Je regrettais que notre conversation se termine ainsi. J'avais envie de parler de mon art ce soir, mais mon voisin de table ne pensait qu'à la sémillante madame Ravoux. Les femmes ont trop de pouvoir sur les hommes, pensai-je...

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Vincent Van Gogh – Fleurs dans un vase, 1890, Collection particulière

      Martinez termina sa carafe de vin, se leva et se dirigea vers le billard à côté de nous. Il attrapa une canne et commença à s'entraîner. Des personnes entrèrent dans l'auberge et se joignirent à lui en plaisantant. C'étaient des artisans qui habitaient non loin et qui venaient se divertir le soir après le souper.

      Ravoux servit des cafés et se plaça ensuite face à son billard. Il le regarda longuement avec fierté, saisit une chaise en paille et grimpa dessus avec une souplesse qui m'étonna afin d'allumer les suspensions. Le billard s'empourpra d'une couleur verte intense. Martinez remercia l'aubergiste en lui donnant une tape amicale dans le dos, ce que celui-ci appréciait peu venant de l'espagnol. Il avait la rancune tenace et ne supportait toujours pas les simagrées que sa femme faisait dès qu'elle le voyait.

       Je me lève et me dirige vers la porte du fond. J'adresse un clin d'œil complice au passage à Martinez penché sur la table de billard.

 

A suivre...

 Projet    Mise en oeuvre du projet    1. Le retour de Provence    2. L'auberge Ravoux    3. Un étrange docteur   4. L'installation dans le village    5. Martinez    6. Les marronniers    7. La famille Gachet    8. L'homme à la pipe    9. Le portrait du docteur Gachet   10. L'église d'Auvers   11. Ils viennent...   12. L'art de l'avenir

 

 

Commentaires

Merci Alain, cet épisode est instructif et vivant !!! Martinez amoureux et Vincent tentant de lui expliquer sa peinture, c'est tout à fait ce que je pense aussi de celle-ci!! Intéressant les tableaux Cézanne et Van Gogh côte à côte!!! Même s'il y a des similitudes, on reconnaît l'écriture de chacun!!! Je ne connaissais pas ce tableau "fleurs dans un vase"!! BISOUS FAN

Écrit par : FAN | 25 mars 2009

Vincent ne fait pas le poids face à madame Ravoux pour inciter Martinez à une réflexion intellectuelle. Ah les femmes ! Pour une fois que Vincent voulait expliquer sa conception de la peinture.
Il y a beaucoup de tableaux peu connus parmi les nombreuses toiles peintes par Vincent à Auvers. J’en montrerai d’autres.

Écrit par : Alain | 25 mars 2009

Quel talent dans la facilité avec laquelle, d'un épisode à un autre, tu passes d'une situation à une autre. Ainsi, tu nous décris, dans le précédent texte, un Vincent extrêmement heureux de la visite prochaine de son frère et des siens : ta façon de rédiger nous tient en haleine grâce à ce crescendo d'espérances dans la bouche du héros.
On s'attend à en apprendre un peu plus dans ce nouvel extrait.
Et non !
En vrai romancier, tu ménages le suspense : viendront-ils ou pas ? Certes, tu y fais une petite allusion, au début, juste pour que nous comprenions que le fil de l'histoire ne t'échappe pas; puis, sans transition, tu passes à tout autre chose : un artiste tentant d'expliquer son art à son commensal qui, lui, semble fort perturbé.
Et ces quelques tentatives sont continuellement interrompues par l'attitude de Madame Ravoux.

En fait, tu as quasiment "effacé" Vincent aujourd'hui : il n'est pratiquement que faire-valoir à la patronne qui devient ainsi l'héroïne du présent épisode.

De sorte que, en définitive, tu as réussi à faire passer des considérations relativement abstraites en les insérant dans une situation sentimentalement très concrète.
J'appelle cela du grand art : enseigner sans avoir l'air d'y toucher !
Bravo ...

"L'art de l'avenir" : c'est le titre que tu donnes à ce nouvel extrait. Je pense que tu démontres ici que tu aurais très bien pu le nmmer : L'art de l'aller et venir ...

Écrit par : Richard LEJEUNE | 25 mars 2009

Richard, tu as un sens de la lecture formidablement aiguisé et tes commentaires sont d’une grande finesse dans les détails. Que dire de plus ! Tu as fait un résumé parfait de ce que j’ai voulu dire.
Je n’enseigne rien. Les explications que Vincent donne sur son art sont de lui en grande partie. Il en dit beaucoup plus dans sa correspondance très riche dans tous les domaines. Mais cela nous mènerait trop loin…
Effectivement, madame Ravoux est bien l’héroïne de l’épisode car Vincent n’arrive pas à faire passer son message à cause d’elle. J’avais d’ailleurs primitivement intitulé le titre de l’épisode « Madame Ravoux » avant de le modifier pour « L’art de l’avenir » plus parlant sur la vision du peintre. Mais, comme tu dis, « L’art de l’aller et venir » n’est pas si mal, plus drôle mais moins compréhensible.
Tu as même trouvé le moyen de m’enseigner, une nouvelle fois, une nouveau mot : commensal.
On reste professeur à vie…

Écrit par : Alain | 25 mars 2009

bonjour a tous et à toi Alain

L'avenir de l'art !

