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08 janvier 2009

VAN GOGH A AUVERS - 7. La famille Gachet

 

RAPPEL HISTORIQUE (pour les lecteurs qui ne suivent pas…)

      De retour après 2 années passées en Provence, Vincent van Gogh est arrivé à Auvers en début de semaine, le 20 mai 1890. Auparavant, il a passé 3 jours à Paris chez son frère Théo et a fait la connaissance de Johanna sa nouvelle femme. Théo l’a recommandé au docteur Gachet à Auvers qui l’a trouvé en bonne santé.
      Vincent s’est installé à l’auberge Ravoux, face à la mairie d’Auvers. La chambre est petite mais il se sent bien et commence à peindre les alentours. Il a fait la connaissance à table de Martinez, un peintre un peu fantaisiste que madame Ravoux ne laisse pas insensible.
      Il est invité à déjeuner chez le docteur Gachet, ce dimanche…

 

  

village-street-auvers-MH.jpg

Vincent Van Gogh – Rue à Auvers, 1890, Ateneumin Taidemuseo, Helsinki

 

 

 

Suite...

 

 

Dimanche 25 mai 1890.




      Midi. La chaleur est déjà lourde, étouffante. Je monte plus rapidement les marches qui mènent à la grande bâtisse du docteur Gachet. L’angoisse qui m’habitait mardi dernier en débarquant à Auvers a disparu. Je me sens léger dans ma vareuse habituelle en coutil bleu, celle que Jo a fait nettoyer le lendemain de mon retour à Paris.

      Des cris venant du fond du jardin stoppent mes pas qui se dirigeaient naturellement vers la porte d’entrée principale. Le docteur venait vers moi à grandes enjambées, la mine joyeuse. Il portait une veste élégante confectionnée dans un tissu trop épais pour cette chaleur. Un gilet de la même étoffe lui serrait le ventre et atténuait un embonpoint bien visible.

      Sa poignée de main est chaleureuse : « Venez que je vous présente à mes enfants. » Nous longeons la maison sur la gauche. L’étroite allée sablonneuse mène près de la falaise qui clôture la propriété. Les enfants du docteur, assis autour d’une grande table en bois installée sous l’ombre dispensée par quelques tilleuls, attendaient le peintre.

      Le docteur fait les présentations :

      - Vous connaissez déjà mon fils Paul ! Depuis ce matin, il ne cesse de me demander si vous allez venir avec votre matériel de peintre. Comme moi, il adore la peinture. Je vois que vous arrivez les mains vides. Vous avez bien fait, avec cette chaleur ! Aujourd’hui c’est fête, vous aurez tout le temps de travailler une autre fois !

      Paul me serre la main gauchement en m’envoyant un « bonjour monsieur » discret de sa voix fine pas encore formée.

      - Tout le monde m’appelle Vincent à l’auberge, dis-je pour détendre l’atmosphère. Peut-être aurez-vous le temps, ces jours prochains, de me faire visiter votre région, Paul ? Cela me ferait vraiment plaisir.

      - Bien sûr monsieur… Euh… Vincent. Je connais quelques coins de toute beauté vers les bords de l’Oise. Je vous y conduirai.

      Le docteur se tourne vers sa fille clouée sur sa chaise. « Ma fille Marguerite, dit-il gêné. » Elle semblait particulièrement intimidée de ma venue. Mon allure d’ouvrier maçon ? Peut-être ma barbe rousse peu engageante que pourtant j’avais soigneusement taillée de frais ce matin ?

      La jeune fille se lève et me tend une main molle en évitant mon regard. Elle est toute menue dans sa longue robe blanche. Un ruban rouge vermillon serré à la taille découpe ses hanches joliment arrondies. Des yeux bleu clair. Je la trouvais très belle. Le soleil accrochait quelques reflets dorés dans ses longs cheveux châtain qu’elle remontait en chignon très haut sur le dessus de la tête.

      Je cherchais des paroles aimables pour la mettre en confiance :

      - Je souhaite devenir votre ami, mademoiselle… Accepteriez-vous de me servir de modèle dans les jours prochains ? Je n’ai encore jamais eu l’occasion de peindre une jeune fille aussi gracieuse que vous.

      Marguerite devint écarlate, décontenancée par ce compliment sincère qui m’était venu spontanément. J’étais navré d’être la cause de cette émotion soudaine. Voyant la confusion de sa fille, Gachet me prend le bras et m’entraîne vers la maison.

      - Venez, nous avons le temps avant de nous mettre à table. J’espère que vous avez faim car madame Chevalier est en train de suer sang et eau devant ses fourneaux pour vous permettre d’apprécier sa cuisine ?

      Il ne me laisse pas le temps de répondre et m’entraîne vers l’arrière de la maison. Je le suis dans l’étroit escalier, contrarié d’avoir troublé la jeune fille. 

      Les deux premiers étages étaient occupés par des pièces d’habitation ou des chambres d’amis. Nous continuons jusqu’en haut. Une petite porte s’ouvrait sur une grande pièce encombrée.

      - Qu’en dites-vous ? Ce lieu était autrefois un grenier que j’ai transformé en atelier. J’y viens le plus souvent possible. Je peux peindre sans être dérangé ou bien faire des travaux de gravure. La presse que vous voyez a déjà beaucoup servi. Elle est plus âgée que moi : 18e... ppressedocteur.jpgeut-être même 17e... Cézanne, Guillaumin, et surtout Pissarro, ont sorti de nombreuses estampes de ses entrailles.

      Une presse ancienne en bois occupait tout un côté de l’atelier. Ses quatre bras inertes lui donnaient le profil d’un moulin à vent au repos. Au mur, des tirages étaient accrochés. Le sol était jonché de grandes feuilles de papier abandonnées en désordre. Des bocaux en verre emplis d’encres et de poudres pharmaceutiques aux tons bigarrés, des pots ou vases de toutes tailles, des statuettes, étaient dispersés sur de vieux meubles rafistolés.

      - Si le cœur vous en dit, cette presse est à vous. Je vous apprendrai à l’utiliser, me dit-il en palpant amoureusement la moulure ouvragée d’un des bras recouvert d'encre séchée.

 

 

   Presse du docteur Gachet


          J’étais dans le repère de Gachet. Des toiles, encore humides pour certaines, qu’il avait peintes récemment, n’étaient pas dépourvues de qualité. Je percevais même du talent dans plusieurs d’entre elles. Un paysage hivernal brossé dans des tons ocre était bien senti.

 

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Docteur Paul Gachet – La route d’Auvers, 1881, Musée d’Orsay, Paris



      Je faillis faire tomber une pile de masques en plâtre superposés reposant sur une table.

      - Ne me les cassez pas, mon ami ! Je suis membre d’une société d’anthropologie et je collectionne des moulages de têtes d’assassins qui furent exécutés par le passé. Vous avez entendu parler de Lacenaire, ce criminel, écrivain et voleur ? Voici le moulage de sa tête guillotinée.

      Le docteur prend le portrait grimaçant et le contemple en ricanant. Il le repose, en prend un autre au milieu de la pile, en caresse les formes affectueusement et le remet en place. Quelle horreur ! Ces masques de cadavres blanchâtres m’impressionnaient et m’amusaient. Décidemment, ce docteur était un sacré original !

      Gachet se dirige vers son matériel de peintre : un grand chevalet robuste pour les travaux d’intérieur, un autre plus léger pour le travail en plein air. Répartis dans plusieurs pots, les pinceaux se dressaient par taille, les poils en l’air. Dans la fièvre d’un travail récent, les tubes de couleurs entamés avaient été balancés au hasard sur le sol.

      - Nous aurons l’occasion de revenir. Vite ! Les enfants doivent commencer à s’impatienter dans le jardin. La jeunesse a de l’appétit et n’aime guère attendre !

      Nous redescendons l’escalier précipitamment et rejoignons Paul et Marguerite. La jeune fille semblait remise de son émotion et me présenta madame Chevalier, sa gouvernante, une brave femme qui arrivait lourdement chargée d’une soupière de potage fumant dont elle emplit chaque assiette à ras bord.