Il y aurait beaucoup à dire, cela suppose tant de choses.

Modigliani disait : L'avenir de l'art est dans la beauté des visages
il était trop dans les sensations pour parler des formes
alors de quoi pouvait-il bien parler ?

je fais un copier coller sur ce que vient de dire Vincent : par ton intermédiaire.

Le portrait moderne, c'est ce qui me passionne le plus dans mon métier ! Celui qui permet de révéler l'âme du modèle avant son apparence. Martinez... je voudrais faire des portraits qui apparaîtront aux gens qui les verront dans un siècle comme des apparitions.

Ont -ils tacitement, ces deux là, fait le projet fou de peindre les êtres de l'intérieur ?
Je n'ai pas envie d'employer le mot âme, il est a plusieurs sens.

Le plus incroyable, c'est sûrement qu'ils ont réussi. Mais il nous faut apprendre à regarder avec
une émotion "éduquée",globale, visionnaire.
Comment a t'il choisit le mot "apparitions", que voulait 'il nous dire ?"

Il ne nous reste que des questions passionnantes !

jacky

Écrit par : jacky | 26 mars 2009

Bonjour Jacky

Ce sont effectivement des paroles de visionnaire. Vincent en était un à son époque.
Il y a un sens presque religieux dans l’utilisation ce mot : apparitions. Il avait vu juste car certains de ses tableaux aujourd’hui, un siècle plus tard, apparaissent comme des apparitions. Je pense, entre autres, à sa « Nuit étoilée » que l’on peut admirer en ce moment à l’expo « Vincent Van Gogh, les couleurs de la nuit » qui se déroule à Amsterdam.

Écrit par : Alain | 27 mars 2009

Bonjour à tous

apparaître, ou apparitions !
Cel suppose que l'on a aussi disparu avant ! (lol )

Ne pensez vous pas que toute idée simple a souvent un substatum complexe.
Ce mot semble nous ouvrir la porte de l'univers de Vincent et nous invite à
entrer dans un jardin de possibilités.
D'accord ce n'est qu'une interprétation !

Je rêve d'aller à Amsterdam rien que pour voir le musée
a+
jacky

Écrit par : jackygodin | 29 mars 2009

Nous avons un jeune vieil artiste (sourire) au village, qui peint des merveilleuses choses mais auxquelles il manque « quelque chose ». Et lorsque je visite sa petite galerie ou ses expos locales, je ressens toujours cette impression. Ce « quelque chose », je le comprends soudain en lisant cet épisode, c’est « son » (au peintre) caractère.

"Parce que je peins d'instinct, mon ami... sans influence extérieure. J'ai beaucoup travaillé. Les modernes et l'art japonais m'ont inspiré, mais, aujourd'hui, je suis arrivé au bout de ma démarche. J'ai trouvé ce que je cherchais."

L’artiste dont je parle, un homme qui s'est lancé dans son art dès l'âge de la retraite, n’a semble-t-il pas encore trouvé ce "qu’il cherche"…


J’imagine combien il devait être frustrant d’être et de constater son art incompris, pour Van Gogh. Néanmoins je ne peux m’empêcher d’admirer la franchise de Martinez, qui ouvre ainsi la possibilité à l’artiste de "s’expliquer", de défendre son Œuvre. Il vaut mieux cela que faux semblants qui spolie l’artiste, simplement, et même si Van Gogh l’a, dans ton récit, poussé un peu à s’exprimer… ("…vous ne sembliez pas très enthousiaste en le voyant ?")

Amitiés

Écrit par : Esperiidae | 14 avril 2010

Dans mon histoire, la conversation entre Vincent et Martinez est évidemment imaginaire. Je me suis servi de Martinez afin de permettre à Vincent d’expliquer sa conception de l’art. Sa peinture, révolutionnaire pour l’époque, était peu compréhensible pour ses contemporains ce qui était effectivement très frustrant pour l’artiste. Malheureusement, ce pauvre Martinez, troublé par madame Ravoux, est peu réceptif. Comme dit Vincent : « les femmes ont trop de pouvoir sur les hommes… ».
Chaque artiste a sa personnalité et s’exprime comme il le ressent. On dit souvent : avec ses tripes… Dans un musée, la réception visuelle de l’œuvre est multiple suivant la personne qui la regarde. Il faut souvent du temps avant d’appréhender une toile. Parfois, on ne la comprend jamais. On aime ou pas. Le goût… C’est complexe.
J’aime bien l’histoire de ce peintre dans ton village. Il peint des choses merveilleuses mais il manque « quelque chose ». Quoi ? C’est un peu comme un texte que l’on n’arrive pas à lire. Il n’accroche pas. Pas simple. C’est un superbe sujet de méditation.
Bonne soirée

Écrit par : Alain | 15 avril 2010

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