      Les claquements des cuillères sur la porcelaine lancèrent le repas. Gachet, visiblement enchanté par notre escapade dans son antre, avala son assiette rapidement, s’essuya délicatement les lèvres et me regarda attentivement :

      - Vous êtes dans une forme resplendissante, Vincent ! Je ne doute pas que les petits plats de madame Ravoux soient en train de vous transformer. J’ai déjà eu l’occasion de manger à l’auberge. C’est une fine cuisinière. Et si jolie... Ne vous avais-je pas dit que l’air de la région pouvait faire des miracles ?

      - Vous aviez raison docteur, dis-je en souriant. Vos remèdes de bonnes femmes me réussissent. Je n’ai pas souvenir de m’être senti aussi bien dans mon corps et dans ma tête. Je respire… Je ne remercierai jamais assez mon frère Théo et Camille Pissarro pour m’avoir permis de faire votre connaissance.

 

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Camille Pissarro – Paysage à Chaponval (Auvers), 1880, Musée d’Orsay, Paris



      - Camille Pissarro… Un grand talent ! C’est le patriarche des peintres impressionnistes ! Il est le seul à avoir participé à toutes les expositions du groupe jusqu’en 1886. Il m’a donné un charmant paysage de neige que j’ai mis en bonne place au salon… A propos Vincent ! Votre frère m’a appris que vous aimiez Monticelli, cet original peintre marseillais au style si particulier. Je l’ai rencontré une fois, il y a bien longtemps à Marseille, et je regrette encore de ne pas avoir ramené une de ses toiles.

 

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Adolphe Joseph Monticelli – Soleil couchant, 1883, National Gallery, Londres



      Je terminais ma soupe et allais m’attaquer au plat de crudités. Le nom de Monticelli me fit réagir.

      - Je ne savais pas que vous appréciez Monticelli, docteur ? Il est le peintre avec lequel je m’identifie le plus. Un père… Un frère… Un peu toqué ! J’ai vu plusieurs toiles superbes de lui au musée de Montpellier. Ces empâtements jetés brutalement sur la toile… Il voyait le midi en jaune... en orangé… en soufre… Seul Delacroix savait orchestrer les couleurs à ce point. En Provence, je m’étais promis de me promener sur la Cannebière vêtu comme lui dans un portrait : un immense chapeau jaune, un pantalon blanc, une veste de velours noir, des gants jaunes, balançant d’un air méridional une canne de roseau… Je fus attristé lorsque j’appris sa mort peu de temps après mon arrivée à Paris, au cours de l’année 1886. L’alcool et les bonnes choses de la vie… Pour moi, le petit bonhomme vit encore.

 

 

vaseavecfleurs.jpg                vaseavecasters.jpg
 

Monticelli – Vase avec fleurs, 1875, Van Gogh Museum, Amsterdam 

                                                                     V. Van Gogh – Vase avec asters, 1886, Van Gogh Museum, Amsterdam


     

      Paul, affamé, ne s’intéressait pas à notre conversation. Marguerite boudait au bout de la table. Placé face à moi, le regard azur du docteur rencontra le mien :

      - J’espérais que vous m’amèneriez un ou deux échantillons de votre peinture, Vincent ! Depuis que votre frère m’a parlé de votre technique révolutionnaire, ma curiosité s’est aiguisée. Me ferez-vous le plaisir de revenir après-demain, mardi, avec votre matériel de peintre ? Vous pourriez vous installer dans le jardin.

daubigny.jpg      - D’accord pour mardi, docteur ! Le charme sauvage de votre jardin va certainement m’inspirer... J’ai longé la propriété de madame Daubigny sur la route qui mène à l’auberge. Ravoux m’a appris qu’elle n’avait pas quitté Auvers depuis la mort de son mari. Vous connaissez certainement cette dame ? Je serais très heureux si vous pouviez lui parler de moi. J’aimerais peindre sa maison et son jardin.

      - Aucun problème Vincent ! Je visite régulièrement madame Daubigny en tant que médecin et ami de longue date du couple. C’était un peintre d’une grande finesse poétique, mort trop vite. Il possédait un bateau appelé « le Botin » qui lui permettait de saisir sur l’Oise et la Seine, au fil de l’eau, des effets lumineux. Madame Daubigny sera heureuse de vous connaître.

 

Buste de Daubigny à Auvers

 

soleilcouchantoise.jpg

Charles-François Daubigny – Soleil couchant sur l’Oise, 1865, Musée d’Orsay, Paris


      La conversation dévia ensuite sur la vie du docteur, sa femme décédée jeune dont il ne s’était jamais consolé, ses études de médecine, son diplôme de docteur obtenu à Montpellier.

      Ce repas était interminable. C’était au moins le cinquième plat. Lorsque mon assiette était vide, la tyrannique cuisinière me lançait : « Je vois avec plaisir que vous avez bon appétit, monsieur Vincent… Un peu plus ? ». Je n’osais refuser. Je n’avais jamais supporté les repas copieux. Souvent, dans les périodes de disette, un quignon de pain, des fruits ou quelques olives, faisaient l’affaire.

      Je constatais que le verre du docteur n’était jamais vide.

      - Je ne vous ai pas montré ma ménagerie, dit-il, rougeaud ! Il me reste sept ou huit chats, cinq chiens ainsi qu’un poulailler, et même un paon qui se promène souvent librement dans le jardin. J’adore les bêtes. Elles sont supérieures aux humains ! C’est pourquoi, je suis adhérent de la société protectrice des animaux…

      A la demande de son père, Marguerite me fit visiter les grottes nichées dans la falaise derrière la maison, aménagées spécialement pour les animaux. Manifestement, il s’agissait d’une corvée pour elle. J’étais heureux qu’elle daigne enfin s’intéresser à moi. Elle n’avait pratiquement pas sorti un mot de tout le repas.

      Le docteur somnolait lorsque nous revînmes. Il semblait avoir des difficultés à digérer le trop copieux repas de madame Chevalier. Nous apercevant, il prit sa pipe et l’alluma pensivement. Je sortis la mienne, la bourrai et m’assis à côté de lui. Marguerite s’éloigna mollement vers la maison pour travailler son piano.

      Nous aspirons nos calumets dans un même élan fraternel.

 


A suivre…

 

Projet    Mise en oeuvre du projet    1. Le retour de Provence    2. L'auberge Ravoux    3. Un étrange docteur    4. L'installation dans le village    5. Martinez    6. Les marronniers    7. La famille Gachet

 

 

 

 

Commentaires

Comme la vie lui semblait douce chez le Dr.Gachet!!! Très belle page où j'ai appris à connaître Monticelli et Daubigny!!! Vincent a reprit de l'appétit avec ce Docteur épicurien qui respectait les animaux!!Je ne savais pas qu'il existait déjà une société protectrice des animaux!!! Merci Alain!! BISOUS FAN
Meilleux voeux pour 2009!!!

Écrit par : FAN | 09 janvier 2009

Le docteur Gachet était curieux et s’intéressait à beaucoup de choses, dont la peinture sa grande passion.
Ce dimanche 25 mai 1890, il avait mis les petits plats dans les grands pour recevoir un peintre avant-gardiste dont il ne connaissait pas la peinture.
Monticelli fut très admiré par Vincent qui s’inspira en partie de sa technique. Théo acheta plusieurs toiles de lui pour sa galerie. Van Gogh et Monticelli viennent de se retrouver dans l’expo qui se termine demain à Marseille. Dommage que je n’habite pas cette région, mais Marie Claude va certainement nous en parler un peu. Je ne sais pas si les deux tableaux qui illustrent mon texte y étaient ?
Daubigny est le grand peintre d’Auvers où il demeura jusqu’à la fin de sa vie. Celui-là aussi c’était un grand !
A nouveau, excellente année 2009, FAN.

Écrit par : Alain | 10 janvier 2009

Comment peux-tu croire une seule seconde qu'il y ait des "lecteurs qui ne suivent pas" ???

En revanche, ce qu'il y eut, ce sont des lecteurs qui ont trouvé le temps très long (du 10 décembre au 8 janvier - presque un mois !) entre ces deux moments de la vie de Van Gogh !

Intéressantes ces petites notations à propos de peintres que je ne connaissais pas !


Je présume que tu sais que l'événement amstellodamois de ce printemps sera une nouvelle et bien particulière exposition consacrée à Van Gogh.

Au cas où tu n'aurais pas encore de renseignements à ce sujet, voici un lien qui, en néerlandais, te donnera quelques précisions utiles :

http://www3.vangoghmuseum.nl/vgm/index.jsp?page=150362&lang=nl

Et au cas où tu ne comprendrais pas la langue, permets-moi de t'en donner une "traduction" très partielle :


Exposition donc, organisée en collaboration avec le musée d'Art moderne (MoMA) de New York, qui proposera des toiles mettant plus spécifiquement l'accent sur l'atmosphère du soir et de la nuit. Ce sera la première du genre, alors que ce thème constitue comme une sorte de fil rouge dans son oeuvre.

Van Gogh qui, très tôt, eut une prédilection pour l'ambiance du soir et de la nuit, considérait que c'étaient des moments de grande créativité. Il a donc volontiers travaillé dans ces heures sombres : elles lui donnèrent énergie et inspiration.

Le catalogue "Van Gogh et les couleurs de la nuit", rédigé en plusieurs langues, est vendu au prix de 24,95 €.

Du jeudi au samedi, les heures d'ouverture ont été élargies jusqu'à 22 heures. Les billets sont à commande via www.vangoghmuseumtickets.nl ou via T 0900 60 60 700 (€ 0,45/min).
Frais de réservation € 3,50 par billet. Les cartes d'accès sont vendues par bloc de temps et sont aussi valables pour la collection fixe du musée.

Cette exposition a été mise sur pied par Joachim Pissarro (conservateur adjoint du MoMA, Bershad professeur d'Histoire de l'Art.
L'exposition a déjà été présentée à New York du 21 septembre 2008 au 5 janvier 2009.

Voici le lien vers le site de l'exposition à New York :

http://www.moma.org/exhibitions/2008/vangoghnight/

Bien évidemment, si rien de tout ce que je viens d'écrire ne t'était étranger, tu considères mon message comme nul et non avenu.

Cordialement

Richard

Écrit par : Richard LEJEUNE | 12 janvier 2009

Quelle chance pour ceux qui vont pouvoir aller visiter cette expo!!!! J'avais oublié de dire que la "presse" du Docteur Dachet est magnifique!!!!! BISOUS FAN

Écrit par : FAN | 13 janvier 2009

« Pour les lecteurs qui ne suivent pas » était de l’humour. Bien sûr que tout le monde suit. Surtout toi, Richard, qui semble impatient… Je ne peux enfiler les épisodes de cette histoire à toute vitesse, d’autant plus que c’est un travail qui monopolise mon imagination et mes quelques connaissances pour le mener à bien. Alors… qui veut aller loin ménage sa monture !
Et puis de temps à autre, pour ne pas lasser, j’intercale d’autres histoires, comme celle destinée aux enfants ou grands enfants que j’ai publiée à Noël.
Merci pour ta traduction de l’expo Van Gogh mais ce n’était pas utile puisque le Van Gogh Museum donne des traductions français/anglais largement suffisantes. Je commanderai le catalogue mais je n’irai pas car j’y suis déjà allé deux fois. C’est dans ce superbe musée que j’ai vraiment découvert et aimé ce peintre. De plus, je connais bien ou j’ai déjà vu la plupart des toiles de nuit qui ont été peintes à Arles et Saint-Rémy en Provence.
Van Gogh a beaucoup peint de nuit. Je montrerai quelques unes de ces œuvres dans la suite de mon histoire dont le fameux Starry night ou Nuit étoilée qui fait la couverture du catalogue. Quelle poésie dans ce ciel tourbillonnant qui nous emporte dans une nuit étrange où les étoiles dansent une farandole.
Je sens que Fan va aller voir l’expo… Surtout que c’est moins loin que le sud de la France. Et puis Amsterdam a un tel charme !

Écrit par : Alain | 13 janvier 2009

Cette partie du récit m'a fait connaître le peintre Adolphe Joseph Monticelli dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'alors. Nul doute que ses vases à fleur plairaient à notre amie Grillon.

Écrit par : Louvre-passion | 13 janvier 2009

Etonnant que tu ne connaisses pas Monticelli ? Il est évidemment moins connu que Van Gogh mais celui-ci s’en inspira beaucoup dans ses recherches picturales.
Orsay possède plusieurs peintures de ce peintre et j’en ai recensé 4 au Louvre : Sérénade, La visite, Le souper, Réunion dans un parc. Je me souviens en avoir vu une lors d’une promenade.

Écrit par : Alain | 14 janvier 2009

http://poemesalacarte.unblog.fr/

Je découvre ton site grace à une relation commune ( Talisman de souffle mot )

Je suis passionné par Van gogh Vermer et modigliani

J'ai fait un petit texte sur ces 3 peintres que je trouve trés complémentaires ( nom du poèmes = chefs d'ouvres ) le premier sur la barre de mon blog

J'habite à coté d'AUVERS SUR OISE et j'adore ce village
Je vais venir régulièrement sur ton site et lire lire lire

bravo !
je serai trés honoré de te voir passer sur mon blog

a+

jacky

Écrit par : JACKY | 18 mars 2009

Apparemment nous avons des sensibilités communes !
Vermeer, Van Gogh, Modigliani. Ces trois là, malgré leurs dissemblances, sont au sommet dans ma hiérarchie personnelle des grands peintres.
Habiter près d'Auvers… C’est étonnant car je ne cesse de parler de cette commune depuis quelques mois ! Lorsque j’y vais, je vois toujours l’ombre de Vincent survoler ce champ de blé aux corbeaux si proche de sa tombe.
J’ai vu tes poèmes. Ce qui me plait en eux est leur simplicité. J’ai toujours pensé que pour être compris, il fallait parler simple… Souvenir lointain d’un prof de français qui nous apprenait la simplicité et la concision dans l’écriture.
Les premiers pas de ce blog sont prometteurs.

Écrit par : Alain | 19 mars 2009

salut Alain

ta réponse à mon commentaire m'a fait frissoner !

Si tu savais combien de fois j'ai regardé ce champs à la même
place que tu indiques, c'est vraiment trop étonnant !

Vincent disait : je préfère peindre les yeux des hommes que les cathédrales car dans les yeux
il y a quelque chose qu'il n'y a pas dans les cathédrales.

Modigliani disait à sa femme Jeanne : Je peindrai tes yeux quand je connaitrai ton âme !

Enfin, Notre ami commun Vermer qui adorait peindre la lumière, plaçait dans le regard des instants
d'éternité. Il n'y a qu'à regarder son tableau la jeune fille à la perle pour saisir "quelque chose" de trés contemporain dans son regard qui a traversé les siécles jusqu'à nous.

Cela me parait èvident ! Ils savaient que ce "quelque chose SURVIT "
Je te précise que je ne suis pas croyant ( lol ).

Quand j'emploi le mot SURVIT, je veux dire demeure à jamais immuable .
Cest à dire sans naissance et sans mort.

J' ai acquis la certitude ' et je n'en ai ( qu'une ) que ce "quelque chose" est caché dans toutes les formes d'expressions artistiques
Je ne dis pas cela, pour faire une pirouette poétique.
Je peux argumenter des heures sur le sujet.
Mais aucune explication ne serait meilleure que celle -ci !

Tous les deux, chacun son tour, nous regardons ce champs, à tour de role
et nous savons que Vincent est encore là.

Tout est dit !

A trés bientôt

Jacky

Écrit par : jackygodin | 23 mars 2009

Et oui, c’est bien dit, Vincent est toujours assis au bord du champ, mais aussi face à l’église ou dans sa chambrette à l’étage de l’auberge. L’on ressent sa présence.
L’art est ce qui reste lorsqu’il n’y a plus rien. L’intemporalité de l’art…

Écrit par : Alain | 24 mars 2009

Voici un épisode qui, en plus de nous parler de van Gogh, nous fait découvrir d'autres artistes. Et on en apprend un peu plus sur ce Dr Gachet, personnage apparemment bien intéressant aussi.

Un épisode paisible, raconté comme si l'on se trouvait, petit oiseau, sur l'épaule de l'artiste, durant sa visite chez le docteur.

Bonne journée et merci pour cet épisode.
Amitiés

Écrit par : Esperiidae | 17 mars 2010

Van Gogh connaissait parfaitement la peinture et l’histoire de l’art ayant été marchand d’art. Il avait également de nombreuses relations parmi les peintres modernes qu’il fréquentait.
Gachet est un curieux médecin qui est censé s’occuper de Vincent à Auvers. Peintre lui-même, il est un peu excentrique.

Écrit par : Alain | 18 mars 2010

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